La banqueroute morale du socialisme

Petite piqûre de rappel, toujours bonne à prendre:

Le socialisme est la doctrine selon laquelle l’homme n’a pas le droit d’exister pour lui-même, que sa vie et son travail ne lui appartiennent pas, mais appartiennent à la société, que la seule justification de son existence est sa servitude envers la société, et que la société peut se débarrasser de lui de quelque façon désirée au nom de ce qu’elle pourait décider d’appeler son bien collectif, ce concept tribal.

 

Il n’y a aucune différence entre les principes, les méthodes et les résultats pratiques du socialisme – et ceux de n’importe quelle tyrannie historique ou préhistorique. Le socialisme n’est qu’une monarchie absolue démocratique – c’est à dire, un système absolutiste dépourvue d’une tête unique, permettant la saisie du pouvoir par le premier qui passe, par n’importe quel ambitieux, opportuniste, aventurier, démagogue ou vandale. Quand vous pensez au socialisme, distinguez clairement sa nature. Souvenez-vous qu’il n’y a pas de dichotomie possible entre ‘droits de l’homme’ et ‘droits de propriété.’ Il n’y a pas de droits de l’homme sans propriété. Puisque les biens matériels sont les produits de l’esprit et de l’effort d’hommes individuels, et sont nécessaires pour les maintenir en vie, celui qui ne possède pas le fruit de son labeur ne peut pas posséder sa propre vie. Nier le droit de propriété revient à faire des humains la propriété de l’état. Quiconque s’arroge le ‘droit’ de ‘redistribuer’ la richesse produite par d’autres s’arroge en fait le ‘droit’ de traiter les autres humains comme du bétail.

 

« Vous proposez d’établir un ordre social fondé sur le principe suivant: que vous êtes incapables de diriger votre vie personnelle, mais capables de diriger celle des autres; que vous êtes inaptes à vivre librement, mais aptes à devenir des législateurs tout puissants; que vous êtes incapables de gagner votre vie en utilisant votre intelligence, mais capables de juger des hommes politiques et de les désigner à des postes où ils auront tout pouvoir sur des techniques dont vous ignorez tout, des sciences que vous n’avez jamais étudiées, des réalisations dont vous n’avez aucune idée, des industries gigantesques dans lesquelles, selon votre propre aveu, vous seriez incapables d’exercer les fonctions les plus modestes. » –Ayn Rand

Voilà dix ans, s’effondrait le régime soviétique, non pas, comme ç’avait été le cas pour le nazisme, sous les coups guerriers de l’adversaire, mais sous l’effet de sa propre putréfaction interne. Beaucoup pensèrent tout naturellement que le plus spectaculaire échec d’un système politique dans l’histoire humaine allait susciter au sein de la gauche internationale une reflexion critique sur la validité du socialisme.

 

Ce fut tout le contraire. Après une instant d’étourdissement, la gauche, même et surtout non communiste, affréta une impressionnante flotille de justifications rétrospectives. Il en ressort cette conclusion comique : ce que réfute véritablement l’histoire du vingtième siècle, ce serait, paraît-il, non le totalitarisme communiste, mais… le libéralisme ! Par voie de conséquence, toute comparaison entre les deux totalitarismes majeurs, le communisme et le nazisme, reste un tabou : interdit de constater l’identité de leurs méthodes, de leurs crimes et de leur idée fixe antilibérale. Ainsi la décennie 1990-2000 fut celle des efforts surhumains de la gauche pour s’épargner d’avoir à tirer les leçons humaines du naufrage de ses propres illusions. — Jean-François Revel

La gauche est prise la main dans le sac avec un discours à l’opposé de ses actes. Deux exemples. Quand Bariza Khiari, dirigeante du PS, envoie une lettre de soutien à Fawaz Karimet et que le premier secrétaire de la fédération de l’Ain la traite de « gauche tajine », qu’elle va devant la commission des conflits du PS et qu’il ne se passe rien, c’est insupportable. Quand Michèle Sabban, au bureau national, propose que les collectivités socialistes suppriment les subventions à l’association Ni putes ni soumises parce que Fadela Amara est entrée dans le gouvernement, je remarque que cette idée n’a traversé la tête de personne pour Emmaüs quand son président, Martin Hirsch, l’a précédée. Ceci révèle que, pour toute une génération de dirigeants socialistes, le mouvement des associations de banlieue doit rester avant tout une courroie de transmission et qu’ils aiment Fadela quand elle colle des affiches, pas quand elle prend ses responsabilités.

