L’inquiétant rejet généralisé du libéralisme

(lien proposé par un lecteur anonyme)

« Ci-gît le libéralisme »: c’est le titre d’un éditorial récente de La Tribune, par François Lenglet. Mais loin d’être une répétition des poncifs alignés dernièrement par des politiciens se parant des oripeaux quasi-messianiques de « l’homme providentiel » forcément nécessaire, ce texte relève des choses intéressantes. Voyons cela d’un peu plus près…

Des banques nationalisées, en Europe et aux Etats-Unis. Des dirigeants européens qui réhabilitent l’intervention publique et suspendent les règles communes qui proscrivent les aides d’Etat, tout comme celles qui promeuvent la concurrence. Les salaires des patrons encadrés, la finance stigmatisée, l’économie de marché critiquée : la crise a provoqué un gigantesque tête-à-queue idéologique. Comme si, avec les craquements du système bancaire mondial, se terminait un grand cycle libéral. Un cycle comme le capitalisme en a connu plusieurs, qui s’interrompent toujours de la même façon, avec un krach financier retentissant.

Des crises qui se produisent à chaque fois à l’occasion de l’abandon des principes du libéralisme: une simultanéité suspecte… dans laquelle, en creusant un peu, on peut voir se dégager des mécanismes de cause à effet.

1873, les empires austro-hongrois et français établissent des agences financières qui font enfler le marché des crédits immobiliers, jusqu’à rendre insolvables les banques et les emprunteurs.

1929, la nationalisation de la monnaie et l’endettement des états dans la première guerre mondiale engendrant une première récession et un krach boursier, puis la mise en cartel de toute la finance américaine dans les mains de l’état fédéral engendrant une seconde dépression, plus longue.

2007, la subvention des crédits hypothécaires à travers les taux d’intérêts et les garanties d’état imposées aux contribuables, accompagnée des politiques en faveur du « tous propriétaires » facilitant le crédit, ont engendré une monstrueuse bulle d’investissement dans l’immobilier rendant insolvables les banques et les emprunteurs.

François Lenglet poursuit en évoquant, à travers Reagan et Thatcher, une « ère du libéralisme ». Il omet soigneusement d’évoquer, dans le même temps, l’ère Mitterrand et les résurgences socialistes dans le reste d’un monde qui ne se limite pas, loin de là, aux seuls USA et Grande Bretagne. Il omet aussi de rappeler que si Reagan et Thatcher ont baissé les impôts, ils n’ont pas pour autant diminué les dépenses publiques (Thatcher se permettant même d’augmenter les dépenses sociales).

Loin d’être une période de libéralisme débridé, les années 90 que j’ai vécues ont été surtout celles d’un essouflement passager de la gauche internationale qui, une fois coupée de ses dictatures sanglantes favorites par la chute du mur de Berlin, a pu se réinventer une virginité morale factice, tandis que dans le monde entier les pays qui s’étaient affiliés au bloc soviétique, ayant perdu de fait leurs débouchés et soutiens, se tournaient par la force des choses vers le monde libre – pas par idéologie, mais par simple substitution mécanique.

Que François Lenglet appelle tout cela « ferveur libérale » est inquiétant et surtout très exagéré, particulièrement quand on pense à l’échec des négociations de Doha il y a plusieurs mois, signe frappant de rejet du libéralisme par les dirigeants mondiaux. En réalité il n’y a pas eu de conversion massive au libéralisme dans le monde ces dernières décennies, sauf parmi quelques pays, au compte-gouttes: Mart Laar en Estonie, Jean Chrétien au Canada, Jose Maria Aznar en Espagne, Ruth Richardson en Nouvelle-Zélande, Mary Robinson en Irlande. C’est à peu près tout. Tout ce qui n’est pas socialiste ou communiste n’en est pas pour autant de « l’ultralibéralisme », loin de là. Un peu de recul est bienvenu, marteler par exemple que la Chine serait l’avatar du capitalisme absolu simplement parce qu’elle s’ouvre un peu au marché reste une énorme ânerie, même aujourd’hui.

Jusqu’où peut aller cette inclination régressive ? Rien n’est désormais impossible. La mondialisation entre très probablement dans une phase d’éclipse. Car sa cause première n’est ni la technologie, ni la baisse des coûts de transport, ni même l’organisation des entreprises, mais le degré de tolérance des sociétés à l’ouverture internationale et leur aspiration à la liberté. Sentiment qui varie sensiblement d’une époque à l’autre, en fonction de la conjoncture et de la confiance dans l’avenir. En temps de crise, les citoyens ne demandent pas plus de liberté, mais plus de protection.

Dans les mois qui viennent, nos sociétés vont donc rétablir les frontières nationales. En Europe, nous avons commencé, avec la multiplication des mesures dispersées et contradictoires que les gouvernements ont prises pour lutter contre la crise. Et, dans peu de temps, le libéralisme nous semblera ce qu’il est : une belle idée de beau temps, complètement inadaptée lorsque l’âme collective s’inquiète d’une tempête inhabituelle. Une consolation, toutefois. Durant ce cycle qui s’ouvre, la France, viscéralement antilibérale, sera en accord avec son temps, en vertu d’une loi éternelle : une pendule arrêtée donne l’heure deux fois par jour.

C’est là qu’on touche vraiment au coeur du problème, et l’analyse de François Lenglet, hélas, tombe pile à mon sens: on ne peut forcer personne à être libre contre son gré. La peur, la perception de faiblesse et la dépendance restent des ressorts puissants de la servitude volontaire. A chaque occasion ou presque, les crises profondes sont prétexte à accentuer le dirigisme et remettre dans les mains des hommes politiques les moyens de production, à travers la finance – quand ces crises sont celles qu’ils ont eux-même provoquées, il n’est pas difficile d’y voir une véritable stratégie du choc. Et à chaque crise passée, les Juifs et les capitalistes ont été montrés du doigt et persécutés, les guerres entre états précédant ou suivant de peu les ébranlements financiers…

Les adversaires de la liberté observent l’Histoire, et y voient que le libéralisme est abandonné lors de cataclysmes – et ils en concluent, étrangement, que le libéralisme est la cause de ces cataclysmes, accusant celui qui a tout perdu plutôt que celui à qui profite la situation. Pour paraphraser une célèbre citation sur le café, je résumerais tout ça en une simple définition. Libéralisme: doctrine philosophique qui ruine les peuples quand ils ne l’appliquent pas…

Auguste Detoeuf, le 1er mai 1936 : « le libéralisme est mort !  »

Dans les années 1930 aussi, on s’interroge sur les moyens de sortir de la crise, et sur la nécessité de revenir à l’intervention économique au détriment de l’économie de marché. En France, un petit groupe d’esprits éclairés, polytechniciens, crée alors un groupe de réflexion, «X-Crise». Le 1er mai 1936, X-Crise reçoit un grand dirigeant d’entreprise, Auguste Detœuf, patron de Thomson-Houston, qui prononce une conférence intitulée «La fin du libéralisme». Extraits: «le libéralisme est mort ; il a été tué, non pas par la volonté des hommes ou à cause d’une libre action des gouvernements, mais par une inéluctable évolution interne […] Je crois que la fausse mystique libérale, les déclarations libérales sans sincérité, toute cette démagogie à l’intention des classes dirigeantes et d’un peuple qui confond la liberté économique avec la liberté tout court, sont des dangers publics.

