Les Français Sont Masochistes…

Y’a qu’à voir…

« Le tribunal correctionnel de Grenoble a condamné jeudi à 1.000 euros d’amende un chirurgien plasticien grenoblois interpellé en decembre dernier alors qu’il sciait un radar fixe sur la rocade Sud de Grenoble […] Le chirurgien avait été interpellé en flagrant délit dans la nuit du 21 au 22 décembre 2006 par les policiers grenoblois alertés par des automobilistes« .

De plus en plus de victimes désarmées de force

Entre 1996 et 2006, le nombre d’armes saisies par les voleurs légaux de l’état français a été multiplié par six. La raison de cette explosion des armes ? L’insécurité en France, tout simplement, et en particulier pour nos voisins européens qui, par tourisme ou par obligation professionnelle, viennent sur le territoire et se sentent obligés de s’occuper eux-même de se défendre contre les criminels, puisque la Police Nationale n’en est pas capable:

La plupart des objets saisis sont bricolés par des particuliers répondant avant tout à un réflexe d’autodéfense, explique Bernard Baudoin, spécialiste de la contrebande à la Direction générale des douanes. Le phénomène est surtout perceptible à l’approche des vacances. Certains touristes étrangers redoutent de traverser la France sans une arme sous le siège ou dans la boîte à gants. Il faut dire qu’il s’agit bien souvent de gens qui ont déjà été agressés sur nos routes, lors de précédents voyages…

Dans le même genre:

Les routiers internationaux voyageant notamment vers l’Europe orientale ou centrale ont appris à s’armer pour défendre leur fret, constate-t-on à la douane. A la différence de celles de l’Italie, où les aires d’autoroutes sont sécurisées, nos routes sont souvent le théâtre d’agressions par des pirates de la route qui raflent les cargaisons.

Mais que fait la Poliiice ? Elle désarme les victimes, pardi ! Chez nous on n’a pas d’idées, alors on marche sur la tête. Ça fait diversion, à défaut de servir à enrayer la « grande » criminalité, comme le fait remarquer l’article:

En dépit de l’augmentation des saisies et de la dispersion d’un très grand nombre d’armes à l’occasion de l’ex-conflit yougoslave, les douanes n’ont en revanche jamais pu démontrer l’existence d’un trafic structuré visant à alimenter le grand banditisme ou les organisations terroristes.

Les petites noisettes de Sarkozy

Ça y est, c’en est fait de la réforme des Universités. En quelques jours à peine, la réforme des Universités françaises qui devait leur donner plus d’autonomie ne ressemble plus à rien, se contentant tout juste d’assouplir la composition et la taille du conseil d’administration.

Les Universités ne pourront toujours pas décider du salaire des enseignants, ni filtrer les étudiants sur leur capacité à suivre la formation proposée, ni créer des postes, ni en supprimer, ni fixer leurs propres conditions de concours, ni améliorer le cursus, indépendamment de l’état.

Tu parles d’une autonomie… Et pendant ce temps-là, les palourdes syndicales fossilisées se réjouissent de pouvoir garder leur sinécure sur le dos des étudiants ET des profs. Et avec le soutien d’une bonne partie d’entre eux, en plus ! Cerise sur le gâteau, le texte crée un poste de vice-président étudiant qui servira aux syndicats de monnaie d’échange pour acheter un soutien supplémentaire chez les étudiants. L’entrisme commence à tout âge…

« La réforme favorise toujours les inégalités entre universités, au détriment de l’intérêt général. » dit Gérard Aschieri, de la FSU. Quel boulet ! Depuis le temps qu’il squatte le système éducatif français il devrait savoir que l’inégalité, ça s’appelle aussi la différence. Mais voilà, en Fraônce « on » n’aime pas la différence, « on » veut que toutes les formations universitaires et toutes les universités soient toutes aussi uniformément médiocres. Et tant pis pour tous ceux qui ne se satisfont pas de la taille unique vendue par le fabricant unique de la pensée unique. L’intérêt général, le vrai, l’intérêt de tous et de chacun, est de toutes les tailles, de toutes les formes, de toutes les couleurs.

