Les petites noisettes de Sarkozy

Ça y est, c’en est fait de la réforme des Universités. En quelques jours à peine, la réforme des Universités françaises qui devait leur donner plus d’autonomie ne ressemble plus à rien, se contentant tout juste d’assouplir la composition et la taille du conseil d’administration.

Les Universités ne pourront toujours pas décider du salaire des enseignants, ni filtrer les étudiants sur leur capacité à suivre la formation proposée, ni créer des postes, ni en supprimer, ni fixer leurs propres conditions de concours, ni améliorer le cursus, indépendamment de l’état.

Tu parles d’une autonomie… Et pendant ce temps-là, les palourdes syndicales fossilisées se réjouissent de pouvoir garder leur sinécure sur le dos des étudiants ET des profs. Et avec le soutien d’une bonne partie d’entre eux, en plus ! Cerise sur le gâteau, le texte crée un poste de vice-président étudiant qui servira aux syndicats de monnaie d’échange pour acheter un soutien supplémentaire chez les étudiants. L’entrisme commence à tout âge…

« La réforme favorise toujours les inégalités entre universités, au détriment de l’intérêt général. » dit Gérard Aschieri, de la FSU. Quel boulet ! Depuis le temps qu’il squatte le système éducatif français il devrait savoir que l’inégalité, ça s’appelle aussi la différence. Mais voilà, en Fraônce « on » n’aime pas la différence, « on » veut que toutes les formations universitaires et toutes les universités soient toutes aussi uniformément médiocres. Et tant pis pour tous ceux qui ne se satisfont pas de la taille unique vendue par le fabricant unique de la pensée unique. L’intérêt général, le vrai, l’intérêt de tous et de chacun, est de toutes les tailles, de toutes les formes, de toutes les couleurs.

À propos jesrad
Semi-esclave de la République Soviétique Socialiste Populaire de France.

4 Responses to Les petites noisettes de Sarkozy

  1. Corwin says:

    Je suis écoeuré. N’est-ce pas ironique d’en être réduit à imposer la liberté par la force, à des gens qui se battent désespérément en s’accrochant aux barreaux de leur petite cage grisâtre mais si familière et rassurante ? J’ai bien peur que l’être humain ne soit pas encore suffisamment évolué pour le libéralisme, et comme en plus il régresse à vue d’oeil, ce n’est pas pour demain.

  2. Corwin says:

    J’ajoute qu’il nous reste bel et bien une liberté : celle de fuir l’université classique comme la peste, et de tenter des cursus qui recrutent sur concours.

  3. jesrad says:

    C’est vrai, les grandes écoles sont ce qu’on a de plus proche d’un cycle universitaire libre, actuellement. C’est d’ailleurs probablement ce qui explique qu’elles ne cessent de remplacer les formations universitaires dans pas mal de cursus professionels ?

    Bon, sinon, il ne faut pas désespérer, on ne peut pas « imposer » la liberté à celui qui n’en veut pas, et c’est tant mieux. Je crois que c’est Pascal Salin qui disait qu’il préfère que les gens choisissent de s’enfermer dans un système collectiviste plutôt que de leur retirer de force, pour qu’ils comprennent leur erreur par l’expérience. Et, après tout, ils ne méritent que ça.

    Le problème c’est ceux qui n’en veulent pas et à qui ils refusent toute alternative. Je pense que c’est à nous de leur en proposer une, quitte à flirter avec l’illégalité.

  4. Martini says:

    L’intérêt général, le vrai, l’intérêt de tous et de chacun, est de toutes les tailles, de toutes les formes, de toutes les couleurs.

    De toute façon c’est pas la taille qui compte, c’est comment on s’en sert.

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