 

Le PS n’imagine pas à quel point quand on est au bas de l’échelle, on a besoin de repères et de valeurs, de pouvoir choisir sa vie, et non pas qu’on la choisisse à sa place simplement en parlant des allocations. Ségolène Royal avait compris l’enjeu des quartiers. Elle leur a délivré un message presque affectif qui a permis une mobilisation exceptionnelle. Mais cela ne suffit pas.

 

La diversité ne se réduit pas à l’immigration, certes. Mais j’ai compris que des dirigeants du PS forment un cénacle qui n’aime pas la société telle qu’elle est, qui ne s’y projette pas et qui garde la mélancolie des années 1970. Chez nous, c’est ‘Good Bye Lénine’ ! –Malik Boutih

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À propos Martini
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15 Responses to La banqueroute morale du socialisme

  1. nicolas says:

    Tres bon film Good Bye Lenine.Je le recommande chaudement.

    En aparte, que devient Laurett?

  2. new conspiration says:

    Si on en est arrivé au socialisme c’est parceque des gens bien penssant ont pensé qu’il était injuste que les gens sois inégaux.
    On diminue en faite le niveau d’évolution progressive de la société (et donc de l’homme) en se basant sur le simple fait qu’il est mieux de réduire les inégalités, le pire c’est qu’a agir comme ça on en est arrivé au stade ou, en france, on est passé du stade de pays pionier dans le monde à pays bloqué, qui n’avance plus, qui ne se fait entendre que par ses émeutes, révolte contre ce système qui fait l’apologie du pauvre, on aliène les gens, on s’en occupe dés 3 ans par l’éducation national -la même pour tous- jusqu’a 15 ans et ensuite on les transfèrent dans différents moulages pour en faire des spécificités à plus ou moins grand nombre.
    C’est ainsi que les gens réagissent et pensent collectivement.
    Ce qui est bien ou ce qui est mal.
    Ce qui se fait ce qui ne se fait pas.
    On en vient meme aujourd’hui a nous imposer une sexualité identique en niant le plaisir personnel de chaqu’un,sauf les personnes ayant de l’imagination.
    Pourquoi ya il plus de pd qu’avant?
    Parceque montrer des pd a la télé créent d’autre pd.
    Si on montre et parle de sado mazo, ou de scatophile il est fort a parier qu’un nouveau mouvement va apparaitre
    C’est d’ailleur ca le véritable problème.
    Lorsque l’on met des barrieres étroites comme les wc d’un smicard, aux enfants qui ont l’imagination du monde d’aujourd’hui, on renonce a leurs propre existance.
    Aujourd’hui il y a rien de pire que l’enfance persécuté par des parents et une société qui empeche la démarche nouvelle.
    comme si notre putain de capacité de cerveau serait tjs limité a 6%
    On devient un véritable adulte quand on garde cette inteligence fine et brillante (arriver a controler un corp a la perfection) apprendre une langue en qq mois, on fait comme, l’homme n’est en faite qu’un singe, notre imagination est forcément limité, un homme préhistorique ne pouvais imaginer me voir jouer sur internet 10$ tout en me tapant une femme qui se perfectionne dans un style de beauté qui n’a rien voir avec les siens.
    Alors pourquoi les gens ne réalisent pas ses évidences?
    Parce qu’ils sont entrainer a etre bete, les gens aiment devenir comme ils le sont, les gens sont par essence des reptiles, avec les instinc primitif collectif.
    L’homme devient un magnifique lézard, qui réfléchie comme un autre lézard, il n’y a pas de difference entre un lézard et un lézard, d’ailleur ils ont le meme nom.
    Ce qui renvoit a ce fameux cycle de l’humanité on a pas de fin.si on tourne en rond c’est nul car en faite si on s’arrete on est en avance et en retard sur celui qui n’avance pas.
    donc a quoi bon avancer .?
    Le temps n’existerait il pas?
    Si nous sommes eternel le tps n’a pas lieu d’etre.
    A quoi bon nommé cette espace en temps.
    L’espace autour de nous n’est qu’une frequence, comme il peut y en avoir des milliards.
    Nous ne somme que des ondes formés par des atomes après tout, pourquoi le monde nous aparait tel qu’il est?
    pourquoi avons nous de l’imagination, véritable force dans se bas monde qui n’est qu’une poudre aux yeux et tellement loin de milliards de réalité les unes toutes plus plausible que les autres.
    Pire? comment nous somme nous créer (est il possible de naitre de rien? qu’es que le rien? avant le rien, tout ou rien?

