La Suisse sort de l’Euro

Communiqué de l’Agence Fausse Presse:
Beaucoup annonçaient que ce serait soit la Grèce soit l’Allemagne qui étaient les plus susceptibles de sortir de l’union monétaire européenne, mais non ! C’est bien la Suisse, dernière arrivée dans l’union monétaire après avoir adopté une parité fixe entre Franc suisse et Euro en septembre 2011, qui a brutalement annoncé ce matin sa sortie de cette union monétaire. Le Franc suisse a jailli de plus de 30% en valeur dans l’heure avant de se stabiliser à un taux relatif à l’euro d’environ 25% supérieur au taux de départ, quasiment à parité avec la monnaie commune de l’UE. Il n’y aura pas de seconde Porsche pour un bon nombre de traders du Forex cette année, snif.

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Et maintenant, quoi ?

Après le temps de l’émotion vient le temps de la réflexion. Une réflexion qui se doit d’autant plus prudente qu’elle se fait directement après un attentat terroriste.

Considérant le but d’un tel attentat, il convient de se garder de mesures hâtives souvent dictées par un besoin de sécurité : si ces mesures n’ont jamais apporté plus de sécurité (si c’était le cas nous ne pleurerions pas aujourd’hui), elles ont au contraire amené de la défiance, de la peur, et surtout des privations de liberté pour chacun d’entre nous. Un seul exemple : qui aurait pu imaginer il y a seulement 20 ans que des très jeunes enfants prenant l’avion se feraient palper et scanner ? Et pourtant, un seul attentat – certes spectaculairement meurtrier – a suffit à faire de ce cauchemar une réalité.

Au lendemain des attentats que nous avons subi, nous devons nous garder de telles dérives et nous demander si, au contraire, il ne serait pas bénéfique de rendre leurs libertés à nos concitoyens.

2 pistes jetées dans la mare :

Tout d’abord, la prison est un terreau fertile pour tous types de déviances mentales (le terrorisme et la radicalisation me paraissent être un exemple frappant de déviance mentale). Est-il nécessaire d’y envoyer certains condamnés pour les jeter dans les bras de gros durs charismatiques en recherche de chair à canon influençable ? Je pense aux petits dealers locaux qui ne font que « commercer » du shit sans attenter à la sureté de leurs prochains… Il serait, ce me semble, intéressant de dépénaliser voire amnistier certains délits que la loi réprouve. Un vice n’est pas un crime.Quand aux autres condamnés non-violents, pourquoi ne pas trouver une autre échelle de peine ? Il me semble que l’indemnisation directe, par le travail ou le paiement, de la victime serait plus profitable pour tout le monde.

Mais surtout, il me semble vital de libérer la liberté d’expression, d’abroger chacune des lois la limitant, et de la faire vivre et grandir dans notre pays. Il faut que chacun s’habitue à être choqué par ce qu’il lit ou entend, et s’en réjouisse.En tête, les médias, l’ « élite intellectuelle » et les Hommes politiques se doivent de donner l’exemple. Alors, et seulement alors, ils seront vraiment tous « Charlie ». Parce que non, un livre ne fait pas « vomir » et ne donne pas « la gerbe » comme on a pu l’entendre ces derniers mois pour couper court à toute discussion. Un livre, ce n’est pas un plat d’endives au gratin (beurk!), un livre c’est juste de l’encre sur du papier. Et si ça peut émouvoir de plein de façons différentes ça ne donne pas de symptômes physiques aussi violents qu’une fermeture brutale de l’anneau pylorique et ses conséquences fâcheuses. Pour réduire au silence une idée néfaste, il convient de la démonter par l’argumentation. L’éviter, la diaboliser et la censurer, c’est la couver, la nourrir et la faire grandir.

Alors arrêtons les enfantillages et parlons nous vraiment… Soyons libres et responsables, et n’ayons plus peur des mots !

