Comment Fidel Castro et Ernesto Guevara essayèrent de déclencher une guerre nucléaire mondiale

Puisque l’on célèbre aujourd’hui l’anniversaire du plus meurtrier des attentats commis sur le continent nord-américain, c’est l’occasion de parler de ce qui a manqué de peu de reléguer le 11 septembre 2001 à la seconde place: la tentative cubaine d’attentat contre New York de 1962.

D’abord, un peu de contexte: nous sommes au début de l’hiver 1962, la crise des missiles cubains touche à sa fin. Les frères Castro et leur compagnon Ernesto Guevara, comme le rapporta plus tard l’ambassadeur de l’Union Soviétique à Cuba Alexandre Allusiv, s’étaient réservés des places de choix dans le bunker anti-atomique de l’ambassade russe, et tentent alors de leur mieux de faire lancer les missiles contre des grandes villes américaines. Nikita Krouchtchev, prem’s de l’Union Soviétique et portant sans sourciller son sobriquet de Boucher de Budapest, décide de retirer les missiles du domaine de Castro, autant sous la pression de Kennedy que par peur de voir Guevara et ses barbus déclencher un conflit nucléaire global sans lui demander son avis. La panique apocalyptique qui s’était emparée du monde entier va enfin commencer à redescendre.

Ernesto Guevara déclara au journal The London Daily Worker, en Novembre 1962, que « Si les missiles étaient restés à Cuba, nous les aurions utilisés contre le coeur même des USA, y compris New York. » Il ajouta que « la victoire du socialisme vaut bien des millions de morts atomiques. »

Les missiles s’en vont, et avec eux l’occasion de faire parler les fusils, de redessiner les paysages russe, américain et cubain à coup d’ogives thermonucléaires et de verser le sang de millions et de millions de cochons de capitalistes (Oink !) et de braves martyrs communistes désignés volontaires pour l’occasion. Mais Ernesto ne compte pas laisser tomber face au destin cruel qui le prive de régner dès sa sortie du bunker en maître absolu sur des ruines fumantes (et luisantes dans l’obscurité). Il décide de mettre au point un autre moyen « d’apporter la guerre au sein même des foyers des ennemis impérialistes, sur leur lieu de loisir et de travail » (comme il le préconisa en Avril 1967 dans le journal Havana).

Car Cuba a des agents infiltrés aux USA, évidemment. En particulier, Castro dirige de près la mission cubaine aux Nations Unies, et finance secrètement le Comité pour l’Equité envers Cuba (Fair Play for Cuba Comittee) dans lequel il a des hommes loyaux. Et Guevara dirige le Ministère de la Libération des Etrangers (Foreign Liberation Department), un poste où il a la charge d’organiser des opérations via ces agents extérieurs.

Dès le mois d’octobre il fait parvenir une douzaine d’engins incendiaires et une demi-tonne de TNT à ces agents. Le plan est simple, il veut faire sauter les trois plus grands magasins de New York (et, à l’époque, du monde entier: Macy’s, Gimbel’s, Bloomindales) ainsi que le terminal central du métro de Manhattan, pendant le jour le plus chargé de l’année: le lendemain de Thanksgiving (le « Black Friday »). En frappant ce jour-là ils étaient sûrs de faire un maximum de victimes (principalement des femmes et des enfants allant faire leurs achats de Noël). Une liste d’objectifs complémentaires à faire sauter est également compilée: la Statue de la Liberté, le terminal principal de bus de Manhattan, et des raffineries pétrolières du New Jersey.

Pour comparaison, Al Qaïda a utilisé l’équivalent de 100 kilos de TNT pour les attentats de Madrid en 2004, soit cinq fois moins que les hommes de Guevara n’avaient à leur disposition.

Une cinquantaine de personnes sont impliquées. Trop pour garder le secret ? Le 17 novembre 1962 les agents du FBI, sous la direction d’Hoover, découvrent les détonateurs, arrêtent les agents cubains, tous membres de la mission cubaine aux Nations Unies et/ou du Comité pour l’Equité envers Cuba, saisissent les explosifs (les détails sont publiés dans le New York Times du 27 novembre 1962). L’attentat est déjoué, les frères Castro et Ernesto Guevara sont inconsolables.

… ce qui n’empêcha pas un des membres restants du Comité, un certain Lee Harvey « Oswaldskovitch » Oswald, de se faire connaître l’année suivante.

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À propos jesrad
Semi-esclave de la République Soviétique Socialiste Populaire de France.

3 Responses to Comment Fidel Castro et Ernesto Guevara essayèrent de déclencher une guerre nucléaire mondiale

  1. Martini says:

    Oussama Ben Laden n’a plus qu’à se laisser pousser les cheveux pour vendre autant de t-shirts.

  2. Le président hoover n’a pas créé le FBI.
    Il me paraît difficile de parler de création récente du FBI en 1962 que l’on retienne comme date de création 1935 ou 1908.

    Cela décrédibilise tout le contenu de cet article. Quelles sont vos sources ?

  3. jesrad says:

    Mauvaise traduction (et mémoire défaillante) de ma part. C’est corrigé, merci de l’avoir signalé. Les sources sont soit indiquées directement, soit Humberto Fontova.

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