Chroniques Galliennes: Pagaille, partie 1

Troisième histoire de la série sur la Gallie.
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La banqueroute morale du socialisme

Petite piqûre de rappel, toujours bonne à prendre:

Le socialisme est la doctrine selon laquelle l’homme n’a pas le droit d’exister pour lui-même, que sa vie et son travail ne lui appartiennent pas, mais appartiennent à la société, que la seule justification de son existence est sa servitude envers la société, et que la société peut se débarrasser de lui de quelque façon désirée au nom de ce qu’elle pourait décider d’appeler son bien collectif, ce concept tribal.

 

Il n’y a aucune différence entre les principes, les méthodes et les résultats pratiques du socialisme – et ceux de n’importe quelle tyrannie historique ou préhistorique. Le socialisme n’est qu’une monarchie absolue démocratique – c’est à dire, un système absolutiste dépourvue d’une tête unique, permettant la saisie du pouvoir par le premier qui passe, par n’importe quel ambitieux, opportuniste, aventurier, démagogue ou vandale. Quand vous pensez au socialisme, distinguez clairement sa nature. Souvenez-vous qu’il n’y a pas de dichotomie possible entre ‘droits de l’homme’ et ‘droits de propriété.’ Il n’y a pas de droits de l’homme sans propriété. Puisque les biens matériels sont les produits de l’esprit et de l’effort d’hommes individuels, et sont nécessaires pour les maintenir en vie, celui qui ne possède pas le fruit de son labeur ne peut pas posséder sa propre vie. Nier le droit de propriété revient à faire des humains la propriété de l’état. Quiconque s’arroge le ‘droit’ de ‘redistribuer’ la richesse produite par d’autres s’arroge en fait le ‘droit’ de traiter les autres humains comme du bétail.

 

« Vous proposez d’établir un ordre social fondé sur le principe suivant: que vous êtes incapables de diriger votre vie personnelle, mais capables de diriger celle des autres; que vous êtes inaptes à vivre librement, mais aptes à devenir des législateurs tout puissants; que vous êtes incapables de gagner votre vie en utilisant votre intelligence, mais capables de juger des hommes politiques et de les désigner à des postes où ils auront tout pouvoir sur des techniques dont vous ignorez tout, des sciences que vous n’avez jamais étudiées, des réalisations dont vous n’avez aucune idée, des industries gigantesques dans lesquelles, selon votre propre aveu, vous seriez incapables d’exercer les fonctions les plus modestes. » –Ayn Rand

Voilà dix ans, s’effondrait le régime soviétique, non pas, comme ç’avait été le cas pour le nazisme, sous les coups guerriers de l’adversaire, mais sous l’effet de sa propre putréfaction interne. Beaucoup pensèrent tout naturellement que le plus spectaculaire échec d’un système politique dans l’histoire humaine allait susciter au sein de la gauche internationale une reflexion critique sur la validité du socialisme.

 

Ce fut tout le contraire. Après une instant d’étourdissement, la gauche, même et surtout non communiste, affréta une impressionnante flotille de justifications rétrospectives. Il en ressort cette conclusion comique : ce que réfute véritablement l’histoire du vingtième siècle, ce serait, paraît-il, non le totalitarisme communiste, mais… le libéralisme ! Par voie de conséquence, toute comparaison entre les deux totalitarismes majeurs, le communisme et le nazisme, reste un tabou : interdit de constater l’identité de leurs méthodes, de leurs crimes et de leur idée fixe antilibérale. Ainsi la décennie 1990-2000 fut celle des efforts surhumains de la gauche pour s’épargner d’avoir à tirer les leçons humaines du naufrage de ses propres illusions. — Jean-François Revel