Ne jamais cesser de se moquer

La tactique de Daesh pour affaiblir la France consiste à assassiner des dessinateurs et journalistes afin d’intimider tous les autres, parce qu’ils craignent le ridicule presque autant que les balles et les obus. C’est un objectif à court terme, et qui est en train de se révéler contre-productif. Mais ce n’est pas très grave pour eux car…

… la stratégie de Daesh en France consiste à instrumentaliser la réaction populaire massive contre ces meurtres pour confronter les musulmans de France aux critiques les plus radicales de l’Islam (et aux critiques de l’Islam le plus radical) afin de forcer leur main et les coincer dans une fausse dichotomie: choisir entre s’associer à ceux qui vont s’empresser de diffuser massivement tout ce qui caricature de près ou de loin l’Islam ; ou bien admettre un sentiment d’être offensé dans sa foi et donc, implicitement, développer une forme de soutien envers la position de Daesh. Cela afin de les polariser et les radicaliser, pour recruter toujours plus parmi eux.

A mon avis, la bonne réponse, tactiquement comme stratégiquement, est de continuer de se moquer d’eux. Je veux dire, spécifiquement d’eux, plutôt que de leur religion. Les musulmans eux-mêmes peuvent donner l’exemple:

CIA et torture: la faillite morale de l’état exposée (une fois de plus)

L’usage direct de la force physique est une solution si minable au problème de la rareté des ressources, qu’elle n’est généralement employée que par les petits enfants et les grandes nations. David Friedman

Et David sait apparemment quelque-chose sur le sujet.

« L’Amérique est grande car elle est bonne », écrivait Tocqueville. « Quand l’Amérique cessera d’être bonne, elle cessera aussi d’être grande ». Nous y sommes aujourd’hui. Vile Amérique qui massacre, opprime et torture.

La publication du rapport du Sénat américain sur l’usage de la torture par la CIA arrive dans la foulée des émeutes provoquées par l’impunité des policiers en cause des les morts d’Eric Garner, Gilbert Collar, Dillon Taylor et Michael Brown, d’une série de révélations consternantes sur les exécutions sommaires à coups de drone au Moyen-Orient, et de l’audition dévastatrice de Jonathan Gruber au sujet de la corruption entourant la loi « Obamacare » sur l’assurance santé obligatoire, sur fond de défiance consécutive aux révélations d’Edward Snowden et Chelsea Manning sur l’espionnage, anticonstitutionnel, du monde entier par la NSA. Ce mois de décembre 2014 a été particulièrement éprouvant pour tous ceux qui se font un métier de professer (et vendre, contre monnaie et/ou votes) des opinions.

Les évènements de ces dernières semaines n’ont en réalité rien appris à personne, leur véritable intérêt est d’avoir permis au public général d’assumer publiquement ce qu’il pensait déjà depuis longtemps des diverses formes d’autorité qu’il subit quotidiennement. Les minorités des quartiers populaires de New-York n’ont pas attendu la médiatisation des affaires Eric Garner ou Michael Brown pour se méfier de la police. Les militants des libertés civiles n’ont pas attendu les avertissements de Snowden pour protester contre la politique intérieure américaine. Les opposants aux va-t-en-guerre de Washington n’ont pas attendu le rapport sur les activités monstrueuses de la CIA pour s’offusquer de la politique étrangère US. Les sceptiques au féminisme post-moderne n’ont pas attendu le dégonflement navrant du scandale du ‘scoop’ de Rolling Stone à propos de l’Université de Virginie pour dénoncer la complaisance des médias envers les habillages narratifs favoris des politiciens. Les opposants aux politiques socialisantes de la majorité démocrate US n’ont pas attendu les aveux décontractés de M. Gruber pour critiquer l’opacité, le collectivisme et la corruption de sa législation. Les critiques de la « guerre à la drogue » dénoncent depuis longtemps les conséquences mortelles de la prohibition.


Déjà en 1963…

En arriver aux exécutions sommaires et à la torture systématique, dégradante pour tout le monde et souvent gratuite, de gens en majorité innocents, n’est que la dernière étape d’un parcours historique commencé il y a fort longtemps – un parcours de renoncement moral progressif où la force brute s’est substituée à tout prétexte idéologique. Ce qui change aujourd’hui c’est ce basculement subtil mais rapide de l’opinion de masse, d’admettre que cette chute morale est politiquement significative et doit avoir des conséquences à court terme. L’intrusion de ces questionnements dans les chambres représentatives US marque un point de non-retour: il y aura un avant et un après le rapport sur la torture par la CIA. Tout l’establishment américain, tous les soutiens du statu quo, sont en train d’être tous ensemble mis en cause sur le plan moral. Chaque fois que cela s’est produit, les USA ont transformé la crise en phase de progrès – sur la ségrégation et sur la guerre du Vietnam.