La citation et le rappel historique sont bienvenus tant ils préfigurent ce qui risque de nous arriver, tandis qu’aujourd’hui de nombreux idiots utiles de l’interventionnisme auto-justifié et d’un bolchévisme sur le retour se font l’écho d’Auguste Detœuf en proclamant, eux aussi, la mort du libéralisme. Nul doute qu’eux aussi sauront profiter du démantèlement des libertés et de l’établissement d’un nouvel ordre autoritaire, de la même manière qu’Auguste Detœuf fut propulsé président d’un des comités d’organisation du gouvernement de Vichy.

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À propos jesrad
Semi-esclave de la République Soviétique Socialiste Populaire de France.

31 Responses to L’inquiétant rejet généralisé du libéralisme

  1. Zapatero dit :

    Aznar liberal? S’il te plait, un peu de decence…

  2. jesrad dit :

    Que voulez-vous, dans l’obscurité complète, même une petite bougie luit à des kilomètres.

  3. Zapatero dit :

    C’est pas faux! Même si ce monsieur à la belle et courte moustache est idéologiquement plus proche des néoconservateurs américains que des libertariens américains, tous deux faisant partie des républicains… quel bordel!

  4. A.B. dit :

    D’abord merci pour ce billet riche en références, mais qui me laisse perplexe.

    Les raisons que tu invoques pour la crise de 1929: « la nationalisation de la monnaie et l’endettement des états dans la première guerre mondiale » me semble erronée.

    D’une part je ne vois pas du tout d’où tu tires cette nationalisation des monnaies. Ensuite ce n’est certainement pas l’endettement qui provoqua la crise de 1929 pour la bonne raison que les Etats-Unis ne sont que faiblement endettés en 1929 (Ils sont passés de la position de débiteur à celle de créditeur mondial à l’occasion de la seconde guerre mondiale). Au contraire, c’est parce que les administrations républicaines des années 1920 étaient obsédés par l’idée d’équilibre budgétaire que les Etats Unis ont mis au point une économie de production de masse sans « créer » une demande de masse en parallèle. La crise de 1929 est donc fondamentalement une crise de surproduction ce qui ne vient pas renforcer ta thèse…

    Cela je ne peux pas être plus d’accord avec toi quand tu écris:
    « Les adversaires de la liberté observent l’Histoire, et y voient que le libéralisme est abandonné lors de cataclysmes ». C’est, à mon sens, la véritable menace de cette crise: qu’ elle pousse des démocratie fragiles à s’affranchir du libéralisme politique sous prétexte de mettre de coté le libéralisme économique.

    Si le sujet t’intéresses, je te conseilles l’article:
    « Minuit moins cinq avant la fin du monde ».
    A lire sur:
    http://abenarous.wordpress.com/2008/12/10/minuit-moins-cinq/

    Cordialement

    A.B.

  5. ST dit :

    Concernant le capitalisme chinois, on remarquera malgré tout que leur croissance est nourrie par le capital épargné, quand celle de l’occident des 20 dernières années est nourrie par le crédit. Pas de capitalisme sans capital. De ce point de vue, je ne suis pas sur que les Etats Unis (pour prendre ce seul exemple) soit le phare du capitalisme mondial.

    En ce sens je vous rejoins sur le fait que nous ne vivons surement pas le retour de baton d’un siècle de libéralisme croissant, mais bien d’un siècle de socialisme rampant. Jusqu’où est-on tombé dans la fuite en avant vers le collectivisme pour qu’on puisse lire des analyses crédibles parlant de la nationalisation complète du système bancaire américain d’ici un an

    Ce n’est pas le rebond entrainé par je ne sais quel trop-plein de libéralisme qu’on voudrait nous faire avaler : c’est l’aboutissement du projet socialiste. On marche sur la tête.

  6. jesrad dit :

    « D’une part je ne vois pas du tout d’où tu tires cette nationalisation des monnaies. »

    Lisez le lien: cette nationalisation a été progressive, commençant avec la guerre civile et s’achevant par l’établissement de la FED. Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi les USA avaient cet organe, la banque centrale, en commun avec tous les pays communistes alors qu’ils s’en étaient très bien passés pendant le siècle précédent ?

    « Ensuite ce n’est certainement pas l’endettement qui provoqua la crise de 1929 pour la bonne raison que les Etats-Unis ne sont que faiblement endettés en 1929 »

    Effectivement, mais je parle ici non pas des USA, mais de l’Allemagne, de la France et de la Grande Bretagne, lourdement endettés à la sortie de la première guerre mondiale. Les difficultés de remboursement de l’Allemagne (réparations de guerre…) firent perdre à l’Angleterre sa position de première place financière.

     » La crise de 1929 est donc fondamentalement une crise de surproduction ce qui ne vient pas renforcer ta thèse… »

    La crise de 1929 n’a que peu à voir avec une quelconque surproduction, et tout à voir avec le soutien américain à la Banque d’Angleterre dans un contexte de tensions internationales et de conflit d’intérêts au niveau de la FED, agrémenté d’une grave rivalité entre deux « clans » bancaires (J.P Morgan contre Rockefeller). Vraiment, lisez le lien.

  7. Mateo dit :

    Très intéressant également au sujet de la crise de 29, sur le blog de Vincent Bénard: http://www.objectifliberte.fr/2008/10/new-deal-2.html

  8. lomig dit :

    tu dis : « on ne peut forcer personne à être libre contre son gré. »

    voilà bien une phrase énigmatique pour moi. Soit on considère que la liberté est une sorte d’essence philosophique difficile à cerner, et alors tu as raison. Mais dans ce cas la phrase a très peu à voir avec le libéralisme.

    Soit on considère la liberté comme une caractéristique des êtres humains, dont la définition – c’est l’approche libérale – passe par la propriété privée et la responsabilité, et alors le problème ne se pose plus dans les mêmes termes. La question n’est pas de savoir si l’on peut forcer les gens à être libre malgré eux. La question est de savoir si on peut forcer les gens à payer pour que d’autres profitent de ce qu’ils ont produits. Le non respect de la propriété privée est une atteinte aux droits fondamentaux des êtres humains, à leur liberté. Forcer les gens n’est pas bon ; mais quitte à forcer les gens, je préfère qu’on les force à être libre et responsable, tous ! (ce qui n’exclut pas bien sûr la charité le don la solidarité volontaire), plutôt qu’on force certains à financer l’irresponsabilité des autres…!

    à bientôt

  9. Franck dit :

    Peut-être que pour les gens qui appréhendent la liberté et surtout la responsabilité qui va avec, affaiblir voire supprimer les systèmes politiques qui les maternent revient à leur « imposer » la liberté…

  10. jesrad dit :

    « Soit on considère la liberté comme une caractéristique des êtres humains, dont la définition – c’est l’approche libérale – passe par la propriété privée et la responsabilité, et alors le problème ne se pose plus dans les mêmes termes. »

    Paradoxalement, c’est dans ce sens que j’ai écrit cette phrase. Personne ne peut s’échapper à lui-même, et donc il est impossible de forcer quelqu’un à obéir quand c’est précisément ce qu’il souhaite et peut faire – ce qu’il fait. J’avais lu il y a longtemps un bref témoignage historique d’un jeune nazi expliquant qu’il avait rejoint le parti parce qu’il le « libérait de sa liberté ». Ce qui n’était, en réalité, qu’une illusion: il ne faisait que se tromper lui-même. On peut facilement se perdre dans ce genre d’abîme.

