Détesteriez-vous autant Benoît 16 s’il était séropositif ?

C’est une véritable aubaine pour mon Eglise du Sacré Chaos d’Eris et Ses Apostats: voilà des heures que les médias français fument, fulminent et se démènent pour faire de leur mieux étalage de leur indignation quant aux propos d’un de mes concurrents, le Pape Benoît 16. Haro sur le catho ! Tant mieux pour nous autres Discordiens, c’est toujours ça de pris. Du moins je le pensais initialement.

De fait, peu de journaleux ont résisté à la tentation de déformer les mots de Ben-Seize, ce qui est gênant pour bâtir un petit communiqué de presse bien senti pour faire de la pub à ma propre paroisse au détriment de celle du Vatican. Voilà la citation exacte:

Je pense que l’entité la plus efficace, la plus présente sur le front de la lutte contre le sida est justement l’Eglise catholique, avec ses mouvements, avec ses réalités diverses. Je pense à la communauté de Sant’Egidio qui fait tellement, de manière visible et aussi invisible, pour la lutte contre le sida, je pense aux Camilliens, à toutes les sœurs qui sont au service des malades… Je dirais que l’on ne peut vaincre ce problème du sida uniquement avec des slogans publicitaires. S’il n’y a pas l’âme, si les Africains ne s’aident pas, on ne peut résoudre ce fléau en distribuant des préservatifs : au contraire, cela risque d’augmenter le problème. On ne peut trouver la solution que dans un double engagement : le premier, une humanisation de la sexualité, c’est à dire un renouveau spirituel et humain qui implique une nouvelle façon de se comporter l’un envers l’autre, et le second, une amitié vraie, surtout envers ceux qui souffrent, la disponibilité à être avec les malades, au prix aussi de sacrifices et de renoncements personnels. Ce sont ces facteurs qui aident et qui portent des progrès visibles. Autrement dit, notre effort est double : d’une part, renouveler l’homme intérieurement, donner une force spirituelle et humaine pour un comportement juste à l’égard de son propre corps et de celui de l’autre ; d’autre part, notre capacité à souffrir avec ceux qui souffrent, à rester présent dans les situations d’épreuve. Il me semble que c’est la réponse juste, l’Eglise agit ainsi et offre par là même une contribution très grande et très importante. Nous remercions tous ceux qui le font.

Premièrement: j’ai beau chercher, il n’y a pas d’allusion raciste. Ça, c’est ballot, parce qu’un peu d’indignation anti-raciste, ce serait très vendeur. Tant pis.

Ensuite, il y a le contexte historique: l’Eg’Cath’Rom’ s’est construite principalement, que ce soit au Moyen-Orient ou en Asie ou encore ailleurs, sur le business de l’assistance aux malades (grande pestes, lèpre et autres ont fait plus pour propager ce culte que bien des conquêtes) – donc pas moyen de l’aligner sur la cohérence du message.

Pas d’angle d’attaque non plus sur ses propositions positives: effectivement, aider et aimer les malades c’est pile le genre de message qu’on attend d’une religion mainstream.

Il ne reste que sa critique de la stratégie de distribution de préservatifs: Ben le sexadécimal s’avance quand même à dire que compter sur les capotes pour enrayer l’épidémie est plus dangereux que le contraire. Voilà mon « cœur de cible ». Je dégaine donc mes tables de calcul statistiques, on va voir si Ben a fait une erreur qui pourrait me rapporter des fidèles à ses dépens…

Le préservatif réduit de 87% le risque d’être infecté lors d’un rapport sexuel avec une personne contaminée par le VIH. Pour parler simplistement, cela veut dire qu’il faut à peu près baiser 6 fois plus souvent avec une personne séropositive pour arriver au même risque d’infection avec capote que sans.

Le problème se pose donc quand on baise plus de 6 fois plus souvent avec capote que sans.

