Il paraît qu’Agnès Buzyn se sent mal…

… j’ai envie de demander: combien de température ?

Non pas que le spectacle d’une politocarde hydroponique (=élevée hors de tout contact avec le sol) implacablement positionnée comme fusible prête à sauter, chèvre-émissaire pour tous les manquements (de plus en plus visibles), toutes les critiques (de plus en plus véhémentes et maintenant judiciarisées), et toutes les failles (de plus en plus béantes) de Notre Système de Santé Que Le Monde Entier Patati Patata… me réjouisse.

Non, j’arrive à avoir de l’empathie même pour les cancrelats, et je peux comprendre l’état d’esprit même d’un odieux criminel ou d’un insupportable narcissique, hélas. J’ai été un connard assez souvent pour pouvoir me mettre dans les baskets d’un autre Connard. Le ressentiment d’injustice d’Agnès doit être à la mesure de la trahison qu’elle a subi de Macron. Pensez donc: celui-ci dicte la conduite du gouvernement jour après jour, au mot près, avec le tâtonnement contradictoire qui signe la plupart de ses interventions illisibles (un comble). Et elle, obéit avec la fierté du clou. Et se voit utiliser comme du papier hygiénique, au final. Fâcheux concours de circonstances, d’avoir dû dégager du gouvernement pile au moment idéal pour prendre tout dans la gueule à sa place… vraiment ?

Si vous ne connaissez pas encore Defakator, je vous invite fortement à prendre une petite heure de votre temps pour le découvrir ci-dessous. Dans ce reportage il parle de comment se déroule factuellement la gestion de crise par les autorités publiques en France:

Si la manière dont l’incendie de Lubrizol (et pas mal d’autres crises) a été « géré » par les autorités – à coup de déni, de mensonges, de contradictions et d’hésitations avec une bonne louche d’auto-justification douteuse a posteriori – vous rappelle quelque chose, c’est que votre cerveau est en état de marche.

L’observation des faits amène à une conclusion édifiante et consternante: encore et encore, laisser la gestion des crises à l’état aggrave ces crises, en introduisant des aléas moraux supplémentaires, et en détournant les ressources dont on a besoin pour assister les victimes vers la censure, les mesures autoritaires stupides et l’auto-justification a posteriori des autorités. La seule tâche que l’état s’échigne à accomplir réellement, c’est de se justifier. Le reste n’est qu’accessoire et colifichet pour l’édification des masses.

La messe républicaine est maintenue envers et contre tout
Les grands rites religieux de la république demandent des sacrifices.

Aussi paradoxal que cela paraisse, les enseignements que laissent les catastrophes, du 11 Septembre à l’ouragan Katrina en passant par Tchernobyl, c’est que nous réagissons à peu près toujours mieux et plus humainement quand on est seul parmi les autres, concerné directement et à égalité d’autrui face au risque ; que quand on se considère comme un membre d’un sous-groupe à part, et uniquement concerné collectivement par un danger immédiat mais distant.

Macron donne l'exemple
Quand tu te sens pas concerné

Bref, c’est en étant tous pareillement livrés à nous-même et conscients de notre responsabilité envers chacun, que nous faisons preuve de notre meilleure cohésion sociale et des réactions les plus saines. Et c’est quand on se place au-dessus des autres qu’on les malmène.

Perpétuer l’illusion que certains ont besoin d’être responsables de tout à la place de tous les autres garantit à coup sûr qu’ils vont faire n’importe quoi et nous enfumer. Par effet d’éviction, l’état nous prive de la capacité d’intervenir au mieux dans les crises, et dilapide les moyens de faire face en diversions contre-productives, en bévues opportunistes (comme interdire les tests pas made-in-France pour favoriser les potes) et en gesticulations post-hoc des plus déplacées.

Le fond du problème est connu: à force de se prétendre le représentant et garant de « l’intégrêt général », on en vient à l’assimiler à son propre intérêt personnel, et à considérer les intérêts de tous les autres comme rivaux. C’est comme cela que les agences étatiques, faute de mise en cause, faute de ce que les zangliches appellent « accountability », en viennent à perdre contact avec le sol, et virent « rogue » – devenant de dangereux parasites collectifs.

Vous voyez c'est chiant d'être assigné à résidence

Les Vandales enseignent le latin

Leurs chefs (les Connards) ayant décidé que les poissoniers se devaient de savoir le latin, les Vandales se sont empressés d’aller leur apprendre à leur manière.