  11. pierre du 13 dit :

    Avant la crise qui continue a ébranler le monde,une des croyances fondamentales de la droite etait que le marché s’autorégule.

    Disons plutôt qu’ils croyaient que le marché parviendrait toujours à s’adapter et tenir le coup tandis qu’ils mettaient toujours plus de charges, de pantouflages et de contraintes nationalistes sur son dos. La droite a toujours considéré le marché comme une vache à lait fort pratique tant qu’elle donnait.

    Cette droite décline le libéralisme en liberté d’entreprise, du commerce, de la recherche, du travail, etc.

    Je constate le contraire: Bush comme Sarkozy (et comme Chirac avant lui) se sont opposés avec une régularité confondante à la liberté d’entreprise et de commerce (Sarbanes-Oxley Act, mesures protectionnistes et multiplication des missions fédérales et marchés publics – donc sous contrôle public, forcément – pour Bush, protectionnisme et taxes+subventions pour Sarkozy). Quant à la liberté du travail, côté Sarkozy je n’en vois ni dans le RSA ni dans la possibilité de racheter ses RTT ni dans les heures supplémentaires défiscalisées (pendant qu’on met une couche de « franchises » et autres machins par dessus les charges) – concrètement l’état décide toujours autant combien de temps, quels jours de la semaine, dans quelle activité et dans quelles conditions on peut travailler. Côté Bush on emmerde les transfrontaliers mexicains et les étudiants étrangers venant dans le pays, c’est plus limité mais tout aussi nuisible.

    En liberté de circulation aussi, mais seulement pour les capitaux et les marchandises et ceux qui en portent le plus. Pour le reste, comme la politique internationale, la droite peut être , aussi expansionniste que les nazis, aussi terroriste que Ben Laden.

    Minimiser ainsi les crimes abominables des nazis et des terroristes islamistes en les comparant à des mesures politiques de gouvernements de pays occidentaux ! Et pourquoi pas les excuser ou les justifier tant que vous y êtes ? Envoyer des enfants dans les chambres à gaz, vous trouvez ça aussi acceptable que de bombarder des villages afghans et des villes iraquiennes en 1998 ? Oups, non, attendez, ça c’était Clinton et pas Bush…

    Le libéralisme politique n’est pas un trait de la droite. Elle ne tolère que des peuples ne se reconnaissent pas dans son régime politique, qu’elle appelle avec impudence démocratie. Elle fait bon ménage avec le fanatisme religieux ( Bush Jr). Elle ne reconnaît pas les droits de l’homme à tous les hommes, sauf en paroles, bien sûr ( les politiques d’immigration).Votre titre « l’inquiétant rejet du liberalisme » est un paradoxe,pourquoi pas « salutaire rejet de la droite. »

    Je ne vois pas bien le rapport entre les gouvernements de droite auxquels vous faites référence, et le libéralisme. Des exemples et des références précises seraient bienvenus. Merci d’avance.

  12. Arkh dit :

    @pierre du 13
    Parce que pour vous, la droite française est libérale ? Je ris.
    Mais comme je ne suis pas un enfoiré sans coeur, je vous propose d’aller lire cette petite intro sur le libéralisme : http://www.dantou.fr/liberalisme.htm
    Si aprés cela vous arrivez encore à taxer l’UMP de libéralisme, c’est que vous êtes devenu fou.

  13. jesrad dit :

    *Chut, ne réveillez pas Pierre, il croit encore que Sarkozy est libéral!*

  14. Mateo dit :

    La droite française est profondément anti-libérale, presque autant que la gauche (sur certain sujets la gauche française est plus libérale que la droite).

    C’est particulièrement vrai pour Sarko, qui, comme ses prédécesseurs, est viscéralement anti-libéral: c’est un étatiste, un interventionniste, un dirigiste, un collectiviste etc.

    Eh oui, Sarko surfe sur la « vibe », il incarne toutes les tendances… de l’état.

    On sait depuis longtemps que les conservateurs français sont anti-libéraux sur les questions des liberté individuelles, les questions « sociétales », politiques etc. Et on voit qu’ils sont tout autant anti-libéraux sur les questions économiques.

    Les républicains américains sont menés par les néo-cons, Bush en tête. Bien peu sont libéraux. Le seul qui soit réellement libéral et un tant soit peu connu, c’est Ron Paul. Mais personne ne l’écoute (et ils auraient dû, il avait averti dès 2002 que Freddie Mac et Fannie Mae allaient droit dans le mur et que les conséquence seraient terribles… personne ne l’a cru).
    Ça fait bien longtemps que les USA ne mènent plus de politique libérale! Eux aussi ont depuis longtemps glissé vers le socialisme rampant et emprunté la «route de la servitude» comme disait Hayek.

    Mais de là à les comparer aux Nazis… Faut arrêter de dire n’importe quoi!
    Un peu de décence envers les victimes du nazisme, s’il-te-plaît. Demande aux rescapés des atrocités nazies si on peut comparer la politique des pays occidentaux dirigés par la droite à celle de leurs tortionnaires…

  15. Mateo dit :

    Grillé!

    Mais bon vu comment le personnage est obtus, lobotomisé, il ne nous croira même pas… Tout simplement parce-qu’il ne sait pas ce qu’est le libéralisme.

    Il ne lira même pas l’excellent lien que tu lui as donné. Comme il ne lira pas celui-ci, tout aussi bon pour découvrir ce qu’est le libéralisme: http://www.objectifliberte.fr/2003/05/libralisme-dfin.html

  16. BastOoN dit :

    Pourquoi ils s’appellent tous « … du 13 » ? Ils viennent tous des Bouches-du-Rhône ?

    Je viens de croiser une « manifestation » de lycéens, ou plutôt de veaux écervelés. La bêtise moutonniaise a de beaux jours devant elle.

    Juste après, je me suis fais choper par la fliracaille pour avoir sauvagement grillé un feu rouge à bord de mon vélo (je m’étais avancé, bouh ! pas beau). Et boum, 90€, ma contribution pour accélérer le sabordage de notre beau pays. Alors, il vaut mieux que je fuis où ? Irlande, Estonie, New Zealand ou bien ? (Y-a-t-il un site qui recense avantages/inconvénients/critères de choix pour les libéraux français récemment convertis qui souhaitent s’exiler ?)

  17. Mateo dit :

    @ BastOon

    C’est le même boulet qui change de pseudo à chaque fois. C’est pour ça que je me suis un peu énervé la dernière fois.

  18. BastOoN dit :

    ben c’est bizarre, les « du 13 » passent du marxisme décomplexé au presque-libéral ?!? Tu es sûr de ton hypothèse trollesque Mateo ?

  19. Colonel Moutarde dit :

    @ BastOon

    Pour les libéraux français récemment convertis qui souhaitent s’exiler, pourquoi pas le sud-est asiatique ? Cambodge, Thaïlande…

  20. renée du 13 dit :

    L’arrestation de Bernard Madoff le roi du libéralisme, conseiller en investissements à Wall Street et ancien pdg de la Bourse Nasdaq,il aurait détourné la coquette somme de 50 à 70 milliards de dollars,bon vous allez encore nous dire que ce voleur n’est pas un libéral.

