L’AFP préfère mourir qu’être rachetée

Ultime communiqué de l’Agence Fausse Presse:
Triste nouvelle aujourd’hui: l’Agence Fausse Presse est en crise depuis trop longtemps. En bref, l’espoir porté par les dernières élections présidentielles de voir se tarir ou du moins ralentir le flot de conneries cosmiques débitées par le gouvernement français a été plus que déçu. Les élections législatives qui ont suivi, avec sa majorité socialiste, ont été en fin de compte le clou final au cercueil de la sympathique agence. Car, dans le domaine de l’actualité délirante sous acide, du n’importe quoi d’assaut en béton armé avec des guirlandes de clochettes autour, des conférences de presse facepalmesques, des compromissions navrantes, et des déclarations d’incompétence décontractées, il est impossible de faire concurrence à l’état français, qui nous vole chaque jour un peu plus autant nos opportunités de détournements capillotractés de l’actualité, que nos fournisseurs de sottises.

L’AFP ne peut tout simplement pas faire face.

Ce phénomène bien connu des économistes un minimum compétents s’appelle le crowding out, ou « phénomène d’éviction », et consiste à voler les fonds qui auraient dû s’investir et/ou se dépenser de manière privée dans un marché, pour les investir et les dépenser à la place en action gouvernementale de « soutien » à ce marché, forcément moins efficace voire contre-productive – et toujours consternante.

Cela revient finalement à nationaliser une activité progressivement, par la subvention combinée au déclin d’un marché puis à la sclérose bureaucratique et finalement au dépôt de bilan politique à l’occasion d’un changement de siège. L’état français post-WW2 est expert dans le domaine. C’est comme ça qu’il a tué les mines et la métallurgie françaises. C’est comme ça qu’il a tué l’informatique française. C’est comme ça qu’il a tué le textile français. C’est comme ça qu’il tue le fret sur rail français. C’est comme ça qu’il tue le cinéma français. C’est comme ça qu’il tue la presse écrite française. C’est comme ça qu’il tue dans l’oeuf le téléchargement légal français. C’est comme ça qu’il s’apprête à tuer l’automobile française. Et une chose est sûre: il ne s’arrêtera pas là.

Plutôt mourir, que subir le déshonneur d’une atrophie pareille, si lollesque soit-elle. Adieu.

À propos Martini
I'm a stuffed penguin, and I hate you.

2 Responses to L’AFP préfère mourir qu’être rachetée

  1. maurice b dit :

    Vous délirez,
    L’AFP n’a jamais été à vendre.

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