Lu: Fat, pourquoi on grossit, de Gary Taubes

5 ans après son best-seller « Good calories, bad calories » (hélas toujours pas traduit en français), le journaliste Gary Taubes de Science et du New York Times, spécialiste de la vulgarisation scientifique et plusieurs fois distingué pour son travail d’investigation, revient dans son dernier livre « FAT: pourquoi on grossit » sur le parcours qui l’a mené à remettre en question le bien-fondé du « consensus officiel » en matière de nutrition, sur le divorce consommé entre la recherche actuelle, et sur les présupposés obsolètes et erronés auxquels s’accrochent encore de nombreux médecins, diététiciens et institutions de santé. Dix ans de travail sont condensés dans cet ouvrage, pour enfin comprendre: comment a-t-on pu autant et si longtemps se fourvoyer ? Comment fonctionnent vraiment les mécanismes de la prise de poids et de l’amaigrissement, et comment sont-ils liés aux nouvelles « épidémies » d’obésité et de diabète de type II ? Combien a-t-on subi de morts prématurées et de vies abîmées pour l’acharnement du secteur de la santé et de nos gouvernants à ne pas remettre en question le statu quo ?

Avec nos systèmes de santé publics écrasés par le poids du diabète (10% des dépenses de la sécu en France, et ça grimpe), des maladies cardiaques et de l’obésité, nous payons très cher aujourd’hui d’avoir laissé la classe politique et le monde médical tenter de régler notre problème d’alimentation à notre place, par l’autorité.
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3 raisons tout à fait sérieuses de castrer tous les politiciens

Combien de fois avons nous été déçus par nos élites ? Il semblerait bien que chaque nouveau lot de scandales, chaque nouveau retournement de veste inopiné, chaque nouvelle découverte de corruption et de népotisme parmi ceux à qui nous confions les rênes du pays s’accumule et s’empile en un vertigineux mont de dégoût, alimentant toujours plus la défiance envers l’état. Et pourtant, un tel écueil aurait pu être évité ou tout du moins prévenu en grande partie.

Ce n’est pas du tout une plaisanterie, et la question est absolument sérieuse et pertinente, même (surtout !) aujourd’hui: chez les sumériens comme dans l’empire assyrien, plus de 2000 ans avant J.C. et dans les administrations complexes de la Chine, en passant par les empires romain et byzantin, et ce jusqu’au XVIème siècle et même au delà, la pratique de la castration pour les fonctionnaires de l’état et des administrations était, pour des millions de gens et pendant des millénaires, une évidence… avec de bonnes raisons de l’être, raisons qui peuvent tout à fait s’appliquer à nouveau de nos jours :
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Pas de bol cette fois-ci

The War on Food: l’enfer de l’hyper-réglementation US

Le cliché de l’américain obèse, glace ou cheesburger à la main, et dédaignant les fruits et légumes a la vie dure. Ils sont nombreux, les donneurs de leçons qui « savent » ce qui serait bon à manger pour tous ces américains, qu’on imagine (peut-être un peu vite) massivement frappés d’obésité et de diabète… Et pourtant les américains ne les ont pas attendus pour tenter de régler leurs problèmes avec l’alimentation: Lire la suite

Pourquoi « les taxes sur les riches » ne peuvent pas exister

Alors que la campagne électorale atteint de nouvelles abysses de médiocrité et d’inintérêt, entre petites phrases et attaques grotesques sur le mode « z’avez vu il est plus naze que moi », il peut être instructif de se pencher sur ce concept qui fit couler tant d’encre ces deux derniers jours: l’idée qu’il faille ou non « taxer les riches ». Car, en creusant un peu la question, il semble bien impossible de taxer spécifiquement les riches plus que les autres. Voyons cela d’un peu plus près…
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La démocratie ou le scrutin, le vrai choix de ce début de siècle

Vladimir « Boucher des Tchétchènes » Poutine est réélu avec 64% des voix. Victoires des islamistes aux élections faisant suite aux révolutions arabes. Crises et guerres civiles suite aux élections dans les pays d’Afrique subsaharienne. Conflits consécutifs aux élections en Haïti et au Pakistan, il y a tout juste quelques années – souvenez-vous ! Réelection ou succession à soi-même de dictateurs communistes en Amérique Latine. Illibéralisme grandissant dans les « démocraties » de l’Europe de l’Ouest, où l’on foule aux pieds les référendums, où l’on rackette des peuples entiers au profit d’intérêts collusifs de nos gouvernements, où l’on négocie des accords en secret et où l’on s’apprête à fliquer les moyens de communication à une échelle jamais vue. Faut-il rappeler en plus que le NSDAP est arrivé au pouvoir, en Allemagne des années 30, par les urnes ?

Si l’on peut retenir une chose de l’histoire du XXème siècle et de ce début de XXIème, c’est bien que le système parlementaire et le suffrage universel ne font pas la démocratie, loin de là. En fin de compte nous n’avons connu la liberté et la véritable sûreté de nos droits que pendant une brève période, heureuse parenthèse historique déjà en cours d’effacement, pendant laquelle il allait de soi que les droits individuels primaient sur l’usage du pouvoir. Cet héritage a été dilapidé, sacrifié à l’idée douteuse sous-tendant tous les socialismes et tous les fascismes, selon laquelle on pourrait faire le bonheur et la prospérité par la force de l’état… c’est ainsi que la priorité s’est inversée: le socle individuel de droits garantis par constitution, charte ou déclaration, ont été relégués au second plan tandis que l’action étatique prenait le microphone et occupait toute la scène politique, évinçant progressivement la fraternité au nom du « lien social » et de « l’identité nationale », la charité au nom de la « solidarité », la justice proprement dite au nom de la « justice sociale ».

Il n’y a démocratie, au sens littéral du terme de ‘souveraineté du peuple’, que pour les citoyens qui sont libres de gérer eux-même leurs affaires et leur vie, qu’importe le système politique. Et pour ça, une condition est impérative: la liberté individuelle et toutes ses conséquences (sûreté judiciaire, propriété, expression, circulation, etc.), garanties par la justice.

Il n’y a pas de démocratie, il n’y a nulle souveraineté, pour les peuples que leur gouvernement traite comme des mineurs sous tutelle ou des criminels en liberté conditionnelle, quand bien même ils voteraient.