L’analyse « finance » est de retour: haro sur l’or

Ces derniers mois ont vu le prix de l’once d’or passer à 4 chiffres en dollar américain et battre son record historique plusieurs fois de suite. Ils ont aussi vu de drôles d’affaires se dérouler entre grandes banques, banques centrales nationales ou continentales et grands financiers spécialisés dans les Futures d’or et autres métaux précieux. Et c’est pas parce que je suis toujours autant une quiche en finance que ça m’arrête de donner mon avis sur le sujet, vous le savez bien. Alors voyons un peu ce qu’il se passe, et les conséquences que cela pourrait avoir…

Coups de semonce sur le champ de bataille des Futures d’or

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un Future d’or ? C’est un achat différé: l’acheteur paie à la date D pour une certaine quantité d’or livrable à la date D+délai. L’intérêt pour l’acheteur, c’est que si le prix augmente entre le moment où il a payé, et le moment où il est livré, il peut le revendre immédiatement avec une plus-value. D’ailleurs c’est devenu là l’usage le plus courant de ce type d’achat: on remet en vente ou bien on réclame du cash correspondant à la valeur de cet or au jour de la livraison prévue (on dit qu’on « roule » la position) sitôt que le délai est passé, sans jamais prendre réellement possession physique de l’or en question. Et l’intérêt pour le vendeur, c’est d’empocher un prix ferme et définitif pour son or, immédiatement, au lieu de devoir attendre et même risquer que ça baisse.

Ce qui est intéressant, avec ces Futures de métaux précieux… c’est que lorsqu’ils sont utilisés de cette manière (sans livraison réelle et physique) ils créent rien de moins que du papier-monnaie et démultiplient ainsi la « quantité » d’or qui s’échange: c’est pour cette raison que les banques centrales ont constitué quelques stocks de métaux précieux et se sont mis à les louer, à travers les grandes banques nationales (la banque centrale émet une quantité de cash qu’elle compense avec la valeur de marché d’une partie de son stock d’or, et prête ce cash à une banque à un taux préférentiel, qui va elle-même ensuite émettre des crédits avec), sans jamais les livrer. C’est devenu si courant que la quantité d’or louée de cette manière, re-louée entre temps à d’autres, et re-re-louée encore derrière en cascade, est difficile à tracer et compter, et à peu près impossible à livrer réellement si jamais un gros acheteur décide qu’il prendra finalement l’or plutôt que sa valeur en cash à la date de livraison. En jouant sur les taux qu’elles accordent aux grandes banques et en louant ces stocks aux bons moments, les banques centrales peuvent ainsi faire enfler la quantité d’or disponible sur le marché et manipuler à la baisse les prix des métaux précieux, ce qui renchérit d’autant leur propre monnaie.

Les banquiers surpris à poil

Mais ce 30 septembre dernier, un « gros acheteur » (la Chine) a décidé de tirer la couverture et menacer de montrer qui est vraiment à poil, en exigeant la livraison réelle des 20 tonnes d’or qu’il avait acheté… Panique sur le London Metal Exchange ! Le vendeur (JPMorgan) a initialement tenté de négocier un « default » (un paiement en cash à la place de la livraison) à pas moins de 1250$ l’once, mais l’acheteur a refusé et exigé son or. Stupeur et consternation… JPMorgan a dû aller quérir l’aide de la banque centrale américaine, de la banque centrale européenne, et de la banque centrale britannique, pour trouver de l’or en quantité suffisante pour assurer la livraison, pour prévenir le risque de provoquer un « gold rush » généralisé des autres acheteurs et de perdre sa crédibilité. Le tas d’or manquant a dû être emprunté en urgence à HSBC, entraînant au passage un énorme « trou » dans les stocks audités et publiés chaque semaine pour les marchés de métaux précieux, ce qui avait fait jaser à l’époque.

Et ce n’est pas tout… L’Inde, premier consommateur industriel d’or au monde, a suivi l’exemple fin Octobre en multipliant les montants par 10: elle a acheté 200 tonnes d’or directement au FMI, à un prix pourtant très élevé de 1045$ l’once.