La Suisse sort de l’Euro

Communiqué de l’Agence Fausse Presse:
Beaucoup annonçaient que ce serait soit la Grèce soit l’Allemagne qui étaient les plus susceptibles de sortir de l’union monétaire européenne, mais non ! C’est bien la Suisse, dernière arrivée dans l’union monétaire après avoir adopté une parité fixe entre Franc suisse et Euro en septembre 2011, qui a brutalement annoncé ce matin sa sortie de cette union monétaire. Le Franc suisse a jailli de plus de 30% en valeur dans l’heure avant de se stabiliser à un taux relatif à l’euro d’environ 25% supérieur au taux de départ, quasiment à parité avec la monnaie commune de l’UE. Il n’y aura pas de seconde Porsche pour un bon nombre de traders du Forex cette année, snif.

CHF-EUR-gifle

Russie-USA, dédollarisation et pétrole

Quelques brèves, que vous ne verrez probablement pas dans la presse, qui viennent du site iconoclaste zerohedge:
– la Russie a accéléré son retrait progressif du dollar US en remboursant un record de 53 milliards d’USD de dette extérieure au dernier trimestre
– les USA et l’Arabie Saoudite se sont secrètement entendus pour casser les prix du pétrole en échange de leur aide militaire pour contrer l’influence d’ISIS et évincer Assad au Moyen-Orient

Pires que les Vandales, voici leurs chefs: les Connards

Pendant que les Vandales maltraitent la population, ne croyez pas que leurs chefs chôment. Leurs chefs ? Oui: les Connards.

Comprenez bien la différence: un Vandale c’est un petit artisan, presque un ouvrier, de la botte à clous s’abattant sur votre tronche et de la main dans votre portefeuille. Il doit chaque jour travailler dur pour maintenir le statu quo qui lui permet de racketter impunément, exécuter des innocents en pleine rue, leur rouler dessus, etc.

Le Connard, lui, est bien au-delà, au-dessus de ces considérations. Il n’a pas besoin de faire ces efforts, car maintenant qu’il est parvenu par la menace et la tromperie là où il est, le système travaille pour lui. Les gens ordinaires n’existent même plus pour lui et ne méritent même plus son attention. Il n’a plus à faire semblant d’en avoir quelque chose à foutre. Il est aussi intouchable qu’un Vandale, avec en bonus la certitude que même s’il merde massivement et publiquement il restera un Connard généreusement payé et protégé, quitte à devoir se faire discret pendant qu’il pantoufle à prix d’or dans l’un des innombrables placards à Connards qu’ils ont su se ménager sur notre dos grâce à la menace d’envoyer les Vandales.

Les vandales éclatent des cyclistes

On peut écraser des cyclistes impunément sur la route, du moment qu’on a le bon képi. C’est officiel.

Les vandales aiment être en bonne compagnie

… c’est pour ça qu’ils n’ont aucun problème pour embaucher des pédophiles, des violents, des racistes, des maniaques sexuels et des menteurs.

Il y a 50 ans…

… une immonde raclure prenait une balle bien méritée dans la tête. Beaucoup se serviront aujourd’hui de cet évènement pour dénoncer toutes sortes « d’attaques contre la démocratie », la plupart fictives, sans réaliser – ironie mordante – que le mort en question n’était pas le dernier à pisser dessus. La soumission généralisée a besoin de héros et de « grands » hommes: au besoin elle en fabrique de toutes pièces.

La liberté et l’émancipation ont besoin qu’on abatte les idoles.

Obama prié de donner son Prix Nobel à Poutine

Communiqué de l’Agence Fausse Presse:
Suite à l’acceptation par la Syrie de démanteler ses armes chimiques le Comité Nobel a exigé du président des USA Barack Obama qu’il donne son Prix Nobel de la Paix au président russe Vladimir Poutine.

Les vandales n’aiment pas qu’on fasse leur boulot à leur place

Après que l’équipe de football américain « Big Red », de Steubenville dans l’Ohio, se soit amusé à violer en réunion et à de multiple reprises une jeune fille de 16 ans qu’ils avaient rendue inconsciente à coup d’alcool, la police a promptement abandonné l’enquête et classé la plainte des parents de la victime « faute de preuve ».