Je vous la refais: si sans capote vous auriez baisé seulement N fois avec quelqu’un qui s’avère contaminé, et qu’avec vous vous mettez à baiser M fois avec quelqu’un qui est contaminé, et que M est supérieur à 6 fois N, alors dans votre cas personnel le préservatif a augmenté vos risques d’être infecté par le VIH au lieu de les réduire.

Note: le risque d’être infecté lors d’un rapport non protégé avec une personne séropositive tourne autour de 1 pour 1000. Ça dépend des types de rapports, etc. mais je vais pas vous embêter avec tout ça, on parle juste de comparer un même cas avec et sans capote.

Cela veut dire que le fait de laisser le préservatif affecter la façon dont on gère sa sexualité est une stratégie risquée.

Exemple numérique, pour illustrer: prenons un taux de malades de 1 pour 100 et comparons deux situations:
1) Sans capote, vous baiseriez 5 fois seulement avec une seule personne,
2) Avec capote, vous vous permettez de baiser 120 fois avec 2 personnes.

En 1) vos risques sont de (environ) (1- (1-1/1000)^5) [risque de base à cinq reprises] * 1/100 [proportion de malades] = 1 pour 20040.
En 2) vos risques sont de (environ, toujours) (1 – (1-1/6000)^120) * 2/100 = 1 sur 2525, soit presque huit fois plus de risques d’être infecté.

C’est la magie des statistiques venant au secours de mon concurrent Ben16. Merdalor, pas moyen de l’attaquer non plus là-dessus: il y a bien des situations où le préservatif pose problème en affectant le comportement sexuel dans le sens de risques plus élevés, qui se trouve être aussi le sens contraire à la doctrine catholique.

Mais alors, s’il n’y a rien de raisonnablement attaquable dans les propos de l’autre Pape, pourquoi un tel acharnement ? Pourquoi Libération réclamerait pas moins que, accrochez-vous… sa démission ?

Cela doit tenir au rappel de fait central que nous venons de voir: se reposer sur le préservatif pour s’accorder des libertés sexuelles est dangereux. Si l’on regarde d’un peu plus près la formule utilisée plus haut, on voit deux choses:

  • Plus la proportion de malades dans une population est élevée, moins le préservatif aide à empêcher l’infection: au bout d’un million de rapports, avec ou sans capote c’est avant tout le fait que votre partenaire soit infecté ou pas qui va faire la différence. Et, qu’on soit fidèle ou pas, plus de partenaires (en même temps ou l’un après l’autre) c’est plus de risques de tomber sur un(e) malade. Autrement dit, c’est surtout la monogamie qui réduit les risques d’infection par le VIH, dans des proportions bien plus importantes que le seul port de la capote, dans de nombreux pays africains où le SIDA a pris une ampleur épidémique. Du pain bénit pour l’homme d’église Ben ! Qu’il s’appuie là dessus dans son message n’est jamais que du bon marketing – peut-être devrais-je débaucher quelqu’un de chez lui.
  • Le nombre de rapports a un impact exponentiel sur le risque d’être infecté. C’est pour cette raison toute bête que, malgré sa virulence relativement faible, le VIH fait de tels ravages.

Il me semble donc que ce qui gêne vraiment les critiques vociférants de Mister Pontife, ce sont ces simples faits qui leur sont jetés à la figure et qui ébranlent la foi qu’ils avaient placé dans le préservatif pour sanctifier la multiplication des unions charnelles. Les intégristes ne sont pas là où on les croyait…

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À propos jesrad
Semi-esclave de la République Soviétique Socialiste Populaire de France.

25 Responses to Détesteriez-vous autant Benoît 16 s’il était séropositif ?

  1. Crucol says:

    « En 1) vos risques sont de (environ) (1- (1-1/1000)^5) [risque de base à cinq reprises] * 1/100 [proportion de malades] = 1 pour 20040.
    En 2) vos risques sont de (environ, toujours) (1 – (1-1/6000)^120) * 2/100 = 1 sur 2525 »

    il y a une erreur me semble-t-il puisque la proportion de malade ne change pas a priori entre le cas 1 et le cas 2.