Pour qui a grandi pendant la guerre froide, la situation d’aujourd’hui rappelle un peu la manière dont les Berlinois de l’Est avaient revendiqué soudainement leur droit de franchir la frontière vers l’Ouest, et par une étrange symétrie, la manière dont l’URSS s’était effondré. C’est tout à la fois la compétence et l’autorité morale supposée de l’état qui vacille, sa prétention de légitimité qui s’étiole, et de là le pouvoir réel de l’état sur le peuple. Lorsque les dirigeants ne peuvent plus oser justifier plus longtemps d’opprimer les peuples au nom d’intérêts faillis, ils n’ont d’autre choix que d’abandonner le statu quo.

Aujourd’hui aux USA, verra-t-on l’administration fédérale réviser entièrement, de la même manière, ses doctrines de politiques étrangères et de sécuritarisme policier ? C’est désormais au peuple américain d’obtenir de ses représentants politiques qu’ils fassent le ménage, ou qu’ils s’en aillent en même temps qu’une administration fédérale irrémédiablement salie.

Torture: un problème historique

Traduction d’un texte original de David Friedman.

L’usage de la torture pour obtenir des informations n’est pas nouveau. Dans les lois romaines et athéniennes, le témoignage d’un esclave n’avait de valeur juridique que s’il était obtenu sous la torture. On suppose que, lorsqu’un esclave était interrogé à charge contre son maître, celui-ci disposait de bien des façons de l’intimider, et donc la torture était vue comme nécessaire pour convaincre l’esclave de dire la vérité. Dans la Chine impériale, c’étaient non seulement l’accusé mais aussi les témoins qui pouvaient être torturés. Dans ce système juridique, ainsi que dans ceux d’autres cultures médiévales et dans l’Europe de la Renaissance, un suspect ne pouvait être déclaré coupable que sur confession. La torture était un des moyens de l’obtenir.

L’argument contre la torture, de considérer que la victime dira tout ce qu’elle estime devoir dire pour y mettre fin, que ce soit vrai ou faux, est également une vieille idée – nos ancêtres n’étaient pas pas idiots. Notre principale source historique concernant la loi chez les Grecs anciens, c’est l’ensemble de discours écrits par des orateurs professionnels, qui étaient mémorisés par les différents partis pour être prononcés lors des procès où il n’y avait pas d’avocats, où chacun se représentait seul. Il y a un de ces textes qui explique comment le témoignage d’un esclave obtenu sous la torture est absolument fiable, et qu’il n’y a jamais eu de cas d’un tel témoignage s’avérant erroné. Il y en a un autre qui avance l’argument évident que l’esclave dira tout ce que son tortionnaire voudra qu’il ou elle dise.

Les deux textes sont du même auteur.

Les peuples qui avaient des systèmes judiciaires employant la torture étaient eux aussi conscients du problème. Nous avons une série de cas de jurisprudence compilés en Chine au XIIIème siècle à l’intention des magistrats. La plupart étaient des exemples de juges futés ayant réalisé qu’un innocent avait été forcé à se confesser sous la torture, et démasqué le vrai coupable.

On doit donc se poser la question évidente – puisqu’ils doutaient de la fiabilité de la torture, pourquoi continuaient-ils à l’employer ? Une raison serait que les informations obtenues ne seraient qu’un prétexte, et que le vrai but poursuivi était de punir quelqu’un sans avoir à le condamner d’abord. C’est une explication possible dans certains contextes, y compris celui de la torture pratiquée par la CIA. Mais cela n’explique pas les cas où la personne torturée n’est pas suspectée mais simple témoin.

Une autre raison pourrait être que l’on s’imagine qu’un bourreau compétent peut distinguer une fausse confession d’une vraie. Il me semble que cela explique bien des cas de procès romains et grecs où c’était l’esclave de l’accusé, et non l’accusé lui-même, qui était interrogé.

Une troisième explication serait que la torture pourrait produire des éléments d’information permettant d’en recouper d’autres. C’est la situation hypothétique avancée la plupart du temps par les défenseurs de l’usage de la torture – le suspect est forcé à dévoiler où se trouve la victime enlevée, ou la bombe à retardement. Ou plus vraisemblablement, où il a dissimulé le butin.