  3. Martini says:

    Toi, tu ne serais pas un homo refoulé en plein déni ? Sors de ton placard !

    Ce qui renvoit a ce fameux cycle de l’humanité on a pas de fin.si on tourne en rond c’est nul car en faite si on s’arrete on est en avance et en retard sur celui qui n’avance pas.
    donc a quoi bon avancer .?

    Pour avancer, il faudrait déjà se sortir la tête du cul.

    On en vient meme aujourd’hui a nous imposer une sexualité identique en niant le plaisir personnel de chaqu’un,sauf les personnes ayant de l’imagination.
    Pourquoi ya il plus de pd qu’avant?
    Parceque montrer des pd a la télé créent d’autre pd.
    Si on montre et parle de sado mazo, ou de scatophile il est fort a parier qu’un nouveau mouvement va apparaitre

    Garde ton déterminisme social puant pour toi. La psychologie, c’est un art autrement plus raffiné que ces réflexions de Mickey Magazine.

    Si on en est arrivé au socialisme c’est parceque des gens bien penssant ont pensé qu’il était injuste que les gens sois inégaux.
    Mais non, bon sang, tu l’as lu, cet article, là, juste au-dessus ? Au cœur du socialisme il y a seulement l’envie et la jalousie, le désir hargneux de profiter de l’autre, qu’il soit l’esclave au nom de sa réussite et au nom de sa propre incapacité, de sa propre haine des contraintes naturelles qui nous obligent à continuer la course en avant de l’entropie. Il y a la terreur d’être responsable de soi-même, la phobie du chaos de la vie, la peur de l’échec inévitable à la fin de la vie. Il n’y a rien de « bien-pensant » dans le socialisme, rien ! Ce n’est pas un courant de pensée détaché de celui qui le soutient, il y a toujours à la base l’intérêt personnel et un choix individuel.

  4. jesrad says:

    En aparte, que devient Laurett?

    Oh, elle est trop occupée à faire le boulot de quatre personnes à la fois. Ça devrait s’arranger bientôt, d’ailleurs, par l’embauche d’une intérimaire de plus en soutien et les retours de vacances.

    @New conspiration:

    Je ne sais pas si je dois rire ou pleurer.

  5. new conspiration says:

    [C’est vrai, je suis un boulet qui ne comprend rien à rien et argumente comme un adolescent attardé.]

  6. jesrad says:

    Martini à la fâcheuse habitude d’éditer les insultes des commentaires pour en révéler le sens caché 😀

    Enfin, celle-là:
    Parceque montrer des pd a la télé créent d’autre pd. Si on montre et parle de sado mazo, ou de scatophile il est fort a parier qu’un nouveau mouvement va apparaitre

    … je l’encadre et je m’en servirai de cible d’airsoft. Le développement psychologique et la construction de la sexualité par simple mimétisme télévisuel, il fallait oser. Mais bon, il paraît qu’on reconnaît ceux qui osent…

  7. Corwin says:

    Jesrad, H16 : vous ne pouvez pas rejeter la thèse du mimétisme dans l’acte sexuel (peu importe le vecteur), à moins de l’invalider dans un essai scientifique comparatif direct. La bonne réponse est : on en sait foutre rien.
    En l’occurence, la télévision ne montre pas (sur le hertzien non payant) l’acte sexuel, simplement une série de comportements sociaux, vestimentaires, etc que l’on associe à la pédérastie. La propagation de ce type de comportement suit une règle d’expansion mathématiquement similaire à celle d’une épidémie, d’où la prolifération de « métrosexuels ». Il y a fort à parier en réalité, que la proportion d’homosexuels dans notre société n’est ni supérieure ni inférieure à celle en vigueur dans la grèce antique ou au plus fort de l’Inquisition. Ce qui change, c’est le nombre de personnes qui l’assument publiquement, en fonction de l’acceptabilité culturelle dans leur milieu.
    Soit dit en passant les gars, assumez tant que vous voulez, mais vous n’êtes pas obligés de vous trémousser sur une musique aussi abominable en provoquant des embouteillages pour ça.