  2. bibi33 says:

    1/1000: correspond au risque de contamination avec une personne séropositive lors d’un rapport non protégé

    1/6000 : correspond au risque de contamination avec une personne séropositive lors d’un rapport protégé.

    PS : il me semble que le risque serait plutôt 7,5 fois inférieur ([100-87]*7.5= 100 avec capote que sans.

  3. Martini says:

    L’autre truc qui insupporte les post-modernes, c’est qu’un phénomène naturel (la maladie) puisse avoir des répercussions morales. Ou, alternativement, que la religion puisse avoir un bien-fondé objectif dans certaines situations.

  4. jesrad says:

    @Bibi33: pas sûr que ce soit la bonne façon de calculer ça… Je cite 87% mais d’autres sources avancent 85%, d’ailleurs.

    @Crucol: un seul partenaire en 1), deux en 2), je prends deux fois plus de chances de tomber sur un(e) partenaire malade (c’est légèrement inexact mais de toute façon j’arrondis le résultat final).

  5. ST says:

    Je m’étais fait une réflexion similaire en voyant l’ampleur prise par la polémique : je me disais que c’était bizarre, que probablement la phrase dénoncée était sortie de son contexte, que ce n’était probablement pas aussi simple. Et en effet, si on lit la phrase, le Pape ne dit pas qu’il ne faut pas utiliser de préservatif, ni que le préservatif ne doit pas être utilisé pour combattre le SIDA. C’est assez clair : « S’il n’y a pas l’âme, si les Africains ne s’aident pas, on ne peut résoudre ce fléau en distribuant des préservatifs ». Il y a un SI au début de la phrase quand même. En français, cela ne signifie pas que le préservatif ne peut résoudre ce fléau, cela signifie que le préservatif SEUL ne peut résoudre ce fléau. Et cela ne signifie pas que le préservatif ne peut pas contribuer à résoudre ce fléau.

    Du coup, en reprenant la citation de manière tronquée, et en déformant le sens, les journalistes qui rapportent ces propos laissent penser à tous ceux qui sont réceptifs aux messages du Pape, que le Pape aurait dit cela. Et comme il y a fort à penser que la majorité des gens n’auraient probablement jamais entendu ce message si la polémique ne l’avait pas mis en exergue, on en arrive au point où ce sont les critiques du Pape qui construisent et diffusent un discours dangereux, au motif qu’ils veulent le dénoncer. C’est finalement eux qui donnent une exposition maximale à une interprétation erronée de la position de l’église qu’ils créent de toute pièce, et font courir un risque éventuel à des populations pour lesquelles la parole du Pape est importante.

    Sinon, sur la question des statiques, rappelons l’étude (théorique et académique) de Steven E. Landsburg, More Sex is Safer Sex (http://www.slate.com/id/2033/), qui démontre que mathématiquement, une plus grande fidélité des individus implique une propagation plus rapide du virus, car elle concentre les infidélités sur un nombre limité d’individus, qui statistiquement vont voir leur risque de contracter le virus démultiplié. En diffusant ce risque sur une population plus grande, la diffusion du virus est plus limitée.

    Autre point intéressant et qui fausse aussi un peu les calculs ci dessus : http://home.uchicago.edu/~eoster/aids.pdf En substance, pour un rapport sexuel non protégé avec un séropositif, un africain a entre 4 et 5 fois plus de chances d’attraper la maladie qu’un américain. La différence s’explique par la prévalence d’autres maladies vénériennes comme l’herpès, très mal soignée en Afrique et qui accroissent considérablement le risque de propagation du VIH : conclusion, soignez ces maladies (plus facile et peu couteux), et vous diminuerez spéctaculairement la diffusion du VIH.