  21. jesrad dit :

    Voyons… Bernard Madoff. Contribue aux démocrates, soutient Hillary Clinton, tiens donc… Entre lui et Blagojevich, ça chauffe pour les gauchistes américains.

    Caramba, encore raté. Vous avez dû mal traduire « king of liberalism ».

  22. Arkh dit :

    Il va donc falloir faire un petit point sur le mot « liberal » aux states.
    Liberal chez eux, c’est les socialos de chez nous. Quand on souhaite dire qu’on est liberal à un américain, en voulant faire comprendre dans le sens liberté, il faut parler de classical liberal ou de libertarian.
    Et encore, j’ai pu lire des boulets qui se disaient social libertarian : ce mot est déjà en train de se faire vider de tout sens.
    Comme quoi, déformer le sens des mots est quelque chose d’extrêmement puissant. Une des premières armes de la propagande.

  23. ST dit :

    Sur Madoff, notons aussi que l’organisme de contrôle étatique avait été prévenu à de nombreuses reprises et ce depuis plus de 10 ans de la nature exacte de l’arnaque mise en place. Et pan pour la régulation étatique des marchés.

  24. jesrad dit :

    L’état est incapable de réguler quoi que ce soit correctement, puisque sa position en fait le point de convergence de tous les conflits d’intérêt.

    C’est pour ça que les étatistes s’empressent de souligner chaque échec venant du secteur privé: cela leur donne l’impression de ne pas être aussi cocus. Car la fraude de Madoff est bien une action privée, une initiative individuelle et réalisée au sein d’une société d’investissement privée. Le tort de l’état là dedans est indirect, dans le sens où il s’arroge le monopole de la régulation puis échoue à réguler correctement. Le coeur de la culpabilité, la volonté de nuire, elle, était bien privée et individuelle, limitée au seul Bernard Madoff.

    Evidemment, ça n’en fait pas un libéral pour autant ni n’excuse ses actions (c’est de la fraude, un délit au regard du Droit, et il doit être condamné pour ce délit). Mais c’est une occasion de rappeler que l’état n’a pas en pratique le monopole absolu du crime.

  25. Bertrand Monvoisin dit :

    Capitalisme contre libéralisme ? Voilà une interrogation qui va faire sourire niaisement les veaux « du 13 » (13 cela représente sûrement l’étendue de leur son QI) et pourtant est-ce faux ? Pour comprendre il faut étudier les termes de l’équation : le capitalisme est un système socio-économique fondé sur la possession des moyens de production, le libéralisme (au sens français) est une doctrine socio-politique ayat pour base la liberté individuelle et le respect des droits fondamentaux. Le libéralisme économique n’est qu’un avatar du libéralisme politique, en effet la liberté économique offre une meilleure allocation des ressources que tous les autres systèmes, le marché permet la meilleure répartition possible des biens et des services.

    Pour la majorité le capitalisme se confond avec le capitalisme privé, on oubli un peu vite le capitalisme public. Pourtant les exemples abondent : RATP, SNCF, Française des Jeux, CDC, France Télévisions, Arianespace, DCN, GIAT, DGA… Certains prétenderons qu’il ne s’agit que d’une partcularité française, une émanation du jacobinisme. Mais les faits sont têtus, sous l’ancien régime le capitalisme d’Etat existait déjà : manufacture des Gobelins, Saint-Gobain, Régie des poudres, Caisse d’amortissement… Particularité française ? Que nenni : la Renfe, la Rai, la Bundespost, la BBC, autant d’exemples du capitalisme d’Etat en Europe. Même le sanctuaire du libéralisme n’est pas épargné, l’Etat fédéral américain est propriétaire de nombreuses entreprises : US Mail, Amtrack, Nasa, Federal Reserve, FDIC, les Centers for Deasase Control, Freddie Mac, Fanny Mae, et de nouvelles entreprises allongent la liste.

    Le capitalisme public ne se limite pas au capitalisme d’Etat, les pouvoirs publics locaux disposent eux-aussi de moyens de production : les SIVU et SIVOM, l’Agence de l’eau Seine-Normandie, les banques détenues pas les Landers en Allemagne et pas les Cantons en Suisse (mais gérés comme des entreprises privées).

    La République de Chine Populaire pays capitaliste oui, pays libéral non. En RCP l’Etat, les provinces, l’armée, les syndicats (aux ordres du Parti) disposent de moyens de production énormes par le truchement de leurs investissements. Mais il serait stupide de prétendre que la Chine Populaire est un pays libéral : le droit d’expression est inexistant, les droits politiques sont inexistants (sauf pour les pontes du Parti), les droits fondamentaux sont bafoués au nom de l’ordre.

    Même l’URSS pratiquait le capitalisme. En Union Soviétique l’Etat était le propriétaire de tous les biens de productions et la planification remplaçait le marché avec pour conséquence la pénurie généralisée et structurelle. Il existait en URSS des centaines de milliers de PME fantômes qui fournissaient des biens et des services introuvables officiellement, et ce bien que la création d’une entreprise privée (avant la Perestroïka) fut puni de la peine de mort !

    Ce que dit Arkh est très juste, la déformation du sens des mots permet de la distorsion de la pensée. Orwell avait prévu l’ère de la novlangue.

  26. jesrad dit :

    « le droit d’expression est inexistant, les droits politiques sont inexistants (sauf pour les pontes du Parti), les droits fondamentaux sont bafoués au nom de l’ordre. »

    Quand on sait que chacune de ces liberté est une forme différente de la même chose, à savoir le libre usage de sa propriété par l’individu, ce n’est pas étonnant…

  27. antiliberal du 13 dit :

    Le libéralisme de part son ordre naturel serait la solution à la crise du capitalisme mondialisé?

    Très probablement, puisque tout ce qui ne va pas avec le capitalisme d’aujourd’hui peut être lié à une violation des principes libéraux. Par exemple, la crise actuelle est une conséquence de l’hyper-réglementation financière et des distorsions imposées par les états au marché. Tout est expliqué ici ou .

    Le G20 du 15 novembre va-t-il remettre une couche de peinture sur le système antilibéral qui a failli (aux niveaux des commandes du gouvernement et des dirigeants des banques suivant bêtement les dispositions réglementaires,des agences de notation-titrisation sous licence de la SEC)

    Hélas oui. Encore plus de réglementation, encore plus de dettes, encore plus de dépenses publiques, encore plus d’organismes de « contrôle », encore plus de privilèges monoplistiques et oligopolistiques octroyés et garantis par l’état, encore plus d’abus de fiscalité, encore plus de détournements…

    Le libre-échange intégral et la démocratie sont incompatibles, tout simplement parce que la majorité des gens ne veut pas du libre-échange. Donc, soit la démocratie gagne et on renonce au libre-échange, soit on supprime le suffrage universel parce qu’il ne donne pas les résultats souhaités par les libéraux.

    La démocratie n’est pas le suffrage, bien au contraire. Au fait, à l’échelle du monde entier, les gens sont massivement en faveur du marché libre. Mais on s’en fout, puisque la démocratie n’est pas le règne absolu du plus nombreux.

