Henri Grouès n’est plus…

Henri Grouès, prêtre capucin sous le nom de Frère Philippe, et plus connu sous le nom d’Abbé Pierre, est mort ce matin des suites d’une infection pulmonaire.

Homme de coeur et de foi, il a consacré sa vie à aider les autres et poursuivre son objectif personnel de justice et d’amour.

Je salue sa mémoire, et j’en profite pour rappeler, face aux nombreuses tentatives de récupération politiques qui seront inévitables aujourd’hui et dans les prochains jours (voire même semaines), quelles étaient vraiment les valeurs de cet homme:
– l’Abbé Pierre a toujours préféré faire appel à la charité volontaire plutôt qu’à la fausse « solidarité » obligatoire de l’état. Son appel de 1954 s’adressait aux hommes et non aux collectivités impersonelles.
– l’Abbé Pierre croyait en la capacité de chacun de subvenir à sa propre existence et de venir de lui-même en aide aux autres. Les Communautés d’Emmaüs qu’il a fondées fonctionnent toutes exclusivement du résultat de leur travail, de manière privée; et leurs membres se sortent de la misère d’eux-même.
– l’Abbé Pierre défendait la liberté. Il était pour l’ordination des femmes, et pour l’adoption d’enfants par des couples homosexuels (mais préfèrait appeler « alliance » plutôt que mariage la vie en couple de même sexe, pour des raisons de clarté). Il a soutenu le droit de son ami marxiste et catholique Roger Garaudy d’exprimer son opinion négationniste et antisémite.
– l’Abbé Pierre croyait fermement que le bien doit être voulu par l’homme, créé par ses efforts, et non imposé par la force. Il s’est personnellement engagé, a risqué sa vie et a été blessé, pour sauver des français juifs menacés par les nationalistes-socialistes allemands.

Je ne peux que regretter l’affaiblissement progressif de ses positions morales, notamment le soutien que sa fondation éponyme apporte au projet de « droit opposable au logement » parfaitement contre-productif à moyen et long terme, et la non-dénonciation des expropriations criminelles perpétrées par l’association DAL qu’il soutenait (celles contre les propriétaires individuels, pas celles contre les bâtiments volés par l’état). Quoi qu’il en soit, c’est certainement un grand homme qui nous a quitté aujourd’hui.

Trop, c’est trop…

Cette fois ci, la coupe est pleine !

Il serait temps que madame Ordre-Juste en remette un peu dans ses idées et dans le pois-chiche qui lui sert de cerveau…

Non contente d’avoir fustigé samedi soir sur le JT de TF1 « les dégâts du libéralisme » (sans bien sûr préciser ce qu’elle avait en tête, elle en serait bien incapable) et d’avoir le lendemain midi sur Canal+ assimilé le petit Nicolas à « la droite libérale », madame Ordre-Juste, qui manifestement n’a pas lu le communiqué de presse du candidat d’Alternative Libérale en rajoute une couche aujourd’hui lors de son « coup d’envoi » de la « bataille » contre le petit Nicolas (marrant, je croyais qu’elle avait déjà commencé, la bataille) en dénonçant son « libéralisme outrancier ».

Madame Ordre-Juste, mettons les choses au point une fois pour toutes :
– Ras le bol de voir le libéralisme traîné tous les jours dans la boue, accusé sans justification de tous les maux de la planète et associé aux noms de gens qui ne le représentent pas.
– Non, le petit Nicolas n’est pas libéral, encore moins libéral à outrance. Il suffit de lire son programme pour s’en convaincre. Si vous voulez l’attaquer, targuez-le d’autre chose: de constructivisme, par exemple. C’est plus justifié.
– Il serait grand temps que vous vous informiez de ce qu’est réellement le libéralisme. Ce petit lien va sûrement vous y aider si vous n’avez pas trouvé le mot dans votre lexique du bon petit socialiste.

D’ailleurs nous les libéraux, nous ne sommes pas des chiens et nous ne laissons personne au bord du chemin. Pour vous le prouver, je propose à tous mes lecteurs d’aller vous aider à y voir plus clair et de se rendre au siège du PS pour vous expliquer tout ça, puisque vous déclarez votre « siège de la campagne présidentielle, ouvert à tous ceux qui veulent venir, ouvert au peuple français ».

On va s’gêner !