    Statistiques, a priori et morale font rarement bon ménage.

  6. Mateo says:

    «Exemple numérique, pour illustrer: prenons un taux de malades de 1 pour 100 et comparons deux situations:
    1) Sans capote, vous baiseriez 5 fois seulement avec une seule personne,
    2) Avec capote, vous vous permettez de baiser 120 fois avec 2 personnes.»

    Avec ou sans capote, je baise autant! Sauf que dans le deuxième cas je fais confiance en la personne (que je connais bien, que je fréquente depuis longtemps etc.). Je ne pense pas être un cas unique, mais au contraire représenter le comportement le plus répandu.

    (Et puis merde, la vie est un risque! Qu’est-ce qu’on s’emmerderait si on ne prenait pas de risques, si on vivait dans un monde aseptisé, sans drogues (légales ou pas), sans débordements, sans briser les interdits, en ne faisant que suivre le chemin tracé par la (les) morale(s)…)

  7. bibi33 says:

    @Mateo

    Aujourd’hui il est écrit en gros sur les paquets de cigarettes Fumer Tue, tous les sites internet en relation avec la nourriture ont un lien vers manger-bouger.fr, pour l’alcool c’est consommer avec modération.

    Par contre pour les capotes aucun message explicite, on continue de faire croire que le préservatif protège de tout sauf de l’amour.

    C’est quand même bizarre!

  8. jesrad says:

    « Avec ou sans capote, je baise autant! »

    Félicitations ! Vous êtes rationnel.

  9. Mateo says:

    Voyons Jesrad, depuis quand tu me vouvoies? 😉

    Ah, donc tu baises tout seul ? Milles excuses 😀

  10. Stan Selene says:

    Well done Jesrad!

  11. Adrienho says:

    @ST
    Il n’y a rien de moins rigoureux que les « mathématiques » de l’article de Steven E. Landsburg, More Sex is Safer Sex…! Et je sais de quoi je parle, étant prof de maths moi-même.
    Bien sûr, il paraît évident que pour les gens qui désirent multiplier le nombre de partenaires, il y aurait moins de risque si tout le monde couchait avec tout le monde… Mais même si je ne suis pas un « père la morale », je préfère me contenter de ma femme qui se contente de moi : risque zéro, et tant pis pour les autres à qui nous ne ferons pas profiter de notre sécurité… lol !
    Cela étant, je n’ai rien contre le principe de ne pas se contenter d’un seul partenaire, surtout pour les gens non (ou mal) mariés : dans ce cas je pense que comme souvent, un comportement responsable et individuellement choisi peut limiter le risque pour soi et pour les autres, donc utiliser le préservatif… et essayer de bien choisir ses partenaires. D’accord, là je fais preuve d’ostracisme envers ceux qui ont des comportements à risque, mais chacun est libre de choisir !
    Au pire, si le comportement responsable et moral de certains rend le comportement « différent » des autres plus risqué, ça ne me gêne pas vraiment. Je n’ai rien contre le risque, mais chacun doit assumer la responsabilité de ses actes.

  12. jesrad says:

    Pour l’histoire du « more sex is safer sex » je pense que ça ne fonctionne qu’en prenant avantage de la différence de progression du risque entre plus de partenaires (linéaire) et plus de rapports (exponentiel ?), ce qui n’est possible que si la proportion de malades dans la population est infime. Non ? En tout cas c’est inapplicable aux pays d’Afrique où il peut y avoir plus d’un tiers de séropositifs…

  13. Adrienho says:

    Je ne sais pas, en fait le lien pointait vers un article qui ne fait pas d’analyse complète du problème, et se réfère à une autre analyse que je n’ai pas pu trouver… En tous cas, je pense comme vous que cela ne concernait pas le cas de l’Afrique trop contaminée.