Un exemple de cette approche a été retrouvé dans le plus récent exemplaire de code de loi germanique dont nous disposons. Chez les Wisigoths, pour qu’un suspect puisse être torturé, celui qui l’accusait devait d’abord fournir au juge des exemples de détails que seul le coupable pouvait connaître. La confession n’était recevable qu’à condition d’être cohérente et contenir de tels détails. Si l’accusateur avait dévoilé ces détails au public, la torture était exclue. L’efficacité de ce système dépendait de la sévérité des supplices et des dégâts permanents potentiellement infligés au suspect, mais au moins il permettait de distinguer vraie et fausse confession. Les mêmes principes s’appliquent aussi dans notre système judiciaire moderne, où une confession n’est prise en compte que si elle contient des informations que seul un coupable peut connaître.

Les Wisigoths comme nos magistrats aujourd’hui dépendent de l’intégrité de ceux qui mènent les interrogatoires. Un policier qui obtient une confession par la force physique ou par la menace de chefs d’accusation supplémentaires, peut se débrouiller pour la rendre plus convaincante en dévoilant au suspect des informations essentielles en cours d’interrogatoire. Face à cette possibilité, on peut proposer l’enregistrement systématique de tout interrogatoire, à la disposition de la défense. Les Wisigoths n’avaient pas cette option. Je ne sais pas s’ils employaient l’équivalent historique – avoir des observateurs dignes de confiance pour garantir toute la procédure.

On peut avancer des arguments théoriques en faveur de la légalisation de la torture. Mais le problème c’est que chacun de ces arguments est démoli par les preuves figurant dans le rapport sur les activités de la CIA. Même s’il y avait de rares situations où la torture serait justifiée, une fois légalisée elle se généraliserait à toutes les autres. C’est un bien trop grand risque, que de donner un tel pouvoir aux agents du gouvernement, sur la seule bonne foi qu’ils ne s’en serviraient qu’à bon escient. Une telle erreur porte d’ailleurs un nom spécifique parmi les économistes, qui la rencontrent souvent:

L’utopie du Philosophe Roi.

Les Vandales aiment le catch sur femme enceinte

Il s’appelait Tamir Rice

Il avait 12 ans et jouait dehors avec des amis avec un fusil à billes en plastique. Le policier lui a dit « mains en l’air! » avant de l’abattre de deux balles bien centrées, bien réelles.

Il s’appelait Akai Gurley

Il sortait de son appartement avec sa petite amie. Sur le palier, deux policiers tendus comme des strings, Peter Liang et Shaun Landau. Liang, paniquant sans la moindre raison, tire sur Akai et le tue sur le coup, pour rien.

Russie-USA, dédollarisation et pétrole

Quelques brèves, que vous ne verrez probablement pas dans la presse, qui viennent du site iconoclaste zerohedge:
– la Russie a accéléré son retrait progressif du dollar US en remboursant un record de 53 milliards d’USD de dette extérieure au dernier trimestre
– les USA et l’Arabie Saoudite se sont secrètement entendus pour casser les prix du pétrole en échange de leur aide militaire pour contrer l’influence d’ISIS et évincer Assad au Moyen-Orient

Gaspillage alimentaire: la bêtise contre-attaque

Il ne se passe pas un jour où je peux regarder, même brièvement, la télé sans regretter l’absence de Philippe Muray. Prenez par exemple l’émission de ce soir sur M6: Gaspillage alimentaire: les grands chefs contre-attaquent.

Le gaspillage alimentaire a tout du « first world problem »: puisque évidemment pour pouvoir gâcher de la nourriture il faut commencer par ne pas en manquer. Mais derrière ce truisme il y a une mécompréhension si totale du fonctionnement de l’économie qu’elle transforme l’exercice en auto-parodie de sa propre cause. C’est un corollaire de la Loi de Poe: maintenant que Festivus Festivus a exterminé toute opposition qui pourrait risquer de lui signifier qu’il dépasse les bornes, il n’existe plus aucun élément de comparaison pour distinguer ses revendications de leur caricature.

Il y a du gaspillage quand la production ne peut pas s’ajuster, par le haut, exactement et instantanément à la demande. C’est-à-dire que, tant que les coûts de transaction existeront (c’est-à-dire jusqu’à l’invention du voyage dans le temps gratuit et illimité) il y aura en chaque domaine économique une somme de pénurie et de gaspillage supérieure à zéro.