  8. jesrad says:

    à moins de l’invalider dans un essai scientifique comparatif direct

    Il me semble bien que l’orientation sexuelle, on sait comment ça se forme (phase génitale du développement psychologique pendant l’enfance et l’adolescence – l’homosexualité, si je me souviens bien, est une forme d’immaturité du désir, tandis que les fétichismes sont l’attachement du désir à un objet-proxy). Il n’y a pas de mimétisme car la phase du développement psychologique où on est susceptible de mimétisme, c’est juste avant, dans la période anale de la petite enfance, donc avant la formation de la sexualité « finale ». Bon, je cite le peu que je connais de psychologie, peut-être que je me gourre, mais il me semble bien que c’est un sujet sur lequel il y a déjà beaucoup de travail effectué et beaucoup de conclusions établies.

    Mais c’est clair que ce que d’aucuns prennent pour une « multiplication » n’est rien qu’un phénomène de sélection adverse.

    Soit dit en passant les gars, assumez tant que vous voulez, mais vous n’êtes pas obligés de vous trémousser sur une musique aussi abominable en provoquant des embouteillages pour ça.

    Oh, purée, oui, je comprends qu’il y en ait de moins en moins à trouver la Gay Pride si « formidâââble ». C’est d’un pathétique… Je suis prêt à défendre les LGBT contre les agressions homophobes, mais quand ils jouent à la salade de langue à la télé, je regarde ailleurs, c’est viscéral.

  9. new conspiration says:

    [Oh là là, qu’est-ce que je persiste à ne rien dire d’intelligent. Je ne sais même pas que les libéraux défendent le droit de propriété, ce qui inclut le droit de foutre dehors les importuns de mon genre sans les écouter plus longtemps.]

  10. Martini says:

    Sans oublier le droit de les traîner dans la boue au passage, tu notes. C’est le chemin le plus court.

  11. jesrad says:

    Y a du relâchement, mon cher palmipède. D’ordinaire, tu les fais passer par la bétonneuse remplie de verre pilé arrosé d’acide sulfurique, réglée sur le programme long avec essorage au chalumeau acétylène.

  12. Faust says:

    « Je suis prêt à défendre les LGBT contre les agressions homophobes…
     »
    Personnellement, je suis prêt à défendre, dans la mesure de mes moyens, n’importe quelle victime d’une agression, fut-elle de type homophobe ou non.
    Commencer à faire du particularisme au nom du respect partial « due » à certaines communautés me parait inégalitaire au niveau de la loi, et donc illibérale.
    A mes yeux, il n’y a pas d’aggressions homophobes, racistes, et j’en passe, mais il y a des actes de voyoux ne répondant pas à la légitime défense et brisant le « pacte de non aggression » propre au libéralisme, et qui doivent donc être punis en conséquence.
    De plus, c’est faire subir une seconde injustice aux personnes qui ont subi une « simple » aggression…

  13. jesrad says:

    Et moi, je ne vais certainement pas aller défendre n’importe qui. Je fais du particularisme, ouais, à l’échelle de l’individu 😛

    « A mes yeux, il n’y a pas d’aggressions homophobes, racistes, et j’en passe »
    Ah, bah pour moi ça existe, tout ça, puisqu’il y a toujours des raisons différentes à chaque agression. Trouver des points communs entre ces raisons, je ne vois pas le problème.

    Par contre, on est bien d’accord, faire de la distinction entre ces agressions une raison de les traiter différemment, c’est, en soi, une forme de discrimintaion tout aussi idiote que la raison de l’agression elle-même 🙂

  14. Corwin says:

    @Faust : hiboux, poux, choux, genoux, cailloux…voyous !
    Si je n’ai rien de mieux à faire ? Euh, si. D’ailleurs j’y vais.

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