  14. bruno says:

    Bah… de toute façon, il y a de bonnes chances que le VIH ne cause aucunement le Sida… Ou dit autrement, les données utilisées pour appuyer ce lien de causalité sont tellement biaisées (non, pas baisées) que finalement ça ne vaut pas le coup de se prendre la tête avec des calculs capote/pas capote, qui sont tout aussi incertains…
    Bon, par contre, il y a quand même d’autres MST « authentiques » qu’il vaut mieux éviter…

    Ah, et vu qu’on va me poser la question, lisez ceci : http://www.duesberg.com/papers/chemical-bases.html
    (je veux dire, lisez-le vraiment, ne vous contentez pas des opinions que vous trouverez à foison sur le web à propos de l’auteur principal)

  15. jesrad says:

    « il y a de bonnes chances que le VIH ne cause aucunement le Sida »

    Déjà vu, et ça ne me convainc pas. Quand bien même ce ne serait pas spécifiquement le VIH qui cause le SIDA, ce serait un autre (rétro)virus du même genre ou quelque chose de comparable qui se trouve dans le sang et quelques autres fluides, vu les circonstances de contamination (et de non-contamination).

  16. sami says:

    Il me semble que l’une des prévisions qualitatives que l’on peut faire lorsqu’une maladie dont l’agent causal est viral est que la proportion de personnes infectées est équiprobable selon le sexe or la proportion dans les pays développés est de 2:1 en « faveur » des hommes 25 ans après.
    De plus selon l’interview de Luc Montagnier par Djamel Tahi, la méthode utilisée par le Pr ne permet en aucun cas d’isoler et de purifier un virus comme agent causal d’une maladie or tout les travaux sur le Sida/VIH sont basés sur sa « découverte » dont il a eu le prix Nobel…

  17. bruno says:

    Justement, les données épidémiologiques sont loin d’être consistantes avec une transmission infectieuse, c’est d’ailleurs un des arguments-clés de Duesberg (« AIDS is not contagious and non random »)… Il y a par exemple chaque année des milliers de cas d’hépatite virale causés par une transmission accidentelle chez les personnels de laboratoire (piqures…), et aucun cas de sida…

    Pour ceux que ça intéresse, allez voir la série des 4 articles originaux sur la découverte du VIH, publiés par Gallo en 1984 dans Science… Il est hallucinant que ces travaux aient pu du jour au lendemain instituer le VIH comme cause unique et essentielle du sida : quand on les lit, absolument RIEN ne prouve la moindre causalité, juste une corrélation très mauvaise avec le nouveau test VIH sur un échantillon de quelques dizaines de patients ! (contre une corrélation de 100% avec la consommation de drogues)

    Evitez en tout cas de lire les articles de vulgarisation, quel que soit le bord… Focalisez-vous sur les publications scientifiques originales, pour la simple raison que… c’est un sujet très complexe.

  18. bruno says:

    so what?
    le VIH est un virus, et qui à ce titre peut infecter de nouvelles cellules…
    quel rapport avec la cause du sida ?
    regarde plutôt, chez un malade, la proportion de T-cells infectées et exprimant le VIH (je ne parle pas de la fameuse « charge virale » qui ne fait aucun distingo entre virus viable et morceaux d’ARN, mais des retrovirus réellement actifs) : environ 1 sur 500…
    tu en perds plus que ça en te faisant une simple coupure… vu le cycle de réplication du VIH d’environ 24h (comme la plupart des retrovirus), c’est pas ça qui risque de te tuer… et encore, faudrait-il que le VIH tue effectivement les T-cells, ce qui est loin d’être le cas, mais je vais pas m’appesantir…
    manifestement, ton opinion « pas convaincue » à propos de l’hypothèse de Duesberg repose sur une lecture en diagonale… quel dommage de ne pas mieux exploiter à son profit de l’information gratuite de qualité 😉

  19. bruno says:

    bof moi aussi…
    je ne peux que répéter ce que j’ai dit :
    « Evitez en tout cas de lire les articles de vulgarisation, quel que soit le bord… Focalisez-vous sur les publications scientifiques originales, pour la simple raison que… c’est un sujet très complexe. »

    enfin, ce que j’en dis, hein… heureusement, je n’ai nulle croisade à mener…!