    Le seul pays à avoir jamais inscrit dans sa Constitution le libre-échange a été les Etats américains sudistes, esclavagistes. Le Nord, industriel et démocratique, derrière Lincoln, était protectionniste. Normal, puisque le protectionnisme définit une communauté solidaire et relativement égalitaire.

    Et ?

    Certains disent:
    – que parler d’état libéral en France ou ailleurs en Europe et de parler de développement de modèles économiques libéraux est une erreur et un faux débat ,

    Certains disent aussi qu’il fait humide.

    -A-t-on jamais défini le libéralisme ?

    C’est cadeau. Vous auriez pu faire l’effort.

    -Et cela, dans un pays où il n’existe pas une once de libéralisme.

    Il y a toujours du libéralisme dans un pays, puisqu’il y a toujours quelqu’un qui y agit de manière libérale à un moment ou un autre.

    -Ce qui est faux, c’est que cette crise vienne de la spéculation, d’un marché non régulé ou d’une absence d’éthique dans la finance.

    Tout faux. D’ailleurs vous ne donnez pas le moindre début d’une once d’un chouilla de preuve de ce que vous avancez. Lisez les liens plus haut: la crise est le produit de la réglementation financière américaine (CRA, FIRREA, SOX, les dispositions spéciales de Clinton et Bush père comme fils, et l’héritage réglementaire de Roosevelt) en particulier et européenne dans une moindre mesure (accords de Bâle 2) doublée de politique monétaire débile par Greenspan et Bernanke au profit de l’état fédéral (explosion de la dette publique par les dépenses)

    -la France n’est plus libérale depuis TURGOT 1775

    Mais bien sûr ! Et quand les révolutionnaires ont réappliqué les mesures de Turgot en encore plus radical quelques années plus tard ? Et les accords de libre échange avec l’Angleterre au milieu du 19ème siècle ? Et l’abrogation de la loi le Chapelier ? Et les lois Waldeck-Rousseau et Ollivier ? Vous ne faites que démontrer votre totale ignorance de l’Histoire.

    Pourtant le projet global du libéralisme, mis en œuvre à partir des années 80

    Dans les années 80, c’est surtout le programme commun de la Gauche qui est appliqué, puis partiellement défait. Un pas en arrière dans le socialisme après cinq pas en avant, c’est très loin de constituer un « projet global de libéralisme » !

    consiste à transformer la société pour qu’elle réponde pleinement aux exigences de:
    libre circulation des capitaux,

    Ben voyons. C’est sûrement pour ça, les carnets de change de Jacques Delors, hein ? Et les limitations de mouvements de capitaux, les réglementations bancaires internationales touffues, les dispositions fiscales spéciales, jusqu’aux accords de taxation à la source des comptes anonymes, pour traquer les bagnards fiscaux. Grotesque.

    mise en concurrence des travailleurs et nivellement par le bas des salaires et droits sociaux,

    La concurrence entre travailleurs a toujours existé et existe toujours, puisqu’à ma connaissance ce n’est pas encore l’état qui décide autoritairement des embauches privées. Sauf, bien sûr, quand il s’agit de nommer le patron d’une grande entreprise comme France Télécom… Quant au « nivellement par le bas des salaires », expliquez-moi donc pourquoi tout le monde n’est pas payé le SMIC ?

    suppression de services publics,

    Et quelle suppression. On n’a jamais eu autant de fonctionnaires de toute l’histoire du pays.

    suprématie absolue de l’économie.

    À tel point que l’économie se fait ailleurs que dans le pays.

    Autres axes du libéralisme:
    accroissement des inégalités sociales et de la précarité;

    Pas besoin de les accroître exprès, le socialisme s’en charge très bien tout seul. En ce qui me concerne, je suis pour une toute autre forme d’inégalité.

    réduction de la souveraineté nationale frein au développement économique du tiers monde;

    Là, oui, c’est complètement vrai. Ainsi, les salaires chinois explosent, entre autres.

    transformation de l’homme en marchandise et variable d’ajustement économique.

    Il n’y a pas de « transformation », c’était déjà le cas et ça l’a toujours été. Simplement, avec le libéralisme, c’est l’individu lui-même qui décide dans quelle mesure et qui en profite, plutôt que la manière lui soit imposé et qu’il soit dépossédé.

    Le capitalisme en crise va muter et non pas disparaître. Il est un mode de production fondé sur l’esprit d’entreprise et la rémunération en fonction du risque. Dans sa forme mondialisée dont la finance était la pointe avancée, il s’est écarté de ces principes en déconnectant les profits et les rémunérations des performances et des risques réels.

    Déconnexion faite à travers la monnaie d’état, la banque centrale et la cartélisation de la finance, au profit de l’endettement des états. Cela s’est fait progressivement à partir du XIXème siècle sous la pression des plus riches s’acoquinant avec les hommes de pouvoir dans un cadre de romantisme politique et de montée des nationalismes.

    Mais le capitalisme a une capacité à se régénérer aussi élevée qu’à générer des bulles.

    Le capitalisme ne génère pas de bulles tout seul. Et on peut très bien avoir des bulles sans capitalisme.

    Il survivra en se transformant, avec l’espoir de préserver la dynamique d’intégration et d’innovation de la mondialisation, tout en assurant une régulation plus efficace à travers la coordination des acteurs d’un système multipolaire.

    L’idéologie libérale est le fondement des grandes instances mondiales, comme l’OMC ou le FMI qui par leur supranationalité échappe à toute légitimité démocratique.

    N’importe quoi. Ces institutions sont des avatars de l’état, mais appliquées à l’échelle supranationale pour réglementer et asservir l’économie mondiale pour l’empêcher d’échapper au pouvoir. Même lorsqu’ils imposent à un gouvernement de, disons, baisser ses tarifs douaniers, du point de vue libéral il n’a pas plus de légitimité à le faire que le gouvernement en question n’en a à garder des barrières. Que ce soient les états et plus exactement les gouvernements qui nomment les membres et déterminent les politiques de ces gros machins devrait pourtant vous mettre la puce à l’oreille… Et de toute façon les gouvernements que nous avons ne sont pas vraiment démocratiques.

    Elle est la seule enseignée dans les grandes écoles où aucune autre vision n’est étudiée.

    Complètement faux. Renseignez-vous sur les programmes effectivement enseignés: keynésianisme et classicisme / néo-classicisme au programme. L’école autrichienne, modèle de l’économie libertarienne, est quasiment inconnue sauf en de trop rares exceptions (en France: à Aix).

    En matière économique, le libéralisme est une doctrine,c’est à dire un élément d’un système plus global, qui défend la libre entreprise et la liberté du marché. Le principe fondamental du libéralisme est qu’il existe un ordre naturel qui tend à conduire le système économique vers l’équilibre.

    Non, vous comprenez de travers. Il n’y a pas d’équilibre, il y a des déséquilibres qui sont le moteur des échanges. Ces déséquilibres s’ordonnent (émergence) de manière naturelle, mais ne forment pas un équilibre pour autant.

    La loi de l’offre et de la demande, par exemple, conduit à l’équilibre entre la production et la consommation sous réserve de liberté des marchés et de libre concurrence, seules censées garantir l’ajustement optimum des ressources disponibles (offre) à la demande.