Pareil avec Hong Kong, qui a exigé livraison réelle de son or (pour lequel ils avaient construit un coffre-fort flambant neuf). De même avec Dubaï peu après. Et maintenant c’est au tour de l’Allemagne de vouloir relocaliser son or, actuellement aux USA. Et il paraîtrait que la Chine va poursuivre ses achats jusqu’à 400 tonnes, ce qui risque de poser des problème proportionnellement plus importants à ces mêmes vendeurs… parce qu’il semble bien que la quantité d’or en circulation sous forme de parts d’ETF est bien plus grande que la quantité réelle d’or censée les garantir.

Tour de passe-passe temporel

Dans la foulée, le Comex a fait savoir… qu’il se réservait le droit de livrer non pas de l’or tangible, mais à la place de simples certificats papier produits par des ETFs, des « détenteurs d’or » qui vous vendent des parts de leur or, qu’ils conservent à l’abri à votre place. Le problème, c’est que dans le stock d’or de ces gens il y en a une grosse part qui est achetée en différée, souvent à long terme. Oui, vous avez bien lu: ils comptent des Futures d’or comme de l’or physique. Pour simplifier, il leur suffit d’étendre le délai de ces achats différés pour faire comme par magie se multiplier la quantité d’or soit-disant disponible chez eux… Cette annonce a apparemment poussé plusieurs fonds (Greenlight Capital, Augustine Asset Management, Churchill Management Group, CI Investments, Manley Asset Management, Pate Capital Partners, TD Securities, United Financial…) à se retirer en emportant leurs milliards… Autrement dit, il y a en ce moment même une fuite lente mais soutenue depuis les Futures vers le tangible et l’immédiat, et personne n’ose l’admettre de peur de faire tomber pour de bon le château de cartes et se retrouver parmi les perdants qui n’auront, en tout et pour tout, que du papier-dette à la place de l’or qu’ils pensaient avoir acheté. Et là, la valeur de l’or réel prendra un essor vigoureux.

Où va-t-on comme ça ? Pour comprendre il faut récapituler les motivations de chaque acteur:
– L’Inde est un gros consommateur, et cherche donc probablement, par cet achat, à s’assurer d’en avoir assez… ce qui veut dire qu’elle juge que le métal jaune va bientôt manquer (en disponibilité et/ou en quantité) et préfère le payer très cher tout de suite que de se contenter des habituelles promesses de livraison future (qui pourtant abondent pour moins cher: il y a beaucoup de vendeurs).
– La Chine a un énorme tas de dollars accumulés… qui risqueraient bien de fondre en valeur réelle d’ici peu, si l’inflation arrive aux USA et si les tendances actuelles persistent (bientôt, 2$ pour 1€ ?).
– Les 4 grandes banques GoldmanSachs, JPMorgan, HSBC et Barclays sont toutes vendeuses massives de futures d’or, « pariant » ainsi sur la baisse des cours soit pour tenter d’enrayer la montée de ce cours, soit parce qu’ils pensent que l’inflation n’est pas encore là, et que la déflation va l’emporter… en dépit des cours record atteints dernièrement par le métal jaune.
– Les pays principalement exportateurs délaissent désormais le papier monnaie américain au profit de l’or, ce qui signifie qu’ils estiment en avoir suffisamment comme ça.

Sous quelle forme placer les énormes réserves de cash et/ou les fortes rentrées de devises (principalement en dollar américain), pour ces pays ? L’immobilier ? Mais le prix de celui-ci perd énormément de sa valeur si le système de crédit qui le soutient s’essoufle.. exactement comme ce qui se produit depuis l’année dernière et va très probablement perdurer pendant plusieurs années d’affilée. De plus, c’est, comme son nom l’indique, un bien immobile, que les vélléités confiscatoires d’états au bord de la cessation de paiement (ou carrément déjà dedans comme la Californie) menacent donc directement sans qu’il soit possible de le mettre à l’abri. De plus pour réinvestir tout ça hors dollar, il faudrait convertir les devises. Et il n’y a pas une seule monnaie qui ne faiblisse en ce moment face à l’or