Après que le hacker Batcat, membre d’Anonymous, ait aidé deux autres hackers, Lostutter et KYAnonymous, à rassembler les fameuses preuves manquantes (c’est-à-dire des photos dont certaines avaient été brièvement publiées sur Twitter par les violeurs, et une vidéo de 12 minutes dans laquelle l’un d’eux raconte, rigolard, la série de viols) et ait même ensuite poussé jusqu’à craquer (trivialement) l’accès au site de l’équipe Big Red pour y déposer toutes ces preuves au vu et au su de tous, le FBI a cru nécessaire de débarquer au petit matin, en tenue d’assaut, chez Lostutter pour y voler tous les ordinateurs et séquestrer les occupants (Lostutter, son frère KYAnonymous et la petite amie de ce dernier).

Tout cela ayant fait grand bruit dans la presse locale, les policiers ont dû se résoudre a rouvrir la plainte, et deux des violeurs, Trent Mays et Ma’lik Richmond, ont été condamnés à un an de détention en centre pour jeunes.

Lostutter et son frère en revanche risquent dix ans de prison pour avoir fait le travail que la police refusait de faire, et pour l’avoir fait mieux qu’eux, plus rapidement et gratuitement.

Margaret Thatcher est morte, les gauchistes du monde entier sont inconsolables

Margaret Thatcher, ancienne premier ministre britannique et seule femme mondialement connue pour avoir plus de couilles que toute la classe politique française réunie, est décédée hier 8 avril 2013. Les réactions des socialistes, communistes et autres crapules du monde entier ne se sont pas faites attendre, ceux-ci ne pouvant contenir leur ulcération, leur haine et leur frustration. Ils sont inconsolables.

En effet, ne pouvant reprocher à la Dame de Fer ni son bilan politique (avoir redressé un pays qui était aussi foutu en 1979 que la France l’est aujourd’hui et inversé la tendance du chômage), ni son bilan militaire (avoir uniquement défendu les citoyens de son pays en défaisant la marine menaçante de la dictature militaire argentine), ni la cohérence sans faille de ses actions et déclarations, ni le moindre désaveu démocratique (elle a gagné chaque élection où elle s’est présentée), ni le moindre scandale criminel, d’hypocrisie, sexuel, de racisme ou quelque autre méchanceté ordinaire dont ils se consternent ordinairement quand c’est une « personnalité de gauche » qui la commet, ils se rabattent comme ils peuvent sur les attaques personnelles et les hommes de paille, sans jamais pouvoir se soulager une bonne fois d’être, encore et toujours, du côté des dictatures qui tuent, oppriment, paupérisent (rayer l’éventuelle mention inutile) ; alors que leurs adversaires politiques les plus honnis – à savoir les libéraux – jamais. Mme Thatcher a même poussé jusqu’à refuser préemptivement toute funéraille nationale (coûteuse d’argent des contribuables britanniques), ce qui les prive de l’ultime reproche qu’ils n’auraient sinon pas manqué de lui adresser.

Du coup, ils se sentent encore une fois de plus très morveux, et se mouchent comme ils peuvent.

Citations du jour

“Time and time again does the pride of man influence his very own fall. While denying it, one gradually starts to believe that he is the authority, or that he possesses great moral dominion over others, yet it is spiritually unwarranted. By that point he loses steam; in result, he falsely begins trying to prove that unwarranted dominion by seizing the role of a condemner.”

“Encore et encore, l’orgueil de l’homme entraîne sa propre chute. Tout en le niant, il commence graduellement à se croire l’autorité, ou qu’il possède une grande supériorité morale sur les autres, pourtant spirituellement injustifiée. De là il perd ses moyens ; et pour résultat, il entreprend à tort de prouver cette supériorité en s’arrogeant un rôle de procureur.”

― Criss Jami, Salomé: In Every Inch In Every Mile

“No one is an unjust villain in his own mind. Even – perhaps even especially – those who are the worst of us. Some of the cruelest tyrants in history were motivated by noble ideals, or made choices that they would call ‘hard but necessary steps’ for the good of their nation. We’re all the hero of our own story.”

“Personne ne se voit comme le méchant inique, en esprit. Même – peut-être d’ailleurs tout particulièrement – les pires d’entre nous. Certains des plus cruels tyrans de l’histoire étaient motivés par de nobles idéaux, ou ont fait des choix qu’ils qualifiaient « d’étapes dures mais nécessaires » au bien de leur nation. Nous sommes tous le héros de notre propre conte.”

― Jim Butcher, Turn Coat

“Une cité qui n’appartient qu’à un seul, n’est pas une cité.”
― Sophocle, Antigone

Chaque fois qu’un tyran meurt, c’est un beau jour. Et cerise sur le gâteau, les fachos du monde entier sont inconsolables.