Question d’éthique


Cet étudiant était à la bibliothèque Powell de l’Université de Californie, Los Angeles, sans sa carte d’étudiant. Et donc, la Police locale a utilisé des moyens dont elle dispose techniquement dans ces cas-là: lui passer les menottes, et l’emmener dehors (alors qu’il était déjà en train de sortir…). Ah, et bien sûr l’électriser avec un Taser pour « l’inciter à ne pas résister » (c’est la formule légale, si, si!) en cours de route. Cinq fois. D’où les hurlements atroces de douleur. On le voit clairement, à un moment, agiter les jambes de manière convulsive. Les autres étudiants ne font rien parce qu’eux aussi sont menacés du même traitement à plusieurs reprises.

Maintenant, voilà une petite question d’observation: si, comme à peu près tout le monde l’anticipe, il poursuit la police de LA pour les brutalités de leurs officiers, et reçoit des dommages compensatoires, qui aura vraiment payé qui au final ?
Réponse: certains contribuables auront été forcé de payer une certaine somme à d’autres contribuables sous la menace de la police, pour éponger les actes de cette même police. Mais dormez tranquilles, braves gens, les officiers responsables auront été convenablement réprimandés par leur hiérarchie…

Et une question d’éthique, en guise d’exercice: en Droit Naturel, jusqu’à exactement quelle mesure peut aller un citoyen libre pour répondre à une agression sans commettre lui-même une agression, et pourquoi ?
Réponse: jusqu’à la mesure même dont il est menacé, parce que la liberté est le droit de n’obéir qu’aux règles extérieures consenties, ce qui marche dans les deux sens en tant qu’expression d’une nature commune: l’agression est alors une permission de contre-agression égale. A méditer sur ce cas.