Franz Kafka sur la « no-fly list »

Communiqué de l’Agence Fausse Presse:
Franz Kafka, fils d’une famille d’imigrés tchèques vivant aux USA et homonyme du célèbre auteur, s’est découvert en début d’année interdit de vol sur les compagnies aériennes de son pays. La raison invoquée de sa présence sur la liste des personnes interdites d’avion serait « un canular perpétré par un fonctionnaire du Homeland Security Department contre la Transport Security Agency » faisant référence à l’auteur de « La Métamorphose » et du « Procès ». Pas amusé du tout, l’homme a cherché à se renseigner sur la façon de procéder à sa radiation de la liste, sans succès: une telle procédure n’existe tout simplement pas. A la place il lui faut demander son inscription sur une liste des gens de la no-fly list autorisés spécifiquement à voyager – une procédure longue et difficile.

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À propos Martini
I'm a stuffed penguin, and I hate you.

6 Responses to Franz Kafka sur la « no-fly list »

  1. jesrad says:

    Et comme personne ne sait qui est responsable de cette procédure ni comment on l’applique, et qu’aucun des fonctionnaires contactés par M. Kafka ne veut prendre la responsabilité d’une intervention dans un autre département que le sien, il n’est pas près de revoler.

  2. Bertrand Monvoisin says:

    Il a de la chance que ce sympathique canular ne l’ait pas mené directement dans les gêoles de Guantanamo. Cela me rappelle l’excellent film de Joseph Losey « Monsieur Klein ». Il est arrivé une mésaventure relativement similaire a ma maman. Née en Italie mais d’un père français, donc française par filiation d’après le code de la nationalité est s’était fait volé son portefeuille. Elle entreprend les démarches pour refaire ses papiers et une sous-fifre teigneuse du ministère des affaires étrangère lui a demandé de prouver qu’elle n’avait pas acquis une nationalité étrangère, ce qui est matériellement impossible. Finalement après 2 ans et 6 mois la bureaucrate teigneuse ayant obtenu une promotion ma mère a pu obtenir finalement sa carte d’identité.

    Il y a cinq ans j’ai déménagé et j’ai dû rendre ma carte vitale. Il m’a fallu attendre 3 ans et 2 mois pour que l’on m’attribue une nouvelle carte vitale, et encore je me suis fait engueuler parce que je n’étais soit-disant pas venu la chercher assez vite, alors que je venais toutes les semaines !

    Il y a huit mois ma grand-mère (86 ans !) a été arrêtée par la Police pour « port d’armes de sixième catégorie » : elle tricotait sur un banc ! Elle attend sa condamnation, sans doute une simple amende, tout est bon pour faire rentrer du fric dans les caisses percées de l’Etat.

    Ayant perdu ma carte d’identité j’ai peur qu’un individu ait pris mon identité et qu’un jour je me fasse arrêter pour un délit commis par mon « double », dans notre monde de dingues tout est possible surtout le pire.

    Si en France les armes étaient en vente libre la réforme de l’administration se ferait à coups de flingues.

  3. Bertrand Monvoisin says:

    Une solution Kafkaïenne pour Franz Kafka : aux USA on peut relativement facilement changer de patronyme, il pourrait changer plusieurs fois de nom légalement en se faisant par exemple appeler John Steinbeck, William Faulkner, Mark Twain, Herman Melville, Erskine Caldwell, Truman Capote, Ernest Heminguay… ainsi il brouillerait légalement les pistes et son nom n’apparaiterait plus sur la liste noire. Le mieux serait même qu’à chaque changement de nom il change d’Etat de résidence.

    Dans son malheur il a eu de la chance de ne pas apparaître sur les listes des crimminels recherchés. J’espère qu’il va déposer plainte et que le fonctionnaire coupable va être révoqué et que l’administration va être condamné pour sa négligence à quelques millions de dollars de dommages-intérêts. La seul manière pour faire mal à l »administration c’est de frapper au portefeuille.

  4. jesrad says:

    Martini a inventé cette histoire de toutes pièces pour le seul effet tragi-comique associant le nom de Kafka et l’enfer bureaucratique qui se déchaîne en Amérique depuis plusieurs années. Effet qui est particulièrement relevé par votre témoignage: la réalité dépasse bel et bien l’affliction, par ces temps…

    « J’espère qu’il va déposer plainte et que le fonctionnaire coupable va être révoqué et que l’administration va être condamné pour sa négligence à quelques millions de dollars de dommages-intérêts. »

    Vous délirez plein tube. Aux USA, les policiers qui entrent dans votre maison, de force, en tenues militaires, au petit matin et abattent toute votre famille encore dans leur lit simplement parce qu’ils se sont trompés d’adresse (et/ou n’ont pas vérifié celle-ci) ne risquent même pas un blâme. Au contraire, ils reçoivent souvent des citations pour « courage au combat » pour les féliciter d’avoir flingué, par exemple, votre chien endormi.

    Pour plus de détails navrants, le lien « Chronique d’un état policier » est sur la droite.

  5. maelis says:

    bonjour,

    j’ai besoin de savoir qu’elle est la dépêche de l’agence france presse à laquelle vous faites référence pour la rédaction de cet article.

    merci de me répondre

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