En praxéologie, ce sont toujours les actions qui traduisent des décisions, des choix, et des jugements de valeur individuels. Les nouvelles d’achat physique d’or en provenance d’Asie indiquent que ces gros acteurs que sont la Chine, l’Inde et indirectement leurs partenaires commerciaux privilégiés trouvent les monnaies principales d’échange de moins en moins intéressantes, et commencent à leur préférer d’autres moyens d’échange. Cela pourrait simplement signifier qu’ils se ménagent, juste au cas où, une porte de sortie si jamais l’inflation régulièrement promise vient à toucher les USA.

Ou bien… ils pourraient avoir décidé de prendre l’initiative et déclencher eux-mêmes cette inflation afin de contrôler où et quand elle se produit. Ils pourraient même avoir décidé de créer leur propre étalon d’échange international pour remplacer le dollar et marginaliser l’euro au passage. En revendant massivement ils pousseraient aussi à la hausse les taux d’intérêt US, et vu le déficit fédéral cela coincerait le gouvernement américain dans un « effet ciseaux » dévastateur.

Mais mon hypothèse la plus raisonnable est que ces coups de semonce sur un marché distendu de manipulations diverses servent simplement à rappeler à l’ordre et à la rigueur financière des gouvernements qui ont annoncé des déficits jusque là inimaginables, mettant en péril autant la crédibilité de leurs monnaies respectives que le commerce international.

Quoi qu’il en soit… jusqu’ici la déflation continue poussait beaucoup d’acteurs importants à garder leur richesse en cash ou en bons du trésor à court terme. Ce retournement discret mais significatif pourrait bien vouloir dire qu’il est temps de renverser la tendance, et de fuir le cash.

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À propos jesrad
Semi-esclave de la République Soviétique Socialiste Populaire de France.

10 Responses to L’analyse « finance » est de retour: haro sur l’or

  1. BastOoN says:

    Passionnant. Je trouve que la quiche, si elle reste intrinsèquement une quiche, gagne en finesse et en saveur, avec tout plein de remarques pertinentes et de liens passionnants !

    Notamment celui-là : http://www.tts.lu/forum/autres/marche-de-l-or-les-sanglots-longs-des-violons-de-l-2-356.html#t1

    et le commentaire y associé que je reproduis in extenso :

    Citation de mobydick du 20/10/09 à 14:23
    Avant de vous jeter sur les pièces d’or, il est utile de :

    – évaluer les conséquences pratiques en terme d’ordre civil si effectivement la monnaie papier disparaît ( à mon avis, investir dans une caisse de Kalashnikov et ses munitions me semble une saine diversification )

    – se rappeler que de 1933 à 1974 il était illégal aux USA de détenir de l’or pour les particuliers et donc de ne pas sous estimer la capacité de nuisance d’un gouvernement aux abois en cas de crise de cette magnitude ( et ce quelqu’en soit la couleur politique )

    Comme disent les anglo-saxons  » be careful of what you wish for …  »

    ————
    à 16:36
    C’est pas faux ….
    MAIS
    Le point 1 est un peu plus difficile a trouver que des demi napoléons !!
    Le point 2 est totalement vrai, mais avec un peu de chance, avant que cela arrive, vous aurez revendu ( échangé ) vos piéces d’or pour investir dans, en vrac …
    du sel, de la farine, un demi cochon, un terrain loin de tout, etc …
    et si vraiment, à ce point de cet hypothétique futur, vous ne le sentez toujours pas, il sera toujours temps d’échanger les demi-nap. contre le point 1 !!
    Je plaisante un peu …. quoique ????

  2. jesrad says:

    « Le point 1 est un peu plus difficile a trouver que des demi napoléons !! »

    Les répliques d’armes à poudre noire, une spécialité italienne, sont en vente libre à partir de 18 ans. Et elles font des trous comme les modernes, après tout ce sont les armes avec lesquelles le far west fut conquis (et la guerre civile américaine fut menée).

