Commande spéciale pour les banlieues

Communiqué de l’Agence Fausse Presse:
Encore une mesure du ministère tout neuf de la relance de la criiiiise: Patrick Devedjian, passablement éméché, a annoncé brièvement ce soir lors d’un toast que l’état allait acheter les voitures invendues des constructeurs automobiles français pour alimenter les feux de célébration du nouvel an en banlieue, cette nuit.

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I'm a stuffed penguin, and I hate you.

6 Responses to Commande spéciale pour les banlieues

  1. Stan says:

    Excellent! 😀

  2. sam_00 says:

    Mort De Rire …

    J’avoue que lorsque, mercredi, j’en entendu à la radio le dispositif de sécurité déployé, je me suis demandé si nous n’étions pas en guerre …

    ce soir ou demain, peut-être connaitrons nous le nombre de citoyens qui vont commencer l’année en se retrouvant dans la merde … et le nombre de contribuables appelés à contribuer au remboursement de leur biens détruits par quelques débiles qui attendent une place au bagne.

    bonne année à tous quand même … elle va être rock and roll celle là ! 😉

  3. Zapatero says:

    Tres tres bon!

    Cela me rappel un texte de Bastiat, ou il explique l’importance de ce que l’on ne voit pas pour construire une bonne theorie economique. Ainsi, si certains pourraient preconiser que les enfants cassent des carreaux, des vitres, pour ainsi aider les fabricants de fenetres et leur industrie associee, il faut s’attarder, en fait, sur ce que l’on ne voit pas. C’est a dire sur la non inversion d’une certaine somme d’argent, celle servant a reparer le carreau casse, dans l’objectif choisit par le proprietaire du carreau.

    Cela etant dit, je prefere ne pas voir en quoi nos dirigeants depenssent notre argent: C’est pas une mauvaise idee celle que vous ennoncez!

  4. Perrot du 13 says:

    Bien sûr,il est très facile pour un libertarien de convaincre un citoyen ordinaire nord-américain que le libertarianisme est la voie à suivre pour que, en tant qu’individu, nous puissions nous épanouir pleinement : le libertarien est anti-gouvernement, pour le libre choix du consommateur, lutte contre les abus de pouvoir, considère que la propriété est un droit inaliénable et que chacun a le loisir de pratiquer la religion ou les croyances qui lui plaît.

    Comme toutes les utopies, tout va bien tant qu’elle demeure théorique.

    Le libertarianisme a connu dans divers domaines des applications concrètes, historiquement, et à chaque fois avec succès. Je vous conseille en particulier les études historique de Terry Anderson et Peter Hill sur le Far West.

    Quand on y regarde de plus près, et qu’on va au-delà du simple petit questionnaire politique Web à quadrants, on se rend compte finalement que le libertarianisme est non seulement inapplicable, mais qu’il pose de sérieux problèmes à la survie d’un très grand nombre d’individus.

    Foutaise. Nous allons y revenir de suite.

    Les libertariens prônent le « libre marché » cependant que très peu d’entre eux savent en toute connaissance de cause ce qu’un libre marché a comme conséquence sur l’économie humaine normale, de la vie de tous les jours.

    Bien sûr que si. Par exemple je veux la liberté d’assurer mes dépenses de santé en Suisse plutôt qu’auprès de la sécu, en connaissance de cause. Et quand on voit dans quel état l’interventionnisme plonge le monde d’aujourd’hui, on ne peut que conclure la même chose que Ronald Coase quand il a étudié les effets réels et non pas théoriques ou supposés des mesures gouvernementales: toutes ces mesures, sans aucune exception, sont contre-productives et inutilement coûteuses, et parfois même meurtrières – et ce dans le monde réel, dans l’économie de tous les jours !

    Ils n’offrent que très peu de réponses adéquates pour ce qui concerne la vieillesse, la maternité, l’élevage des enfants (au sens de s’assurer que les enfants comprennent et prennent leur place dans le monde des adultes), les handicaps mentaux et physiques, la maladie mentale, les pandémies.

    Bien sûr que si. Votre ignorance très profonde de ce que proposent les libertariens ne veut pas dire que ça n’existe pas. Exemples immédiats, sur ce même blog: l’usage correct de la propriété privée pour lutter contre la pollution, la raréfaction halieutique et la disparition des espèces animales, la liberté appliquée à l’école et même à l’enseignement tout entier, le libéralisme appliqué aux retraites (y ajouter les services à la personne) en ce qui concerne la vieillesse… Il suffisait d’utiliser la case de recherche, en haut à gauche, flemmard.

    Bien souvent, ils se rabattront sur des écrits théoriques composés par des Hayek, des Ayn Rand ou Nietzche,

    Nietzsche, libéral ? Grotesque. Et méfiez-vous: ses fans ne vous pardonneront jamais de le traiter de libéral, et ils sont parfois pires que ceux d’Ayn Rand.

    Maintenant que j’y repense, à part quelques citations, je n’ai jamais rien lu d’Ayn Rand ou d’Hayek.

    ou, plus souvent, emprunteront en bricolant du mieux qu’ils le peuvent d’autres doctrines politiques au passé douteux (certains sont content de s’en remettre à la sélection naturelle selon Darwin alors qu’ils n’ont jamais lu le livre Origin of the Species et ne se rendent pas compte qu’ils sont en train de tomber dans l’eugénisme…)

    Le libéralisme ne fait pas de darwinisme, puisqu’il établit justement la supériorité de la division du travail et la coopération sociale sur la compétition et le « winner takes all » (qui prévaut pourtant toujours en matière de système de gouvernance, comme dans les élections). Et historiquement, ce sont toujours les anti-libéraux les plus violents ou les plus vicieux qui pratiquèrent l’eugénisme, jamais les libéraux – vous pouvez vérifier !