    Pas seulement censées, cela a été démontré par Ronald Coase. Renseignez-vous.

    S’il peut agir librement, l’homme en tant que premier agent économique peut atteindre cet ordre naturel. Les intérêts de l’individu et de la société sont alors convergents.

    Mais non, vous comprenez encore de travers. La société n’a pas d’intérêts propres, elle n’a pas de conscience ni de volonté propre à elle-même, seuls les individus en ont. Ce qui est important et juste, c’est que les intérêts de chacun puissent s’accorder. C’est le sens dans lequel travaille la catallaxie, l’ordre émergent du marché libre.

    LE MOT libéral CACHE UNE idéologie

    Il ne cache rien du tout. Le libéralisme est une idéologie de ce qui est juste, ce qui est bon, ce qui est beau: il se double d’une esthétique et a des implications en matière de droit, de politique et d’économie. Il n’y a rien de « caché » là dedans sinon pour ceux qui veulent travestir le sens de ce qu’est le libéralisme en le redéfinissant n’importe comment.

    L’idéologie est un processus que le soi-disant penseur accomplit sans doute consciemment, mais avec une conscience fausse. Les forces motrices véritables qui le mettent en mouvement lui restent inconnues, sinon ce ne serait point un processus idéologique?
    Je crois que la fausse mystique libérale, les déclarations libérales sans sincérité, toute cette démagogie à l’intention des classes dirigeantes et d’un peuple qui confond la liberté économique avec la liberté tout court, sont des dangers publics.

    Bla bla. Vous ne dites rien, là.

    La plupart des libéraux considèrent que l’action de l’État est nécessaire à la protection des libertés individuelles, et nombre d’entre eux acceptent voire recommandent certaines interventions de l’État dans l’économie. À l’opposé, les fondamentalistes de la doctrine refusent à l’État toute légitimité dans quelque domaine que ce soit,ils sont contre l’EUROPE.
    Présenté comme loi naturelle, le libéralisme devient alors intouchable, ce qui lui permet d’échapper aux aléas électoraux du jeu démocratique.(par analogie à la religion c’est une loi divine)

    La liberté n’est pas négociable, puisque c’est un pré-requis à toute valeur humaine. Vous vous trompez de niveau de réflexion. Et soit dit en passant, si vous croyez qu’un vote peut redéfinir ce qui est juste et que le plus nombreux a toujours raison, vous ouvrez la porte à l’absolutisme le plus sanglant.

    L’autorégulation des marchés est un mythe.

    Non, c’est une propriété établie de longue date empiriquement et théoriquement. Vous n’êtes pas très au fait de l’état de l’art…

    Face à leur écroulement, il n’est pas d’alternative à l’intervention massive de l’état. Cela n’implique pas que l’état doit tout faire, à tout prix et dans n’importe quelle condition.

    Vous êtes en train de dire que puisque l’état a causé des distorsions graves de l’économie et qu’elles ont pété à la gueule de tout le monde, il faut qu’il la distorde encore plus ? C’est criminel.

    Le libéralisme est mort; il a été tué, non pas par la volonté des hommes ou à cause d’une libre action des gouvernements, mais par une inéluctable évolution interne et une évolution des peuples .Parce que l’approche libérale ne peut réussir que dans une logique d’ouverture sociale concrète pour beaucoup, comme les fondateurs dans les années 60 de l’Association pour la Liberté Economique et le Progrès Social (ALEPS), Jacques Rueff en particulier, l’avaient bien compris contre leur temps. La citadelle française des droits acquis ne pourra être investie que si le sentiment de justice d’une masse critique de la population y trouve son compte et si un nombre suffisant de personnes entrevoit les bénéfices individuels et collectifs de la libéralisation.

    Le libéralisme n’est pas mort, et ne mourra jamais, puisque la liberté est intégrale à l’homme. Ce n’est pas parce que des bandes organisées de malfaiteurs disent que célafotolibéralisme et qu’il faut le détruire, qu’il faut les croire. Ni, que leur influence s’étend assez loin dans le monde pour parvenir à tuer le libéralisme en tant que modèle institutionnel. Ni, et nous aurons l’occasion de le vérifier en 2009 et 2010, qu’ils en aient effectivement le pouvoir ! Méfiez-vous de tous les batteurs de sabres.

    Comment peut-on être sérieusement :
    libéral en politique et anti-libéral en économie ?
    La dualité c’est coexistence de deux éléments de nature différent en plus le libéralisme bloque sur la société à deux vitesses, duale par son niveau de vie.

    Traduction en français, SVP ?

    Les libéraux ne veulent et ne souhaitent pas étaler les inégalités sociales,de revenus et de patrimoine en FRANCE c’est contraire à leur doctrine libérale.

    C’est surtout contraire à l’intelligence, contraire à la morale, et contraire à la prospérité de tous. C’est pour ces trois raisons que les libéraux s’opposent à l’usage de la violence de l’état dans un but égalitariste.

    Les Etats-Unis doivent impérativement lancer un New Deal pour moderniser leurs infrastructures, augmenter les impôts notamment pour les riches, compte tenu d’un taux de prélèvements obligatoires de 34 %.

    Le New Deal a prolongé et aggravé la Grande Dépression. C’est la dernière chose à faire en ce moment. Hélas, c’est exactement ce qu’Obama va vouloir essayer, donc la prochaine Dépression sera elle aussi longue et cruelle.

    Tout autre est la situation de la France où les dépenses publiques et les prélèvements obligatoires atteignent 54 % et 44,4 % du PIB, et où la dette publique deviendrait insoutenable au-delà de 70 % du PIB. (l’augmentation des impôts seront sans doute indispensables)
    L’offre politique de l’ élection présidentielle du 6 mai 2007 correspondait-elle à la demande ?

    Si c’est le cas, Ce Pays Est Foutu™. La concentration et la diffusion d’antilibéralisme dans la couche politique dans ce pays est littéralement toxique.

    Y’ avait-il une demande structurée et consciente des enjeux mondiaux ?
    Les résultats économiques à ce jour ne plaident-ils pas à des inflexions et à des remises en question tout en gardant les fondamentaux ?

    Nous vivons des temps intéressants.

  28. rené du 13 dit :

    De Jean Luc Gonneau:

    Il n’est pas toujours facile de s’y retrouver. Comme souvent, le mieux est peut-être de s’entendre sur les mots. Être libéral a bonne presse, le mot s’accouple à un esprit ouvert et tolérant. Le bourgeois libéral est ouvert aux arts, partage parfois un joint, comprend les minorités, d’ailleurs, il a des amis de couleur. Plus sérieusement, ce n’est pas ce libéralisme là qui nous tracasse. Ouverture et tolérance sont des vertus dont s’accommode fort bien la République, qui les garantit et les étend. Ce qui nous intéresse, évidemment, c’est le libéralisme économique. Nous ne sommes pas du même bord que M. Madelin à cause de ses positions sur le cannabis ou le port de la cravate, mais parce que la doctrine économique, et bien entendu ses conséquences sociales, qu’il défend doit à nos yeux être combattue.