    Pour le 2, on n’en arrivera pas là en Europe, la population est bien trop servile pour ne pas réclamer d’elle-même les chaînes que lui suggérera au besoin la caste politicienne. On a plus vite fait de déménager (en Allemagne, Irlande, Tchéquie voire au Costa Rica) que de se « préparer » à un pire qui n’aura probablement pas la forme qu’on attend.

  3. Liberta says:

    (mes excuses pour certains accents et la longueur du texte)

    Intéressant, je ne savais pas que l’on pouvait livrer des ETFs à la place de l’or physique à l’échéance du contrat COMEX Gold. Je suis curieux de voir le « Rule Book » du Nymex à ce sujet.

    Ceci étant dit, ce n’est pas forcément dramatique, il faut « juste » que les ETFs ne soient pas des fraudes en eux memes et qu’ils soient vraiment adossés à de l’or physique. Il y en a pas mal qui sont adossés à des futures COMEX, ca a l’air circulaire comme çà, ça l’est d’ailleurs mais est-ce si problématique? je ne sais pas car les ETFs adossés à des futures roulent leur positions deux à quatre semaines avant la livraison du contrat à l’échéance la plus proche. Donc on ne fait que décaler un peu dans le temps les positions sachant qu’elles sont très inégalement réparties par échéance sur le COMEX qui n’est pas le marché principal de l’or si j’ai bien compris.
    Après le jour où tout pète, beaucoup de choses peuvent se produire mais je ne suis pas sur qu’une livraison physique change grand chose. En tout cas, gardons en tete que ces marchés, surtout ceux avec compensation et appels de marge quotidiens, ont passé sans encombres les multiples crises de ces 150 dernières années. Tout le monde ne peut en dire autant. Après, comme d’habitude, le passé ne permet pas de préjuger du futur.

    J’ajouterais aussi les quelques nuances suivantes:

    – à ma connaissance l’or n’est past traité sur le LME.
    http://www.lme.co.uk/

    – les métaux précieux sont principalement traités sur le NYMEX/COMEX (New York), le TOCOM (Tokyo) qui sont des marchés de futures (le TOCOM je connais moins j’avoue) et surtout le LBMA (London Bullion Market Association) qui est un marché au comptant et de forward exprimés sous forme de taux d’intérets (enfin je crois car je ne suis pas non plus un spécialiste de ce marché).
    http://en.wikipedia.org/wiki/LBMA

    – Les marchés à terme (futures, forwards, options notamment) présentent des montants notionnels effectivement plus élevés que les quantités échangées sur les marchés au comptant car – par définition – ils se rattachent à des opérations prévues sur plusieurs années alors que le marché au comptant ne rassemblent évidemment que les opérations de la période considérée. Ils sont de plus plus pratiques et plus accessibles.

    – De plus et c’est lié avec le point précédent, les positions ouvertes d’un marché à terme rassemblent tous les acteurs situés à différents stades de valeur ajoutée. Exemple, il y a je crois 5 fois plus de pétrole en jeu sur les contrats de marchés à terme que physiquement échangé sur le marché comptant (ca varie évidemment). Mais les marchés à terme rassemblent les explorateurs/producteurs, les raffineurs et les distributeurs qui certes travaillent dans la meme industrie mais n’ont pas forcément les memes interets et qui peuvent donc se couvrir contre des aléas différents. Et au final le meme baril de brut sera lui meme échangé plusieur fois au comptant mais pas sous la meme forme puisqu’il peut finir en fioul, essence, kerosene, bitume, naphte… Il est donc sorti du radar du marché comptant du pétrole. Bon pour etre honnete il existe aussi des marchés à terme pour l’essence, le mazout et le kérosene mais ils n’offrent pas tous la meme granularité, la meme liquidité, concernent surtout moins d’acteurs et tous le monde n’y a pas forcément accès.

    – certains acteurs peuvent vouloir réaliser une couverture imparfaite. Un agriculteur acheteur de fertilisants et d’essence, une compagnie aerienne américaine regionale acheteuse de kérosene n’ayant pas accès aux marchés spécialisés peuvent vouloir se couvrir contre une hausse de leur couts en achetant du pétrole à terme. Cela aussi peut gonfler les stats du pétrole.

