La formation, pour des chômeurs mieux surdiplômés

Communiqué de l’Agence Fausse Presse:
François Fillon a révélé la semaine dernière son arme de prédilection alors que le chômage explose: la formation professionnelle. « Il est urgent » a-t-il déclaré au siège de la SNCF, « dans ce pays où on trouve des caissières à BAC+5 et des doctorants précaires, de surdiplômer un peu plus les chômeurs. »

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9 Responses to La formation, pour des chômeurs mieux surdiplômés

  1. alainAlinePerrotMarcSapristi du 13 dit :

    L’économie est complexe, transmettre les théories fondamentales est nécessaire pour comprendre le déroulement et les interactions des agents et des multiples facteurs entre eux.

    C’est ce qu’on essaie de faire ici. Au fait, comprenez-vous bien toute la subtilité du sens technique de ce mot: « complexe » ?

    C’est aussi une science précise, il n’y a rien de politique, l’économie n’est pas libérale, les libéraux s’appuient dessus pour expliquer leurs stupides positions sur l’Etat.

    Non. Les libéraux s’appuient sur des concepts fondamentaux de justice pour justifier leur positions dans tous les domaines, économie, droit, politique, etc. Et c’est ce point visiblement que vous ne semblez pas comprendre, et que je vous reproche singulièrement.

    Chercher à discréditer sans cesse l’etat et la démocratie devient à la longue un peu lourd.

    Je n’ai pas besoin de discréditer l’état, il s’en charge très bien tout seul, comme le prouve l’actualité comme l’Histoire – je ne fais que profiter de l’occasion pour la rigolade. Quant à la démocratie, c’est pour moi un idéal à poursuivre et atteindre au plus vite.

  2. enerPerrotMFAlineVastiAlinMarc du 13 dit :

    Pour moi, dès qu’on pense qu’il faut protéger les hommes d’eux-mêmes, on est contre le laissez-faire. Qui décide quand il faut protéger ? Sinon d’autres hommes qui se placent dans un rapport hiérarchique par rapport aux autres. Par exemple, je suis un homme de gauche un peu communiste et un peu socialiste, mais je n’aime pas certaines de ces idées parce qu’elles sont toutes convaincues qu’il faut protéger les hommes d’eux-mêmes(c’est une contradiction mais je l’assume)

    Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas être pour la liberté en même temps que vouloir protéger les hommes d’eux-même. C’est par exemple ma propre position.

    Je crois que personne ne sait ce qui est bon pour les autres. Penser disposer de cette aptitude est très prétentieux. Tous les managers, consciemment ou non, font preuve de cette prétention. Ils la manifestent souvent par le port du costume qui renforce leur autorité (pas naturelle du tout).

    Du moment que tu as un manager, que tu acceptes cet ordre des managers, tu n’es pas dans une logique du laissez-faire puisque, à un moment ou à un autre, le manager ne te laissera pas faire.

    En ce qui me concerne, je suis l(a plupart d)es indications de mon patron parce que c’est ce j’ai envie de faire, parce que je sais comment et pourquoi cela concourt aux intérêts de chacun. Et je désobéis lorsque ce n’est pas le cas. J’ai aussi exposé sur ces pages les problèmes intrinsèques de ce mode d’organisation dans les entreprises privées.

    Que mon patron ne me laisse pas faire n’importe quoi n’est pas une atteinte à ma liberté tant qu’il ne franchit pas la ligne tracée par la propriété. On ne saurait concevoir la liberté autrement qu’universelle, définie pour tout le monde à la fois pareil, sinon ce serait une contradiction dans les termes et donc aussi dans la pratique.

    Je sais bien que le laissez-faire absolu n’existe pas puisque les contingences s’imposent à nous. Toutefois il y a une énorme distance entre les contingences et les managers qui ne me paraissent pas du tout contingents, puisqu’on peut vivre sans eux.

    En réalité, non, on ne peut pas toujours vivre sans eux. Je vous conseille sur ce sujet la lecture éclairante de « The nature of the firm » de Ronald Coase, qui explique pourquoi les entreprises organisées existent et quel rôle elles remplissent. Notez bien que les objections mentionnées plus haut restent applicables.

    Autre chose: il convient de toujours distinguer contrainte et coercition. La contrainte vient des circonstances naturelles, elle est exempte de la volonté d’autrui, tandis que la coercition s’impose à nous uniquement comme conséquence de la volonté d’autrui et n’existerait pas sinon.

    Il y a une autre cause possible d’incompréhension entre les libéraux et moi.

    Une « autre » cause d’incompréhension ? Je trouve pourtant que jusqu’ici vous êtes du même avis que les libéraux vis-à-vis des managers, au contraire.

