L’astuce « finance » du jour:

Je suis toujours aussi inculte en matière de finance, mais pour continuer dans la série, voici un petit truc de praxéologie appliquée pour ceux qui seraient tentés d’aller gagner et perdre des sous en mettant en relation acheteur et vendeur de promesses sur les Bourses:

Aujourd’hui, la denrée que tout le monde réclame mais que personne ne veut fournir s’appelle « confiance ». Tous les traders du monde sont en ce moment en plein manque de ce suc produit par les glandes du cerveau. Or, les états du monde entier ont engagé leurs propres réserves (amoindries) de « confiance » dans certaines entreprises pour essayer de remédier temporairement à ce manque, dans leur tentative désespérée de traiter les symptômes plutôt que les causes de l’accès de « crise » qui frappe depuis des mois.

Comment profiter de tout ça ? C’est simple: comprenez bien que le cours boursier d’une promesse donnée, aujourd’hui, est seulement une part de la valeur qu’elle représente pour celui qui l’a achetée à ce prix. Il en manque un bout, et ce bout, lui, représente la part de risque de perdre tout ce qui a été versé dans cet investissement.

Exemple: une action « Total » achetée/vendue 40 euro peut en fait cacher une action à 44 euro réduit par un risque estimé à 10% de (mal)chance de faillite.

On sait aussi que l’état français a versé de sa propre confiance dans certaines entreprises, par exemple Dexia. Donc le cours de l’action Dexia contient plus de confiance que les autres, il est relativement plus près de sa « vraie » valeur de marché que les autres. Inversement, les entreprises dont l’état envisage de renflouer le manque de confiance avec la sienne, sans s’être encore engagé à le faire, sont les plus éloignées de cette « vraie » valeur.

Tout cela a peu d’intérêt, évidemment, parce qu’il faudrait avoir accès à plein d’infos disséminées et cachées pour en tirer des indications nous permettant de savoir quelles actions monteront et lesquelles baisseront… sauf une chose: la réserve de confiance de l’état français est presque à sec, on le voit à la stagnation des marchés.

Donc, la « remise de risque » sur toutes les actions des entreprises où l’état avait déversé de sa confiance va s’aligner sur celle des autres sitôt que tout le monde aura vent de difficultés de solvabilité de l’état: les cours de ces actions vont s’éloigner de leur « vraie » valeur.

Exemple: l’action Dexia va baisser (encore).

Voilà. Si vous croyez ces foutaises et misez de l’argent sur la baisse de toutes les valeurs que l’état avait soutenues, ne venez pas vous plaindre ici si vous perdez gros.

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À propos jesrad
Semi-esclave de la République Soviétique Socialiste Populaire de France.

2 Responses to L’astuce « finance » du jour:

  1. Bertrand Monvoisin says:

    Le CL entreprise nationalisée a pris le bouillon, AGF entreprise nationalisée a pris le bouillon, le GAN entreprise nationalisée a pris le bouillon, l’UAP entreprise nationalisée a pris le bouillon, la CGM entreprise nationalisée a pris le bouillon, Air France entreprise d’Etat a pris le bouillon, la Banque Hervet entreprise nationalisée a pris le bouillon, la SMC entreprise nationalisée a pris le bouillon, France Télécom entreprise majoritairement détenue par l’Etat a pris le bouillon… Et je n’évoque pas la SNCF sinon on est bon pour la dépression nerveuse.

    L’Etat en tant que gestionnaire se plante avec une régularité de métronome, on peut également se souvenir du Canal de Panama, des Emprunts Russes ou des Bons de la Défense Nationale. Chaque fois que l’Etat sollicite le portefeuille de l’épargnant c’est pour le plumer sans vergogne.

    Morale si l’Etat vous dit « vendez » achetez et vice et versa.

  2. jesrad says:

    Les résultats du système « société » sont le produit non pas des choix et décisions prises par les participants, mais des règles de fonctionnement de ce système. L’émergence détrompe toujours les intentions de ceux qui se croient maîtres du système, et la dynamique sociale est le produit non pas des volontés, non pas des conspirations, non pas des conjurations ni des plans des uns et des autres fomentés à l’intérieur du système, mais le produit des principes implicites inhérents à ce système.

    C’est là le véritable « déterminisme social » que Karl Marx, malgré toutes ses gesticulations philosophiques comme scientistes, n’a pas su comprendre, et dont il n’a su identifier l’indéterminabilité intrinsèque. Cette loi de la systémique sociale fonde la praxéologie, et elle est le véritable moteur de l’Histoire.

    Cette loi nous montre aussi que les même principes qui fondent un Etat, entraînent inévitablement l’échec économique de tout ce qu’il entreprend. C’est comme ça. Le règne d’Eris est absolu en ce monde.

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