Chine: la liberté appelle la liberté

(Via Reason)

La Chine poursuit à petits pas sa libéralisation. Après les coeurs des villes et, progressivement, par étapes (trop !) mesurées les entreprises et industries qui y sont installées, c’est au tour, enfin, de la Chine rurale de réclamer et d’obtenir un peu plus de liberté sous la forme de réformes concernant les terres rurales.

On voit bien dans cet exemple comment la liberté économique entraîne dans son sillage la liberté politique: les opportunités d’enrichissement refusées aux paysans par le gouvernement qui viole leurs droits de propriété, poussent ceux-ci à se soulever et à menacer l’ordre établi. Ce sont des dizaines de milliers de protestations et de révoltes qui éclatent chaque année, chaque fois que le bien de l’un est exproprié au bénéfice d’un fonctionnaire ou de ses proches.

En Chine les terres sont des propriétés publiques louées pour 30 ans aux paysans: une forme de servage au profit de l’état, instaurée par Mao Zedong suivant le principe communiste de collectivisation des moyens de production. Mais dans quatre provinces, depuis 2006, des activistes se sont violemment opposés aux retraits de plus en plus nombreux de ces terres par l’état « propriétaire » cherchant à profiter d’une mise en valeur auprès de promoteurs, et ont déclaré unilatéralement leur propre droit de propriété sur ces terres, exigeant des compensations lorsque ces droits sont bafoués. Les nouvelles réformes agraires viennent récompenser leurs efforts – mais ces activistes ne veulent pas s’en contenter et disent viser pas moins que la pleine privatisation de toutes les terres.

Ce n’est pas tout: aujourd’hui c’est chaque segment de la société civile chinoise qui se joint à leurs protestations en réclamant plus de liberté (d’expression, de religion, etc.) – des protestations soigneusement masquées aux Occidentaux, mais dont l’effet se fait toujours plus sentir (par des libérations de prisonniers politiques, notamment). Le même schéma à l’oeuvre ces dernières décennies en Corée du Sud, Taïwan, Philippines et Japon pourrait se reproduire: après la liberté économique, vient la liberté tout court. Le pouvoir chinois espère certainement tenir les paysans tranquilles en leur faisant des concessions – mais les Chinois de mieux en mieux nourris, logés et connectés par des réseaux d’information, prennent de plus en plus goût à la liberté, réalisent chaque jour un peu plus ce qui est à leur portée, et secouent leurs chaînes.

Je leur souhaite le maximum de succès, le plus vite possible.

Le visage radieux du Mal:






Regardez bien chacune de ces personnes.

Tous autant qu’ils sont, tous ensemble, constituent le Mal le plus absolu, le plus pur et le plus féroce qui ait jamais existé sur cette planète.

Chacun d’entre eux est persuadé d’agir pour le Bien. Chacun d’entre eux est convaincu que son prophète a raison sur absolument tout. Chacun d’entre eux est mu par une aliénation totale, investi par l’adoration fébrile, et possédé par une passion dévorante – au delà de toute raison, de toute compassion, de toute humanité.

Qu’un de leurs parents, amis, collègues ou connaissances émettent le moindre doute quand au bien-fondé de leur abjecte soumission, et ils le rejetteront avec une fureur d’autant plus glaçante qu’elle est artificielle.

Chacun d’eux est potentiellement un milicien de la sécurité d’état, un bureaucrate du parti, un contrôleur, un censeur, un mouchard, un commissaire du peuple, un Komsomol, un juré fanatisé dans un procès truqué, un garde de camp de concentration, un bourreau, un tortionnaire, au service d’un ordre dément et inhumain.

Chacun d’entre eux a choisi de lutter farouchement pour une cause, et donc d’avoir un ennemi -vous ! – que vous le vouliez ou non. Chacun d’entre eux a décidé de mener une guerre totale, jusqu’à l’écrasement complet de toute résistance.

Contre ce mal il n’y a qu’une seule solution: la dissidence pacifique. A chacun de vos proches infecté par ce mal, dites simplement que vous désapprouvez totalement leur choix – mais que vous continuez de l’aimer quand même. Ils ne peuvent se libérer que s’ils le décident.