    Je ne fais pas de différence entre les contraintes imposées par l’État et celles imposées par les hommes eux-mêmes. Mon ennemi n’est pas plus l’État qu’un manager. Je les range dans le même sac, même s’ils ne tirent pas leurs revenus des mêmes sources.

    Mais c’est pareil pour un libéral, qui traite justement l’état comme n’importe quelle organisation privée ! Rothbard par exemple a passé pas mal de temps à expliquer pourquoi les états ne sont pas grand chose de plus que des bandes de mafieux ordinaires, qui se sont simplement auréolés de mystique et de propagande pour se glorifier et rester impunis. Les libéraux mettent précisément tous les individus dans le même sac, du criminel privé qui dépouille une vieille dame à « l’homme de main », fonctionnaire des impôts, qui lui réclamera une part de ses revenus.

    Si, en tant que libéraux, on croit que le marché peut s’autoréguler sans organe de contrôle pourquoi ne pas croire que les hommes peuvent faire de même ? C’est ma question.

    Mais figurez-vous qu’ils peuvent le faire et l’ont fait à de nombreuses reprises dans l’Histoire. Vous partez de l’hypothèse « les hommes ne peuvent pas s’autoréguler » pour arriver à la conclusion qu’ils ne peuvent pas s’autoréguler, c’est une pétition de principe.

    Notez que je ne présente que ma position, anarchiste, et qu’il existe de nombreux libéraux qui pensent comme vous que les hommes ne sauraient s’autoréguler, et qui pour cette raison défendent l’existence d’un état cantonné à cette tâche de protéger les gens contre eux-mêmes, et rien d’autre. Mais c’est pas mon truc.

    Personnellement, je crois que si le marché peut fonctionner librement, les hommes aussi. Je ne limite pas la liberté aux échanges économiques. Je suis même persuadé que sans liberté généralisée le libéralisme économique sera toujours défaillant.

    Pareil pour les libéraux: chaque fois que le Droit est piétiné, que ce soit par des criminels portant képis, écharpe tricolore ou uniforme, ou par les criminels ordinaires privés qui ne prétendent par représenter les intérêts de leurs victimes et faire leur bien malgré eux, cela crée des distorsions et réduit l’efficacité de l’ensemble. On peut s’y opposer soit au nom du Droit bafoué (normativisme) soit au nom de leurs conséquences néfastes (conséquentialisme), mais le résultat est le même.

    Si les hommes individuellement ne sont pas capables de dire non, rien n’empêchera un pollueur de polluer car ses employés lui obéiront. Le libéralisme défaille aujourd’hui car il est bancal, s’appuyant sur l’autorité des managers (sans parler de celle de la pression financière).

    Non, le libéralisme ne s’appuie en rien sur les managers, et les managers sont aussi rarement libéraux que n’importe qui d’autre.

    Quand les libéraux souhaitent moins d’État, je suis d’accord mais je ne les comprends pas du tout quand ils ne souhaitent pas moins de management. L’État est un système de management comme un autre. D’où la schizophrénie.

    Non, l’état n’est pas un « système de management comme un autre », il a besoin, par définition, d’établir un monopole de l’usage de la violence et de la souveraineté sur un espace géographique donné, ce qui viole nécessairement la souveraineté individuelle de chacun et entraîne d’inévitables agressions contre ses sujets. Cet aspect est caractéristique de l’état, c’est ce qui le distingue de toute autre forme de système de gestion.

  3. Gaël dit :

    A la lecture de cet échange, mon cerveau se met à bourdonner de questionnements par rapport à une notion qui me semble sous-entendue par celle d’État: la nation. Ces termes proches ne recouvrent pas tout à fait la même chose, puisque par nation on entend le peuple alors que l’État c’est plutôt son régime politique.
    Peut-être y a-t-il une vraie question derrière tout ça, de l’utilité de la notion de nation, ou peut-être me fourvoies-je complètement ^^ En tous cas, ça me vient à l’esprit parce que je me souviens de lectures du temps jadis, quand j’étais jeune et que je me gavais de SF, genre littéraire où sont décrits maints mondes sans frontières et tellement plus proches de l’idéal libéral… Je me dis qu’il y a peut-être un frein intellectuel induit par ces frontières.

    @Jesrad : petite erreur 404 sur le lien concernant « l’anarchie pour les nuls »

  4. sorinAlineLagarSapristiPerrotMarcAlain du 13 dit :

    Si la propriété privée des moyens de production est inhérente à la civilisation humaine, alors comment pouvons-nous expliquer le développement de la société humaine ? Comment pouvons-nous expliquer les millénaires d’existence humaine sans qu’il n’y ait de cette  » propriété  » ?