  20. sami says:

    Les rétrovirus n’ont pas d’activité cytolitique sauf cas rarissime car les rétrovirus sortent de la cellule par bourgeonnement et ne perforent donc pas la cellule hôte. Il faut vraiment que ça grouille de particules virales à l’intérieur de la cellule pour que les bourgeonnements ne permettent pas de compenser la pression interne exerçée par le grouillement, faisant éclater la cellule.(cas rarissime chez les rétrovirus)
    Sur un site usinfo.state.gov/journals hélas disparu, un scientifique du CDC répondait point par point aux arguments de la « dissidence » et reconnaissait sur ce point que effectivement le VIH n’infectait qu’une cellule T sur 500 mais que pontuellement, il rentrait dans un cycle de grande virulence en ce multipliant de façon considérable (sous-entendu faisant éclater les cellules T). Malheureusement il n’a pas cité d’études pour confirmer ses propos.

  21. sami says:

    Pour Eleni Papadopoulos-eleopoulos, le virus de Luc Montagnier n’existe pas. En étudiant la spécificité des tests VIH, elle est arrivée à la conclusion qu’ils ne le sont pas et ils ne sont pas standardisés. Dans son étude d’un pays à l’autre tu peux être positif ou négatif. Dès lors l’étape d’isolation/purification n’a pas été réalisée, indispensable pour identifier les prot spécifiques de l’agent viral causal s’il y a. http://www.sidasante.com/themes/isolement/papadopulos_geneve_1998/index.htm
    Les antigènes du « virus » seraient des protéines cellulaires telles que l’actine.
    Selon Dr Roberto giraldo tout le monde déclenche posisitif au test vih au facteur de dilution habituelle des sérum pr les testes.
     » Les dilutions si extraordinaires des sérums à tester (400 fois pour Elisa, 50 fois pour le Western Blot) me surprirent depuis le début  » dit Giraldo.  » Pour la plupart des tests sérologiques d’anticorps, on utilise du sérum pur, non dilué. C’est le cas, par exemple, des tests Elisa utilisés pour diagnostiquer les hépatites A et B, la rubéole, l’histoplasmose, le cryptocoque, le tréponème de la syphilis etc… Pour certains germes, les tests Elisa requièrent une dilution légère du sérum : 1/16 pour rougeole, varicelle, oreillons, 1/20 pour le cytomégalovirus (CMV) et 1/10 pour le virus d’Epstein Barr (EBV) « .

    Ces légères dilutions affinent sans doute la précision des résultats positifs (identifiant les patients réellement infectés) et des résultats négatifs (les non-infectés).

    Pour les tests VIH cependant il n’existe aucune donnée d’isolement de virus pouvant justifier ou expliquer les niveaux de dilutions.

     » Pendant des années, j’ai cherché dans la littérature médicale et dans la documentation des fabricants pour trouver la raison de ces fortes dilutions. J’ai même téléphoné aux délégués de ces firmes fabriquant les tests. Ils ne pouvaient, au mieux, que me répondre : « les tests ont étés étalonné comme ça… ». J’en conclus qu’à la question : pourquoi diluer ? seuls peuvent répondre les membres de l’équipe Gallo du NIH qui mirent ces tests au point et les présentèrent en 1984. (Science 4 mai 1984).  »
    ou encore,
     » Ma curiosité me conduisit à faire une expérience au laboratoire médical de Yorktown Heights, NY. Je pris d’abord un échantillon de mon propre sang qui, à la dilution mystérieusement requise de 1/400, s’avéra négatif. Je refis alors des tests avec le même échantillon de sang, mais sans le diluer (1/1). Ainsi testé pur, le sérum donna à chaque fois une réaction positive.