    – Les marchés à terme (futures, forwards, options notamment) sont des jeux à somme nulle. Tout ce que Paul perd, Pierre et Jacques le gagnent. De meme Pierre ne peut pas acheter un contrat si Paul ou Jacques ne lui en vendent pas un. Ils ont alors tous les deux une position symétriquement opposée.

    Les points précédents m’amène à penser que ces marchés ne sont pas -encore- dans une situation pyramidale malsaine comme le système bancaire moderne où les prets créent les dépots.

    De plus l’or et les métaux précieux en général sont des matières premières bien particulières car

    – ils ne sont pas consommés au cours d’un cycle de production. Leur qualité physico-chimiques et leur valeur font qu’ils ne sont pas détruits mais très bien recyclés (meme s’il y a toujours un peu de « perte en ligne »)
    – on connait avec un bon niveau de certitude leur quantité en circulation à la surface du globe mais aussi la part exploitable des minerais encore enchassés dans la croute terrestre. Cela leur donne ce caractère non manipulable qui fait tout leur charme.
    – cependant et c’est le plus important, on connait aussi à peu près le rythme d’extraction de cet or encore enfoui, dès l’or, les prets d’or physique des banques centrales peuvent tre remboursés avec un certain degré de certitude avec de l’or extrait dans le futur. Car les compagnies minières ne sont pas les dernières à « gager » leur production future.
    Cf
    http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&ct=res&cd=1&ved=0CAcQFjAA&url=http%3A%2F%2Fwww.barrick.com%2FTheme%2FBarrick%2Ffiles%2Fdocs_presentations%2FDetailedLookAtHedging.pdf&rct=j&q=a+detailed+look+at+gold+hedging&ei=4Av3SpPkBYOs4Qb694jPAw&usg=AFQjCNGPNgob6sdq9GJ36RIeOJJFBvf95A
    (j’espere que le lien passe, sinon on trouvera une solution)

    surtout le slide 3 qui résume bien comment fonctionne cette partie du marché de l’or. Il reste
    1)ce marché est difficile à suivre
    2)que les bullions banks et les banques centrales en sont les maillons faibles, surtout si elles n’agissent pas de manière rationnelle, ce qui est très probable.

    • jesrad says:

      Merci pour ces infos 🙂

      Pour le LME, je crois que l’achat en question sortait de l’ordinaire.

      Et pour ce qui est de la production d’or, effectivement très stable et prévisible, certains disent que la quantité totale qui roule dans les ETFs grossit plusieurs fois plus vite que cette production mondiale… d’où les accusations « d’arnaque fractionnaire ». Surtout que, comme le montre la présentation d’Ammar Al-Joundi, ce qui compte avant c’est bien la capacité pour le broker de livrer l’or… Sans ça tout se casse la figure.

      Dans le cas du pétrole, si j’ai bien compris le but premier des mouvements financiers est de manipuler ou contrôler les prix… certains diraient que c’est le cas aussi pour l’or et l’argent.

  4. onewaythinking says:

    Votre article a été mis en ligne sur mon blog:

    http://www.penseeunique.fr

    Bonne lecture

  5. Ping : haro sur l’or « LE BLOG DE LA CRISE

  6. jesrad says:

    Et hop, la barre des 1100$ l’once enfoncée. 2000 et plus l’année prochaine.

  7. jesrad says:

    Et hop, c’est au tour de l’Ile Maurice, 2 millions d’habitants seulement, de se payer 2 tonnes d’or.

  8. Corwin says:

    Tiens, une petite histoire comme tu les aimes :
    http://benbittrolff.blogspot.com/2009/11/warren-pollock-zombie-banks-game-has.html

    La Fed et la BoE nous préparent des lendemains qui chantent.

  9. jesrad says:

    Merci ! Pour le coup, j’ai l’impression que le Ninja de la Finance est plus alarmiste que moi, un comble 😮

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