La relance keynésienne en images:









Etc.

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Pour en finir avec les inégalités homme-femme

Puisque c’est la « journée de la femme », parlons un peu d’un sujet lourdement martelé par de nombreuses féministes: l’inégalité de salaire et de représentation aux postes à hautes responsabilités entre hommes et femmes dans nos pays développés.
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Exercice de praxéologie

Aujourd’hui, dans notre cours de praxéologie aléatomadaire et pour terminer cette année, revoyons un peu les notions abordées jusqu’ici en déroulant en entier un exercice simple de praxéologie.
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De l’inculture économique de Christine Albanel

Christine Albanel s’apprête à rajouter sur le dos de tous les abonnés à l’Internet de France une taxe de 0,9% qui servira à faire gaspiller un peu plus d’argent à France Télévision. On devrait plutôt l’appeler la ministre de l’inculture économique, à voir comment elle défend sa taxe: pour elle, « la concurrence » suffira à faire disparaître la taxe. Money for nothing, ecce homo, c’est la génération spontanée de richesse sans rien faire, par la magie de la transsubstantation concurrence qui paiera la taxe à notre place de ses petits bras musclés ?

La concurrence a bien des vertus, mais certainement pas celle « d’absorber » un coût fixe: ce que chaque concurrent doit nécessairement payer ne peut faire l’objet d’aucune concurrence, par définition ! C’est ainsi que le prix du pétrole n’est pas miraculeusement « absorbé » par la concurrence entre compagnies pétrolières, que le coût croissant des réglementations sanitaires n’est pas « absorbé » par la concurrence entre les fournisseurs d’eau, et que le SMIC imposé par l’état ne voit pas son chômage induit « absorbé » par la concurrence entre employeurs. En glissant des taxes dans l’espace qui sépare la valeur subjective pour le vendeur et la valeur subjective pour l’acheteur, l’état se fait simplement l’allié des coûts de transaction contre le progrès et la prospérité, il s’arroge une part croissante de l’utilité marginale de chaque chose pour chacun, appauvrissant la vie de tous: Christine voit des transactions qui se continuent de se faire, mais ne voit pas les transactions qui ne se font pas ou plus à cause de la taxe.

Non, Madame Albanel prend simplement ses désirs pour des réalités: elle veut pomper du pognon à la société civile sans que ça ne lui coûte, elle prend l’économie pour de l’alchimie sous prétexte qu’elle n’y comprend rien (de même que ce qui est dit en latin paraît avoir de la profondeur, tout ce qui est obscur semble ésotérique à ces gens-là), elle cède à la pensée magique. Aurait-elle fait une overdose d’Harry Potter ?

Qu’est-ce que le marginalisme ?

Aujourd’hui, dans notre cours de praxéologie aléatomadaire, découvrons le cauchemar des spéculateurs mal-intentionnés et des vénusiens marxiens qui a révolutionné l’économie… le marginalisme !
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Pourquoi la crise, la vidéo


(Réalisation de l’équipe française du Centre pour la Promotion des Droits de l’Homme)

La « tulipe-mania » hollandaise du XVIIème siècle

Dans les années 1630, aux Pays-Bas, le prix de nombreux bulbes de tulipe s’envola et se mit dans de rares cas à dépasser même les prix de maisons. On évoque encore souvent cet épisode étrange pour soutenir la thèse selon laquelle un marché libre pourrait former spontanément des bulles spéculatives, comme ça, sans raison particulière.

Sauf que des raisons particulières à cet épisode, il y en a, et de solides. Voyons cela d’un peu plus près…
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Sushis et mal-investissements

(Traduction et adaptation d’une partie d’un article de Robert Murphy, du Mises Institute au sujet de la critique que Paul Krugman a fait de la théorie du cycle d’affaires de l’école autrichienne d’économie, et qui présente de manière ludique comment une baisse artificielle des taux d’intérêts entraîne une augmentation artificielle et virtuelle de richesse, puis une baisse brutale de richesse lorsque cette « bulle » éclate, baisse plus importante que la hausse induite à cause de la consommation du capital.)

Imaginons une île hypothétique où vivent 100 personnes, où toute l’activité économique est tournée vers la production de rouleaux de suhis (maki).
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Pourquoi la bourse fait-elle du yo-yo ?

Aujourd’hui, dans notre cours de praxéologie aléatomadaire, répondons à la question qui est sur toutes les lèvres… celle qui porte sur la cause du yo-yo de la bourse !
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Sarkozy et la quadrature du cercle

Notre chef de l’état a décidé de gérer tout seul la Criiiiise. Quel défi a-t-il en face de lui, exactement ?

=> l’économie mondiale a perdu (jusqu’ici) environ 20 000 000 000 000$ de valeur subjective, estimée en $ des années 2000.