    Ensuite je testai le sérum non dilué d’autres sujets dont le sérum dilué à 1/400 était négatif. Tous ces sérums, comme le mien, réagirent positivement lorsqu’ils furent testés non dilués.
    Bref en somme ce ne serait pas des tests qualitatifs mais quantitatifs à seuil de déclenchement.

  22. bruno says:

    Sami, tu as mis le doigt sur l’un des plus gros problèmes de l’hypothèse VIH/SIDA…

    Malgré une imagination sans limite et des modèles tous aussi fantaisistes les uns que les autres (une pensée pour David Ho, « man of the year » en 1996 pour… un modèle complètement bidon), personne n’a jamais pu encore expliquer de manière convaincante la pathogenèse de l’infection VIH…

    Ou dit autrement, comment un virus non cytolitique, peu virulent, et maintenu en constant respect par le système immunitaire y compris dans les phases avancées d’immunodéficience (!), peut-il être la cause d’autant de destruction…?

  23. sami says:

    De toute façon je n’ai pas la possibilté de vérifier la véracité de leurs propos ainsi que les publications originales. Je me contente de données d’observation sur les sidéens provenant pas des dissidents.
    Encore une fois une maladie d’origine virale ou bactérienne d’ailleurs doit satisfaire le critère aléatoire selon sexe. Un virus n’est pas doté d’une personalité et donc de faire des choix et donc de discriminer selon sexe.
    Le scientifique du CDC stipulait qu’à l’échelle mondiale on a la proportion respectée de 1:1, en Afrique également : c’est une condition nécessaire mais pas suffisante car il faut cette proportion dans tout les endroits du monde où la population est touchée et il suffit d’un contre exemple pour invalder le critère. Ce contre-exemple est donné par les pays européens et de l’amérique Nord. Pour expliquer cette proportion de 2:1 jadis 80:20 pr les hommes, il expliquait que tout simplement les sujets à risque étaient essentiellement de sexe masculin (homo/toxico) et dnc on trouve cette proportion chez les sidéens.
    Mais les homos peuvent parfaitement contaminer les femmes hétéros par l’intermédiaire des bisexuels. On ne peut pas réduire les toxico à la toxicomanie et le mode transmission par seringue. Ce sont aussi des êtres sexués et avoir des rapports non protégés surtout entre 1980-1984 avec des nanas non toxico et de même des femmes toxicos (les putes par ex) coucher avec des mecs non toxicos qui iront contaminer des femmes non toxicos et ainsi de suite. Bref on aurait dû avoir depuis longtemps la proportion 1:1. Et ceux qui disent « mais on’est passé de 20% à 33% se rapprochant progressivement des 50% » laissez moi rire!
    Deuxièmement le critère « monocausal », si j’ai bien compris le VIH détruit les cellules T4, privé de défense immunitaire intra et extracellulaire vous mourrez de maladies opprtunistes locales.
    Qu’il y ait des disparités dans les maladies opportunistes d’une région à l’autre du monde c’est normal. Mais dans une même localité, on devrait avoir une égalité devant les maladies opportunistes locales. Sur le long terme avec suffisamment de sidéens on devrait chez les sidéens issus de chaque groupe à risque des ratios de maladies opprtunistes similaires. Or dans les pays européens et de l’Amérique Nord les Homos sont particulièrement touché par le sarcome de kaposi alors qu’il est rare chez les toxicos et hémophiles. Bref un contre exemple qui invalide le critère monocausal.
    Les critères aléatoire et monocausal ne sont pas satisfaits.
    La proposition selon laquelle  » le VIH est le seul et unique agent causal de la maladie » est sujet à caution.
    Autre question: Le vih est d’origine siemiesque. Pourquoi la transmission du singe à l’homme s’est-elle fait chez les homos et toxicos ?
    voilà moi aussi je n’ai pas de croisade à mener mais je garde mon esprit critique.

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