    Le libéralisme économique peut se résumer à un principe fort : le marché, la concurrence est le mécanisme le plus efficace pour orienter les activités humaines (production) et les récompenser (allocation des ressources par les revenus et la consommation). Pour un libéral, le marché est indépassable (les socialistes ont osé l’écrire, eux-aussi). Après, une fois le principe admis, on peut chipoter sur les modalités. Les ultras souhaitent, pour des raisons opposées à celles de Marx, le dépérissement de l’Etat et plus généralement de l’action publique, qui pollue le fonctionnement du marché, implique, forcément comme eût dit Duras, lourdeur, incompétence, gabegie. Car l’entreprise, elle, fruit de l’initiative privée, est, forcément toujours, légère, compétente, économe. D’ailleurs, si elle ne l’est pas, elle crève : voyez Enron et demain, peut-être, Vivendi, hier idolâtrées, aujourd’hui déchues. D’autres estiment qu’il faut poser des règles du jeu (car le libéralisme est un jeu, avec des gagnants et des perdants) afin de ne pas tricher. Car il arrive que les entreprises, toutes compétentes et efficaces qu’elles soient, trichent. Alors on désigne des arbitres, depuis les organismes de contrôle boursiers, dont on vient de voir, à propos de Vivendi, comment il avait en fait été décidé de passer sous silence les opérations irrégulières, quitte à se réveiller quand le « bad guy » est à terre, ou presque, jusqu’à des machins, comme disait le Général, internationaux, du genre OMC, dont le double objectif affiché est d’étendre la concurrence et de la « moraliser ». Pour étendre, on peut lui faire confiance. D’autres encore, estiment qu’il faut encadrer le marché. C’est le cas de la mouvance sociale démocrate : le marché est indépassable, bon, mais il est violent. On cherchera alors à en contrebalancer les effets par des mesures de redistribution sociale, s’ajoutant aux règles du jeu précédentes : c’est un peu cautère sur jambe de bois, ou plutôt sparadrap et aspirine pour résorber une fracture, ça ne fait pas de mal, mais guère de bien, ou alors aux marges, disons que ça fait tomber momentanément la fièvre. Nous ne referons pas ici un cours, ou une compilation, des multiples analyses contre le libéralisme économique qui ont marqué l’histoire depuis deux siècles. Marx et Keynes en sont les grands noms. A des degrés divers, Stiglitz et notre confrère Bernard Maris, « oncle Bernard », figurent parmi les continuateurs.

    Pour les libéraux, et même pour une bonne partie de la gauche, Marx est hors-jeu, disqualifié par la chute du mur de Berlin. C’est injuste et à la limite de l’idiot. La crise économique qui couve, et parfois éclate, est une illustration in vivo de la description de Marx de la baisse tendancielle des taux de profit : il est impossible de satisfaire longtemps les exigences des « investisseurs » (synonyme libéral de spéculateur) en matière de rémunération du capital, sauf à opérer des prédations (concentrations) qui ont leurs limites : quand il n’y a plus rien à grignoter, les fauves se bouffent entre eux. Keynes, dandy chic et plus contemporain, est mieux traité, mais guère : ses recettes, disent les libéraux de gauche, marchaient bien au niveau d’économies nationales mais, dans un contexte de mondialisation (inéluctable, bien sûr), elles sont inopérantes. Tobin, keynésien light, et sa taxe sont les derniers avatars de l’héritage du Lord anglais.

    Mais foin du passé. Nous devons travailler à une mise à jour de la critique du libéralisme, montrer, comme l’a fait avec finesse et brio J. Delons, que la doctrine économique a des soubassements politiques, comme toujours quand on parle d’économie, qui n’est pas du tout une simple technique, neutre.

    Le libéralisme nie l’histoire (le marché est immédiat) : Fukuyama, parlant de la fin de l’histoire, vend la mèche. Le libéralisme nie le désir, en privilégiant la satisfaction immédiate des besoins et des envies. Le libéralisme nie l’art, qu’on parle d’œuvres culturelles ou plus simplement de travail bien fait, de belle ouvrage. Le libéralisme nie l’action collective, le vivre ensemble en valorisant l’action individuelle dans la production (salaire au rendement, au « mérite ») ou dans la consommation et au passage nie l’égalité. Voilà de bonnes et de solides raisons d’être anti- libéraux.

    L’impuissance de la gauche contemporaine, c’est ne pas avoir pu concevoir d’alternative au libéralisme, et plus encore depuis l’effondrement du système « marxiste » dévoyé des pays de l’Est. Les pôlistes républicains ne sont pas exempts de critique à ce sujet. Ils sont restés au milieu du gué. Oui, il faut défendre les Etats nations, construits par l’histoire, lieux de démocratie possible et de solidarités. Oui, il faut défendre et pas seulement défendre, mais étendre, les services publics. Mais il faut aussi préserver et améliorer le mieux vivre : le travail, le revenu, le loisir.

    Dire, comme nous le faisons, qu’il faut préserver les services publics que l’Europe de Bruxelles n’a de cesse de vouloir démanteler est bel et bon. Mais se limiter, comme il se fait trop souvent, à défendre le périmètre existant est très insuffisant : nous ne sommes pas dans l’action syndicale.

    Le service public, ce n’est pas seulement les fonctions régaliennes traditionnelles, plus l’éducation et la santé, plus le secteur public existant. C’est aussi la recherche, transférée par pans entiers au privé, et de plus en plus à l’étranger, la culture, les fonctions bancaires de base, les produits et services indispensables à la vie (eau, alimentation et donc production agricole, énergie, transports…). Ne mélangeons pas non plus le statut et la notion. Un service public peut être rendu par un acteur privé. Mais, que l’acteur soit public ou non, c’est la collectivité et non le marché qui définit les règles. Le service public échappe en conséquence, en tout ou partie, au marché. Il a ses impératifs (accession du plus grand nombre, respect de l’égalité du citoyen, qualité du service rendu, préparation de l’avenir, précaution devant les dangers) qui ne sont pas ceux de la maximisation du profit ou de l’intérêt « supérieur » des actionnaires. Échappant au marché, il échappe aussi à la mondialisation, à l’OMC comme à sa succursale bruxelloise. Et nous en arrivons à un sujet tabou : pour les biens et services du service public tel que défini précédemment, échapper à la mondialisation, c’est se protéger. Hé oui, vous le voyez venir : dans ce domaine, il faut peut-être savoir être protectionniste !

    Contre l’antilibéralisme en peau de lapin

    En France et dans le monde, la liste des organisations qui se proclament antilibérales est impressionnante. Même si d’aucunes sont groupusculaires, cela doit tout de même représenter un paquet de monde. Rien qu’en France, une grosse dizaine d’organisations politiques de gauche, une kyrielle d’associations, des syndicats (pas tous), dénoncent, à des degrés divers, le libéralisme. C’est d’ailleurs sur cette ligne antilibérale que se produisit la première alternance de la Ve République en 1981. Ce ne fut plus le cas lors de la seconde (1988), ni de la troisième (1995).