Pour le dire autrement: nous ne parvenons à nourrir tout le monde ici qu’au prix d’un gaspillage de nourriture. Et donc, combattre ce gaspillage de quelque autre façon qu’en se battant contre les coûts de transaction, c’est soit les exacerber soit réintroduire les pénuries à la place… voire les deux à la fois.

Le « défi des grands chefs » d’organiser un banquet à partir de déchets alimentaires est l’illustration parfaite de ce qu’il ne faut pas faire: en invitant 5000 personnes à manger, cet évènement désorganise toute la chaîne de production et distribution qui aurait nourri, ce soir-là, tous ces gens. Des restaurants seront un peu moins fréquentés, et donc une partie plus grande que d’habitude des provisions qu’ils avaient stockés pour ces jours-ci partira à la benne. Idem pour les commerces, épiceries et autres supermarchés qui paieront cette incertitude artificielle, imposée, sur leurs flux, si tendus soient-ils. Il faut aussi ajouter les oscillations qui suivront, quand tous ces gens essaieront d’ajuster ces flux d’abord à la baisse puis à la hausse, là encore au prix d’un gaspillage accru. Mais l’important pour la génération festive c’est de s’agiter: le spectacle compte plus que le résultat, qu’importe les dégâts pourvu qu’on ait bonne conscience. Les participants pourront fièrement proclamer « j’y étais ».

Ainsi, les coûts de transaction auront brièvement augmenté, et avec eux le gaspillage global de nourriture. Plus que jamais, il y a ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas.

Terrorisme et liberté: la victoire de Bin Laden

En octobre 2001, dans une interview diffusée sur Al Jazeera et traduite par CNN, Oussama Bin Laden expliquait en détail son objectif réellement poursuivi (l’abolition de la domination américaine sur le monde, et la division du monde occidental en morceaux discordants et désunis), et en particulier par quels moyens il l’estimait en bonne voie d’être atteint:

Les évènements de Mardi 11 septembre, à New York et Washington, sont grandioses à tous les niveaux. Leurs répercussions continuent. L’effondrement des tours jumelles est déjà énorme en soi, mais les évènements qui l’ont suivi, et je ne parle pas seulement des répercussions économiques, qui perdurent, ces évènements qui l’ont suivi sont encore plus dangereux et énormes que la seule destruction des tours.

Les valeurs de cette civilisation occidentale sous la direction des USA ont été détruites. Ces magnifiques tours symboliques qui évoquent la liberté, les droits de l’homme et l’humanisme ont été détruites. Ces valeurs sont parties en fumée.

Par bêtise, par agrippement crispé au pouvoir, par déformation professionnelle de parasite de carrière, ou encore peut-être par folie des grandeurs – car les humains sont naturellement dotés d’une capacité infinie à se bercer d’illusions, surtout quand ils sont en position d’autorité – l’état français a voté une loi dite « antiterroriste » qui m’oblige à me trouver, moi qui suis humaniste, moi qui sais l’importance des valeurs de liberté portées par la civilisation occidentale, à me trouver entièrement d’accord avec ce connard crevé de Bin Laden. Mieux encore, moi qui suis à fond dans la défense du libéralisme et du capitalisme, je me trouve aujourd’hui entièrement d’accord avec les journalistes de Libération. Ouch.

Mais le plus fort, croyez-le ou non, c’est que, en citant (même à titre posthume) un célèbre terroriste, et en me déclarant d’accord avec lui, je me trouve automatiquement condamnable par cette loi toute fraîche. J’attends donc avec impatience le blocage administratif de mon blog, l’espionnage complet de toutes mes communications, et pourquoi pas carrément mon arrestation et maintien en garde à vue (prolongeable à merci) pour « délit de provocation » voire « apologie d’actes de terrorisme ». Avec les outils d’espionnage généralisé de surveillance dont ils disposent aujourd’hui, parfois même au mépris de leurs propres alliés, les agents de la DCRI savent certainement déjà où j’habite. C’est quand vous voulez, les mecs.

Les Connards paniquent

Petites révélations sur les Connards qui nous gouvernent. Un indice: Thévenoud n’est guère que le bout de la pointe émergée de l’iceberg.

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