Cela veut dire qu’un grand nombre de gens qui croyaient détenir des trucs valant tant découvrent avec consternation que ces trucs n’en valent plus que tant – perte. Ça crée une crise de solvabilité, car tous ceux qui détenaient, disons, un logement à tant avec un crédit à rembourser en X années, ne peuvent plus justifier de rembourser pareil pour un logement qui vaut désormais moins que tant. Derrière ceux-là, il y a le banquier qui leur avait prêté tant, et qui ne reçoit plus assez pour assurer ses propres remboursements / engagements. Encore derrière celui-ci, il y a ceux qui avaient confié leurs sous en considérant qu’ils en tireraient tant par mois, et qui n’en reçoivent plus autant et sont donc bien embêtés pour continuer à faire ce qu’ils font d’ordinaire et qui nécessitait tant, qui fait que leurs affaires valent tout à coup moins que prévu. Et enfin, cette perte de valeur fait que les tout premiers de cette chaîne ne peuvent plus justifier leur calcul économique de départ – et la boucle est bouclée.

Quoi qu’il arrive dans l’avenir proche, la perte sera infligée. Elle est inévitable, puisque c’est une conséquence… de l’inconséquence passée des gouvernements et de la complicité des financiers: le mal est déjà fait, la richesse correspondant à la perte de valeur a déjà été perdue, nous avons simplement pris conscience (et compte) de cette perte il y a quelques mois, brutalement, en commençant enfin à l’incorporer dans l’estimation de valeur.

Donc, l’agité qui prétend « régler » cette crise tout seul fait face à une véritable quadrature du cercle. Voyons un peu les types de « solutions » qu’il peut envisager: Lire la suite

Les raisons de la crise économique – une contribution

Note importante: si vous cherchez une explication simple, claire, nette et marrante de la crise, allez plutôt lire ce truc bien moins long !

Discours prononcé par Ludwig von Mises en 1931, il y a donc 77 ans, en Tchécoslovaquie, et traduit par Hervé de Quengo. Il rappelle les principes de base de la praxéologie, puis les applique à la crise de 1929-1933 pour expliquer comment cette crise est survenue, pourquoi les évènements se passent comme ils le font, et ce à quoi il faut s’attendre dans l’avenir proche. Ce discours a gardé toute sa pertinence aujourd’hui et il est transposable quasiment mot pour mot à la situation actuelle, car les hommes, et en premier lieu les hommes de l’état, n’ont rien retenu depuis et ont répété les erreurs du passé. Il démonte en particulier dans ce discours la politique d’assistance publique aux financiers dans laquelle s’égarent aujourd’hui nos gouvernements, sous le nom de « politique de producteurs » (« supply-side » en anglais).

Les théories économiques de Ludwig von Mises ont été violemment rejetées par toutes les dictatures sans distinction d’orientation politique. Ses livres ont ainsi été bannis par les Nazis comme par les Soviétiques. L’enseignement de ces thèses est parfois activement combattu en France, pour les mêmes raisons: elles sapent le pouvoir des politiciens, dénoncent leurs mensonges, rendent compréhensibles ce que la majorité des gens ignore, et donc empêchent les exploiteurs d’abuser de cette ignorance.

I. La nature et le rôle du marché

1. La légende marxiste de « l’anarchie de la production »

La critique marxiste dénonce l’ordre social capitaliste pour l’anarchie et l’absence de plan de ses méthodes de production. D’après elle, tout entrepreneur produirait aveuglément, guidé par son seul désir de profits, sans se préoccuper le moins du monde de savoir si son action répond à un besoin. Ainsi, pour les marxistes, il n’est pas surprenant que de graves perturbations reviennent sans cesse sous la forme de crises économiques périodiques. Ils soutiennent qu’il serait vain de lutter contre elles avec le capitalisme. Ils affirment que seul le socialisme pourra offrir le remède, en remplaçant l’économie anarchique pour le profit par un système d’économie planifiée visant à satisfaire les besoins.

Strictement parlant, le reproche selon lequel l’économie de marché est « anarchique » ne dit rien de plus que le fait qu’elle n’est pas socialiste. C’est-à-dire que la gestion effective de la production n’est pas abandonnée à un bureau central qui décide de l’emploi de tous les facteurs de production, mais est laissée aux entrepreneurs et aux propriétaires des moyens de production. Qualifier l’économie capitaliste d’ « anarchique » veut seulement dire, par conséquent, que la production capitaliste ne relève pas d’institutions gouvernementales.

Le mot « anarchie » véhicule également d’autres connotations. Nous utilisons habituellement ce mot pour nous référer à des conditions sociales où, en raison de l’absence d’un appareil de force gouvernemental destiné à protéger la paix et à faire respecter la loi, prévaut un chaos de conflits perpétuels. Le mot « anarchie » est par conséquent associé à l’idée d’une situation intolérable. Les théoriciens marxistes adorent utiliser de telles expressions. La théorie marxiste a besoin des insinuations que celles-ci entraînent afin de susciter des sympathies et des animosités émotionnelles qui empêcheront vraisemblablement l’analyse critique. Le slogan de « l’anarchie de la production » a rendu ce service à la perfection. Des générations entières se sont laissées troubler par lui. Il a influencé les idées politiques et économiques de tous les partis politiques actuellement en activité et même, à un point remarquable, de ceux qui proclament haut et fort être anti-marxistes.
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Qu’est-ce que l’inflation ?

Aujourd’hui, dans notre cours de praxéologie aléatomadaire, nous allons nous pencher sur les mécanismes de… l’inflation !
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