    De toute façon l’eugénisme est une forme de constructivisme biologique voire social, il implique une intervention « supérieure » d’autorité et nie l’inaliénabilité des droits égaux de chacun, ce qui le rend incompatible avec le libéralisme.

    Le libertarien a souvent le beau jeu d’un argument parce qu’il peut rester vague et donner l’impression qu’il laisse aux individus le choix de ce qu’il veut vivre, alors qu’en réalité, il tente de masquer le grand vide idéologique qui s’est creusé depuis qu’il a décidé sa défection du camp des « Étatistes »

    Je peux puiser librement dans près de trois mille ans de pensée philosophique, chez Lao Tseu ou Confucius, les Stoïques, les Cyniques, les Augustiniens, les Thomistes, les Scolastiques, les philosophes des XVII et XVIIIèmes siècles, les mouvements anarchistes du XIXème siècle, la praxéologie de l’école de Vienne, le Discordianisme et le Zenarchisme, les catallarchistes et anarcho-capitalistes modernes, etc. Loin d’un vide idéologique, l’embarras du choix est grand, et c’est pour ça que ce qui occupe le plus les libéraux quand ils discutent entre eux c’est de faire une sélection cohérente dans tout ça, et de débattre des subtilités qui différencient chacune de ces sélections personnelles.

    En attendant, vous, vous avez surtout fait étalage de votre mécompréhension de ce que signifie même ce mot: libéralisme, et de ce que cherchent vraiment ceux qui s’en réclament.

  5. sapristi du 13 says:

    Le progressiste est généreux, laïc athée, forcément social(iste), défenseur du pouvoir public (plutôt que du pouvoir d’achat), égalitaire (même si ça ne veut rien dire de tangible) avec un sens aigu de la fraternité. C’est le prototype de l’homme de l’amitié, de l’amour, et même du vivrensemble et de la mixité sociale, et des bonnes intentions qui dérapent systématiquement. Sa voix se mêle d’ailleurs à tous les gauchistes, altermondialistes et autres partisans vaguement marxisants de la France qui adore tant se déclarer charitable, ce beau soleil nouveau dépassé à l’heure de la mondialisation forcément malheureuse. Avec ses amis progressistes, il signe des pétitions pour interdire le travail des enfants dans les usines de Nike, Gap et autres multinationales forcément maléfiques au Bangladesh, en Inde ou au Népal, et se félicite lorsque qu’il les force à licencier les petits enfants pour ne garder que des adultes dans ses usines, condamnant ces enfants à la prostitution, l’esclavage domestique et la famine. Ou alors il fait pression pour interdire le vilain DDT, entraînant la mort indirecte de 92 millions de pauvres africains. Mais bon, le progressiste s’en fout, puisque seule sa posture compte.

    En revanche, disons le tout net : le libertarien est l’ennemi de la solidarité,il est forcément égoïste, parce qu’il soutient les industriels qui paient 6 ou 7 fois le salaire minimal dans les pays du tiers-monde et font vraiment disparaître le travail des enfants sur le long terme ; au lieu de consommer local et bio comme le progressiste pendant que le reste du monde souffre en silence.

    En revanche, le progressiste est génial, lucide, intelligent, et écoute du Manu Chao. Forcément pauvre, forcément exploité, injustement méprisé (même si on n’entend que son opinion dans les principaux médias de son pays), avec une vision forcément juste du monde, hypertrophie du sentiment généreux jusqu’à l’aveuglement. Il aimerait habiter de préférence à la campagne, en province, dans une ferme de deux ou trois milles mètres carrés habitables qu’il retaperait, parce que la mixité sociale, dans sa générosité, il préfère la réserver toute entière aux autres. Forcément peu diplômé, il a tout de même le sens de l’Histoire, d’ailleurs il a installé son fauteuil dans son sens et résiste à toutes les manies de son siècle – sauf bien sûr quand ces manies sont progressistes.

    Le progressiste est novateur, exigeant, souvent malheureux parce qu’il adore avoir des raisons de prendre posture (ce qu’il appelle « lutter ») il est forcément exploité de longue date et il en est fier. Sa voix se mêle d’ailleurs à des gens qui, comme lui, adorent les combats : le socialisme cubain, le maoïsme chinois, le sous commandant Marcos de conviction, le gauchisme de Besancenot, l’ouvrier forcément maltraité, le salarié forcément exploité, l’écologiste forcément véritable car estampillé par l’état.

    Est-ce que vous savez que chez les libéraux aussi, on trouve des conservateurs et des progressistes ? Et qu’historiquement le libéralisme est plutôt progressiste que conservateur ? Non, apparemment, vous ne le saviez pas, tout perpendiculaire que vous êtes. Au fait, j’espère que vous aimez votre commentaire. J’ai juste poussé un peu plus loin. Rien qu’un peu.

  6. BastOoN says:

    On peut avoir la version précédente pour comparaison ? C’est toujours intéressant d’observer les tics très chics des idéalistes en culottes courtes.

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