Saint Anselme Bellegarrigue explique comment réussir la cuisson et le démoulage d’une Révolution

Extrait de L’Anarchie – Journal de l’Ordre, numéro 2 – Automne 1849

La Révolution est l’émancipation de l’individu où elle n’est rien ; elle est le terme de la tutelle politique et sociale ou elle n’a pas de sens. En cela, je dois être et je suis, en effet, d’accord avec tous les hommes, même avec ceux que l’on est convenu d’appeler réactionnaires et qui ne sont, après tout, que des mineurs promis à la tutelle des soi-disant démocrates, comme ceux-ci sont aujourd’hui des mineurs acquis à la tutelle des prétendus réactionnaires. En thèse nationale, la dénomination des partis importe peu ; je ne connais ici que des hommes, lesquels veulent s’emparer les uns des autres, précisément pour s’affranchir les uns des autres. Le moyen est brutal et d’une inefficacité démontrée par l’expérience ; mais un fait certain, c’est que le désir de s’émanciper est partout : la Révolution est donc universelle, et c’est pour cela, c’est parce qu’elle ne veut pas être localisée, qu’elle est la Révolution.

La Révolution étant le terme de la tutelle, quelle doit être la logique révolutionnaire ?
Sera-ce l’opposition politique ?
Sera-ce l’opposition insurrectionnelle ?

Ni la politique, ni l’insurrection, répondrai-je, et je prouve : Lire la suite

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