La gauche est prise la main dans le sac avec un discours à l’opposé de ses actes. Deux exemples. Quand Bariza Khiari, dirigeante du PS, envoie une lettre de soutien à Fawaz Karimet et que le premier secrétaire de la fédération de l’Ain la traite de « gauche tajine », qu’elle va devant la commission des conflits du PS et qu’il ne se passe rien, c’est insupportable. Quand Michèle Sabban, au bureau national, propose que les collectivités socialistes suppriment les subventions à l’association Ni putes ni soumises parce que Fadela Amara est entrée dans le gouvernement, je remarque que cette idée n’a traversé la tête de personne pour Emmaüs quand son président, Martin Hirsch, l’a précédée. Ceci révèle que, pour toute une génération de dirigeants socialistes, le mouvement des associations de banlieue doit rester avant tout une courroie de transmission et qu’ils aiment Fadela quand elle colle des affiches, pas quand elle prend ses responsabilités.

 

Le PS n’imagine pas à quel point quand on est au bas de l’échelle, on a besoin de repères et de valeurs, de pouvoir choisir sa vie, et non pas qu’on la choisisse à sa place simplement en parlant des allocations. Ségolène Royal avait compris l’enjeu des quartiers. Elle leur a délivré un message presque affectif qui a permis une mobilisation exceptionnelle. Mais cela ne suffit pas.

 

La diversité ne se réduit pas à l’immigration, certes. Mais j’ai compris que des dirigeants du PS forment un cénacle qui n’aime pas la société telle qu’elle est, qui ne s’y projette pas et qui garde la mélancolie des années 1970. Chez nous, c’est ‘Good Bye Lénine’ ! –Malik Boutih

Citation du jour

Kent McManigal, militant libertarien, candidat « fantôme » à la présidence des USA:

L’anarchie ce n’est pas n’avoir aucune règle. C’est n’avoir aucun chef pour vous imposer les règles dont vous ne voulez pas.

Anarchy isn’t about having no rules. It is about having no rulers who enforce unwanted rules on you.

Les petites actions agoristes font les grands fleuves de liberté

Lu sur le blog de Laure Allibert: comment certains parviennent à contourner la réglementation française du travail dans l’intérêt de tous:

Etape 1: monter une société de services à l’étranger: île de Man, Luxembourg, Seychelles, peu importe.

Etape 2(a): au lieu d’essayer d’embaucher des gens et se rendre compte en soupirant de dépit qu’on ne peut pas parce que les charges sont trop élevées et que donc c’est trop cher, faire embaucher par la société offshore aux conditions locales, avec un statut d’expatrié.
ou bien:
Etape 2(b): au lieu d’essayer en vain de se faire embaucher et essuyer refus sur refus parce que même au SMIC ça coûterait trop cher à l’employeur à cause des charges, s’embaucher soi-même à travers la société offshore et travailler de manière contractuelle ici-bas.

Etape 3: profiter d’un grand choix de caisses de retraite et d’assurances maladie, toutes presque systématiquement meilleures et moins chères que leurs équivalents soviético-français.

Le chômeur trouve un emploi, l’employeur trouve de l’aide, et chacun gère sa vie professionnelle comme il l’entend. Le seul qui y perd, c’est celui qui croyait pouvoir vivre sur leur dos de force. On peut même envisager de systématiser et vendre ce service de contournement légal.

Les dés de la République

Je ne sais pas si vous regardez la même télé que moi (celle qui ne saura plus arrêter les images…), mais s’il y a une chose qui est frappante dans l’attitude des chefaillons qui se prennent pour nos maîtres, c’est que l’électeur, ce grand animal cornu et migrateur, n’a pas beaucoup plus d’impact dans la conduite de la Chose Publique qu’un sac de dés.

En effet, pour un M. Sarkozy, si le succès électoral de l’UMP n’est pas aussi brillant que prévu (loin de là), c’est uniquement parce que ses ministres n’ont pas « assumé » sa position à lui. Pareillement, dans le camp d’à côté (difficile de dire qu’ils sont « en face ») on se dispute la gloire de la non-victoire sans s’attarder sur la vraie raison – le fait que, il faudrait peut-être enfin s’en rendre compte, les électeurs français votent à droite et ne veulent pas voir de nouvel impôt.