    Où avez-vous vu des millénaires d’existence sans propriété privée ? De tout temps les idnividus disposaient de biens qui leur étaient propres et qu’ils n’appréciaient pas qu’on leur chipe. Si vous voulez simplement parler de la mise en commun de produit de la chasse, comme on se l’imagine souvent, il s’agit d’une simple stratégie de survie qui tient plus de l’assurance mutuelle que de la propriété collective des moyens de production (qui n’était pas pratiquée: le chasseur garde et entretient SA lance).

    Et comment pouvons-nous expliquer la transformation des formes de propriétés à travers l’histoire, l’esclavage, le féodalisme, les différentes formes de despotisme asiatique et, finalement, l’émergence du capitalisme dans les 500 dernières années ?

    Par l’analyse systémique: l’humanité est un système dissipatif toujours en phase de percolation, dont les différentes phases oscillent chaotiquement entre les deux « attracteurs » de la catallaxie et de la hiérarchie.

    Les formes de propriétés capitalistes ne sont pas plus ancrées dans la nature humaine que ceux correspondant à l’esclavage ou au féodalisme.

    Bien sûr que si, et c’est ce qui explique qu’on les retrouve sous une forme ou une autre dans TOUTES les civillisations sans exception, comme l’ont noté les anthropologues et/ou historiens du droit C. Renfrew, J. Haudry, P. Simonnot, G. Berthu et L. Lévy-Bruhl cités par Patrick Simon dans “Le droit naturel: ses amis et ses ennemis”

    Les historiens qui dénoncent la révolution socialiste comme étant un crime contre la nature humaine et l’essence de l’homme sont les équivalents contemporains des prêtres d’une période antérieure, qui sanctifiaient la société féodale en prétendant qu’elle était en accord avec la volonté de Dieu.

    Non, mais vous pouvez toujours essayer d’argumenter pour le démontrer. Si vous le pouvez.

    Mais, malgré les bénédictions de l’Église, la société féodale et ses formes de propriétés ont été remplacées par le capitalisme, tout comme d’autres formes plus anciennes de société ont été remplacées par le féodalisme.

    Alors comment pouvons-nous alors expliquer le processus historique ?

    Comme plus haut: catallaxie, hiérarchie, émergence et chaos. C’est la thèse centrale de ce blog. Pour la découvrir, vous pouvez commencer par ceci puis embrayer avec ça et ça, et enfin voir comment ça s’applique aux phénomènes de civilisation humaine avec ceci et son complément

  5. Mateo dit :

    @ MachinDu13

    Comme d’habitude, vous changez de sujet lorsqu’on vous propose des contre-arguments…

    Je voulais juste préciser un point TRÈS important que vous, et sûrement beaucoup d’autres (moi y compris il y a quelque temps), n’avez pas compris: ce que dénoncent les libertariens, c’est le MONOPOLE légal de la violence que s’octroie l’État.

    Les libertariens (corrigez moi si je me trompe) n’ont rien contre les systèmes organisationnels auxquels on est libre d’adhérer et dont dont peut partir librement. Par exemple, les kibboutz, système communiste auquel on peut librement adhérer et qu’on peut quitter librement, sont tout à fait « compatibles » avec le libertarianisme.

    C’est l’obligation « d’adhérer » qui est dénoncée par les libéraux.

  6. alainAlineAlloAlluileSapristiSaucisse du 13 dit :

    Je n’ai pas besoin d’argumenter, [ad hominem ridicule et procès d’intention]

    Il vous raconte qu’il n’y est pour rien dans la Crise et que [homme de paille]

    Tiens donc, [homme de paille]

    [pétition de principe]

    [pétition de principe]

    [pétition de principe]

  7. Martini dit :

    « Je n’ai pas besoin d’argumenter »

    On avait remarqué. Pour être ridicule, nul besoin de faire ce genre d’efforts.

  8. alineAlainEponge du 13 dit :

    Il faut privatiser, transférer les richesse usurpées de l’état vers le privé qui a produit ces richesses et en est le légitime propriétaire, déréglementer, réduire renforcer, diversifier et simplifier les programmes de sécurité sociale, diminuer voire abolir renforcer et pérenniser la protection contre le chômage et la précarité en l’appuyant sur la coopération sociale par le marché plutôt que sur la contrainte étatique aux mains des lobbies et des partis politiques, supprimer les programmes de subventions au logement et le contrôle de loyer qui enfonce les plus pauvres, comme le prouve la différence abyssale entre la France, où l’on réglemente et contrôle l’immobilier à fond, et le Canada où on ne le fait pas, et anéantir le pouvoir syndicale les privilèges des nouvelles corporations.

    Quel cauchemar grand rêve !

    Ce serait la concrétisation du monde rêvé de Hayek,de Freidman et de tous les libertariens.

    J’ai corrigé de menues erreurs qui s’étaient glissés dans votre prose.

  9. alineAlainEponge du 13 dit :

    Je vois des néo-libéraux partout ! Au secours !

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