L’affront de la semaine

Coup dur pour les agoristes cette semaine: M. Sarkozy, toujours à la pointe de l’interventionnisme, décrète, et va obtenir tantôt, la création d’une « contribution forfaitaire aux frais de retour » destinée à faire payer l’expulsion de leurs employés aux employeurs libres de ce pays. C’est bien compris bande de vilains zanarchisses ? Proposer du boulot c’est mal, et venir enrichir la France par votre travail c’est mal aussi (… si l’état ne peut pas en voler la moitié au passage).

Liberté de bêtise

Quand on a du papier et un crayon, on a le droit de s’en servir comme bon nous semble, pour y faire des gribouillages, y étaler ses émois ou raconter des âneries, comme je le fais sur ce blog.

Laisser les gens écrire, dire ou même mimer tout ce qui leur passe par la tête, c’est se garantir du droit de faire de même si jamais l’envie nous prend de faire savoir ce que l’on pense, et c’est aussi la meilleure façon de savoir ce qu’ils pensent vraiment.

Par exemple, quand un ex-garçon-coiffeur ex-militant communiste devenu animateur télé ringard postule que la surnatalité africaine est la cause de la pauvreté et de la mortalité de ce continent, ça permet de savoir sans le moindre doute que ce type est un ignorant complet des réalités géopolitiques: tout le monde devrait savoir, depuis le temps, que les Africains font beaucoup d’enfants parce que leur mortalité est élevée, et non pas qu’ils meurent beaucoup à cause de cette natalité; que tous les Africains qui meurent ne sont pas noirs; que les Africains meurent beaucoup et restent pauvres parce que leurs chefs sont des despotes sanguinaires, esclavagistes et voleurs soutenus par les tyrans de ce côté-ci de la Méditerranée, qui les tuent, les maltraitent, leur mentent au sujet du SIDA et les privent de leurs biens (qui sont pour l’essentiel des terres agricoles et des troupeaux d’animaux de ferme), et non pas parce qu’ils sont eux-même trop nombreux pour avoir assez à manger.

Donc, vive la liberté de passer pour un con ! Car si on laisse aux hommes de l’état le soin de décider ce qui est « licite » ou pas de dire ou d’écrire, on finit par ne plus débattre que de cette « légalité des idées » au lieu de simplement regarder la réalité en face: on s’enferre dans des considérations de moralité poisseuse où chacun essaie d’avoir raison par loi interposée, au lieu de simplement laisser chacun s’en remettre aux faits.