Le suffrage est donc, pour notre néo-aristocratie politicienne, un simple tirage au sort, une donne de cartes entre ceux qui squattent (depuis 40 ans pour certains) les confortables sièges des institutions étatiques.

On relance dans cinq ans…

Et pendant ce temps-là, de l’autre côté de la planète, la Loi d’Escalation du Chaos s’apprête à se vérifier violemment.

Ne passez par par « Go », ne recevez pas 20 000 francs

C’est aujourd’hui que Jacques Chirac a perdu son immunité judiciaire.

Réductions d’impôts, et autres contes fantastiques

Cette petite histoire circule par mails:

Supposons que, chaque jour, 10 potes sortent prendre quelques bières et que leur addition se monte à 100€.

S’ils payaient leur addition de la manière dont nous payons nos impôts, la répartition ressemblerait à ça :
* Les quatre premiers (les plus pauvres) ne paieraient rien.
* Le cinquième paierait 1€.
* Le sixième paierait 3€.
* Le septième paierait 7€.
* Le huitième paierait 12€.
* Le neuvième paierait 18€.
* Le dixième homme (le plus riche) paierait 59€.

C’est ce qu’ils décident de faire et sont ravis de cet arrangement jusqu’au jour où le barman leur dit : « Puisque vous êtes tous de si bons clients, je vais réduire le coût de votre addition quotidienne de 20€. »

Le groupe décide de prolonger l’arrangement initial. Cela ne changerait rien pour les quatre premiers mais pour les six autres, les clients « payants », comment s’assurer que chacun bénéficie équitablement de cette réduction ?

Ils calculent que 20€ divisé par six revient à 3,33€. Mais cela reviendrait à payer le cinquième et le sixième pour boire leurs bières ce que tous trouvent vraiment trop absurde….
Comme ils n’arrivent pas à se mettre d’accord, le barman leur propose de réduire lui-même l’addition de chacun afin que tous y gagnent :
* Les quatre premiers continuent à ne rien payer.
* Le cinquième, qui ne payait qu’un euro, rejoint les quatre premiers et ne paye plus rien (économie de 100 %).
* Le sixième paye désormais 2€ au lieu de 3€ (économie de 33 %).
* Le septième paye 5€ au lieu de 7€ (-28 %).
* Le huitième paye 9€ au lieu de 12€ (-25%).
* Le neuvième paye 14€ au lieu de 18€ (-22%).
* Le dixième paye 49€ au lieu de 59€ (-16%).

Ainsi chacun s’en tire mieux qu’avant (et oui, ils ne payent plus que 79€ – pas de ma faute si le barman est généreux).

Mais une fois en dehors du bar, ils commencent à comparer leurs épargnes respectives.

« J’ai seulement obtenu un euro d’économie sur 20, alors que n°10 en a obtenu 10 », se plaint n°6.

« Ouais, c’est exact », hurle n°5. « Moi aussi je n’économise qu’un euro ! Il est totalement injuste que n°10 obtienne 10 fois plus que moi ! »

« Ils ont raison », entonne n°7. « Pourquoi devrait-il récupérer 10€ quand j’en récupère seulement 2 ! Ce sont toujours les riches qui profitent ! »

« Attendez une minute !!! » ajoutent les quatre premiers à l’unisson.

« Nous, nous n’avons rien obtenu du tout ! Le système exploite les pauvres ! »

Les neuf mécontents entourent le dixième et lui cassent la figure.

La nuit suivante, le dixième homme ne vient pas au bar.

Quand vient l’heure de payer, les autres découvrent qu’ils n’ont pas assez d’argent entre eux pour payer ne serait-ce que la moitié de l’addition !

Le « Hitler’s Café » réouvre à Angers

pour le plus grand bonheur de tous les négationnistes du coin !

Mais que veulent les libéraux, à la fin ?

Aujourd’hui, dans notre cours de vulgarisation (c’est pourtant pas un gros mot !) philosophico-politique, nous allons essayer de comprendre… ce que, bon sang, peuvent bien vouloir les libéraux !

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