Sarkozy et la quadrature du cercle

Notre chef de l’état a décidé de gérer tout seul la Criiiiise. Quel défi a-t-il en face de lui, exactement ?

=> l’économie mondiale a perdu (jusqu’ici) environ 20 000 000 000 000$ de valeur subjective, estimée en $ des années 2000.

Cela veut dire qu’un grand nombre de gens qui croyaient détenir des trucs valant tant découvrent avec consternation que ces trucs n’en valent plus que tant – perte. Ça crée une crise de solvabilité, car tous ceux qui détenaient, disons, un logement à tant avec un crédit à rembourser en X années, ne peuvent plus justifier de rembourser pareil pour un logement qui vaut désormais moins que tant. Derrière ceux-là, il y a le banquier qui leur avait prêté tant, et qui ne reçoit plus assez pour assurer ses propres remboursements / engagements. Encore derrière celui-ci, il y a ceux qui avaient confié leurs sous en considérant qu’ils en tireraient tant par mois, et qui n’en reçoivent plus autant et sont donc bien embêtés pour continuer à faire ce qu’ils font d’ordinaire et qui nécessitait tant, qui fait que leurs affaires valent tout à coup moins que prévu. Et enfin, cette perte de valeur fait que les tout premiers de cette chaîne ne peuvent plus justifier leur calcul économique de départ – et la boucle est bouclée.

Quoi qu’il arrive dans l’avenir proche, la perte sera infligée. Elle est inévitable, puisque c’est une conséquence… de l’inconséquence passée des gouvernements et de la complicité des financiers: le mal est déjà fait, la richesse correspondant à la perte de valeur a déjà été perdue, nous avons simplement pris conscience (et compte) de cette perte il y a quelques mois, brutalement, en commençant enfin à l’incorporer dans l’estimation de valeur.

Donc, l’agité qui prétend « régler » cette crise tout seul fait face à une véritable quadrature du cercle. Voyons un peu les types de « solutions » qu’il peut envisager: Lire la suite

Course au retrait: un canular tourne à l’émeute à Bruxelles

Communiqué de l’Agence Fausse Presse:
Jules, Bernard et Sophie sont très embarrassés: ces deux derniers jours, profitant de la panique régnant autour de la nationalisation des banques Fortis et Dexia, ces trois amis se sont amusés « en toute bonne foi » à coller des faux pannonceaux « Distributeur vide » sur les guichets automatiques de retrait de ces banques un peu partout dans la capitale belge, ainsi qu’à faire la queue devant l’un de ces DABs, déclenchant un mouvement de panique, une course au retrait et finalement une émeute autour de l’agence Dexia de la place Dailly.