    C’est que, comme nous l’avons déjà noté jadis, l’antilibéralisme de certains n’est que de peau de lapin. La gauche française n’a pas fait convenablement son deuil de l’emprise qu’exerça longtemps le Parti Communiste sur elle, sorte de gardien du temple d’une orthodoxie marxisante, dont on dénonçait certes le rigorisme et le monolithisme, mais dont on ne remettait pas en cause vraiment les fondements : lutte des classes, appropriation collective des moyens de production, correction des inégalités par des instruments fiscaux et sociaux. Une partie de la droite s’en accommoda, dans des circonstances historiques particulières (reconstruction après la guerre tirant profit d’un Etat puissant, politique de grands projets du général De Gaulle convenant, sur le fond, à la gauche d’alors).

    La pertinence de ce modèle, certes centralisateur, a laissé jusqu’à aujourd’hui des traces, malgré l’entreprise systématique de destruction poursuivie, dès Pompidou, par les gouvernements successifs, si l’on excepte la courte rémission de 1981 à 1983 : la qualité de l’aéronautique française est l’héritière des politiques de grands projets, la sécurité sociale, fortement menacée, aussi. Lorsque la gauche française, consécutivement au primat du Parti Socialiste sur le Parti Communiste et à l’effondrement du bloc de l’Est, s’est émancipée de l’influence culturelle communiste, elle a de fait jeté le bébé antilibéral avec l’eau du bain stalinien. Nous en sommes toujours là. Au mieux nous avons affaire aux dénonciations troskistes, souvent justes, mais jamais accompagnées de propositions alternatives concrètes et crédibles. Au pire, nous avons un antilibéralisme « moral » qui se borne prudemment à remettre en cause les « excès » libéraux sans toucher à l’essentiel : c’est l’antilibéralisme « peau de lapin ». Cela est bien beau, dira-t-on, mais comment faire autrement ? Nous proposons ici quelques pistes, qu’il conviendrait de développer progressivement.

    La première est une évidence : on ne peut être antilibéral conséquent qu’en refusant le rôle dominant du marché. Pour nous, le marché est un outil, et seulement un outil, permettant d’allouer des biens et des services en fonction de la demande. Il nous paraît adapté pour ce qui concerne soit les biens et services courants non fondamentaux, soit les prestations des entreprises entre elles, hors là aussi les services fondamentaux. Qu’est-ce qu’un bien ou service fondamental ? Celui qui est indispensable à une vie décente pour un citoyen, ou à un fonctionnement convenable pour une entreprise, ou qui représente un intérêt stratégique pour le pays. La liste varie bien entendu avec les époques. Tel bien fondamental à un moment de l’histoire (les chevaux pour le courrier, par exemple, le pain comme base alimentaire) ne l’est plus, ou l’est moins, aujourd’hui. A l’inverse, un service bancaire de base, non fondamental voici un peu plus d’un siècle, l’est aujourd’hui.

    La gauche d’aujourd’hui refuse de dresser une liste indicative : pusillanimité éclairante. Tentons-le, sans prétendre à l’exhaustivité. On y trouvera les services publics au sens traditionnel, ou plutôt ce qu’il en reste (avez-vous remarqué que la gauche « antilibérale » proteste toujours contre le démantèlement d’un service public, sauf quand elle le fait elle-même, mais ne réclame plus sa reconstitution lorsqu’elle revient au pouvoir ?) : police, justice, défense, éducation, santé (mais quoi dans la santé ?), accès à la culture, transports collectifs, réseaux de transports, communications, énergie (pour combien de temps). On y trouvera aussi des secteurs qui ne ressortissent pas du service public, ou incomplètement (cas de l’eau), mais qui sont indispensables soit aux citoyens, soit aux entreprises, soit à la nation : production alimentaire, eau, services bancaires de base, logement, recherche, biens culturels, information… Cette liste, qu’on pourrait allonger, montre bien, dans son énoncé même, qu’il n’est pas pertinent d’assimiler « service public » et « biens et services ne ressortissant pas du marché ».

    L’Etat, représentant l’intérêt général, a plusieurs moyens d’intervention pour soustraire au marché, en tout ou partie, des biens et services, en dehors de la mise en place de services publics traditionnels. Il peut « corriger » des mécanismes, marotte du PS, en agissant à la marge (contrôle de certains prix, élimination ou limitation de pratiques jugées exorbitantes). Même cela, la gauche gouvernementale l’a peu fait. Une autre « correction » a été plus utilisée, correspondant à des instruments de redistribution sociale (RMI, CMU, emplois-jeunes dans une certaine mesure). Ce sont des corrections ex post, qui ne touchent pas les causes des inégalités sociales, mais uniquement les conséquences. Les instruments que nous venons de citer sont tous nécessaires, mais ils ne constituent en aucun cas des outils « antilibéraux ». Il peut impulser une politique de « grands projets », qui ne se limiterait évidemment pas aux monuments. Les grands projets impulsés par les pouvoirs publics sont un cauchemar pour les libéraux : ils mobilisent des ressources qui échappent à la bourse, ils se décident sur des critères dont les dividendes à court terme sont exclus. Toute l’armada d’institutions construites sous inspiration libérale exclut soigneusement sinon l’idée, qui peut faire chic, au moins la possibilité de grands projets. A l’OMC, c’est un gros mot, à Bruxelles, on s’en sert pour qualifier des projets lilliputiens, les choses sérieuses étant la déréglementation, et le grand projet imposant ses propres règles. Pour faire plaisir à certains amis de J.P. Chevènement, le grand projet n’est ni de droite ni de gauche en soi. Ce qui peut être de droite ou de gauche, c’est la raison pour laquelle on le décide et le conduit. Le grand projet est fédérateur, parfois enthousiasmant, créateur d’emplois, de richesses, d’autonomies. Le grand projet est émancipateur Il faut refaire des grands projets.

  29. jesrad dit :

    Quelques remarques rapidement (pas le temps sinon):
    – pas complètement d’accord avec la définition du libéralisme, en particulier économique, j’y reviendrai
    – service public n’est pas synonyme, loin s’en faut, de fonction publique ni de gestion publique ni de propriété publique
    – Fukuyama parle pour lui tout seul avec son délire de fin de l’Histoire ; et par ailleurs vous seriez surpris des parallèles que l’on peut établir entre Marx et libertarianisme, comme la faisait Samuel Konkin (qui a disparu avant d’avoir achevé sa « traduction agoriste » de Das Kapital, hélas).

  30. Spendius dit :

    Peut-être que le socialisme adviendra comme Marx le prévoyait, mais il sera « stigmergique »…

    C’est ça le mix entre Marx et Konkin?

  31. jesrad dit :

    Eh bien, le travail de Konkin a consisté pour une bonne part à corriger la « perpendicularité » des marxistes. Il a intuitivement compris que ces derniers ont un sens moral « tordu » à cause d’une inversion: en gros, ils pensent que la collusion entre argent et pouvoir est une conséquence de l’argent au lieu du pouvoir, et donc combattent l’argent au lieu de combattre le pouvoir, concentrant leurs efforts « de travers », inutilement. « Agorism » devait être la « traduction » de Das Kapital corrigeant cette erreur, rétablissant la théorie des classes dans sa version d’origine (celle de Dunoyer), réinterprétant à nouveau l’histoire à la lumière des connaissances modernes en économie (marginalisme, praxéologie, etc.), et expliquant la dynamique sociale par un « matérialisme historique » corrigé, intégrant les éléments nouveaux de cybernétique. Bref, reprendre le marxisme en entier, garder le vrai et corriger le faux.

    Enfin je crois 😀

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