Ne Cede Malis

Non serviam.

Archive pour 'Politique' Categorie


Politicien: un métier qui rend accro

Publié par jesrad sur Dimanche 11 mai 2008

Avec 80% de cumulards au Parlement, tandis que nombreux sont ceux qui tiennent à la fois la mairie, la présidence d’un groupe parlementaire, un poste de député ou sénateur et retiennent souvent en sus un métier dans le privé, il faut réaliser une chose: il n’existe aucun autre métier qui rende accro, surtout à ce point. Qu’est-ce qui peut bien pousser ces gens à une telle frénésie ? Peut-on sérieusement imaginer un ouvrier cumuler les postes d’assemblage ou contrôle ? Peut-on vraiment croire qu’un M. Copé, pourtant officiellement en guerre contre le cumul de mandats, enchaîne les emplois simplement par abnégation ou pure bonté de son âme ?

Il faut se rendre à l’évidence: politicien, c’est pas un métier, mais une sinécure, avec des privilèges tels (comme les jetons de présence et retraites en or qui en découlent, et ce n’est qu’un exemple par des centaines) que très peu résistent à l’envie d’en rajouter une, deux, trois couches de plus.

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Ich bin ein Socialist !

Publié par jesrad sur Mercredi 23 avril 2008

En effet, à en lire la définition de ce qu’est un socialiste dans la toute nouvelle ligne du Parti Socialiste français, je suis bel et bien un socialiste pur jus:

ART. 1 Etre socialiste, c’est ne pas se satisfaire du monde tel qu’il est. L’idée socialiste relève, à la fois, d’une révolte contre les injustices et de l’espérance pour une vie meilleure. Le but de l’action socialiste est l’émancipation complète de la personne humaine et la sauvegarde de la planète.

J’en suis tout retourné. Moi aussi je suis révolté par le monde actuel, avec sa redistribution massive et meurtrière au seul profit des esclavagistes, avec ses lois partout injustes et absurdes, avec l’omniprésence de l’état, cette émanation maléfique de la violence érigée en principe moral fondateur. Moi aussi j’ai beaucoup d’espoir pour l’avenir. Moi aussi je veux l’émancipation totale de chacun: la monarchie absolue de chacun sur lui-même et sur personne d’autre. Moi aussi je veux la sauvegarde de la planète, avec l’homme comme gardien tentativement rationnel des ressources de la planète, dans le respect de sa propre nature.

Croyez bien que je suis tout revigoré par cette découverte. Je vais renforcer mon action socialiste d’incorrigible agoriste autant que je peux.

Et nul doute cher lecteur que vous aussi, vous vous découvrez socialiste à la lecture de cette définition. Je n’imagine pas, après tout, que vous puissiez vouloir sciemment souffir d’injustices, baver d’envie à l’idée de finir asservi, haïr la Terre à en fantasmer l’annihilation sous les fumées noires et le béton gras, ou admirer l’état actuel du monde au point de n’en pas vouloir changer un iota.

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Mortel !

Publié par jesrad sur Mercredi 16 avril 2008

Ce que beaucoup de libéraux tentaient de faire savoir depuis des mois commence à être dit tout haut par les maîtres du monde (quoique d’une manière déformée qui les arrange). Entre les possibles millions de morts de faim qui nous pendent au nez, et l’arrivée inopinée de la prochaine ère glaciaire, j’en viens à me demander si le siècle qui vient ne va pas voir certaines têtes d’écologistes au bout de piques.

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La France, pays du fâchisme

Publié par jesrad sur Mercredi 2 avril 2008

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais il y a dans ce pays comme une étrange atmosphère. On s’indigne beaucoup, par exemple. On râle, aussi, très souvent. Et je ne compte plus le nombre de gens qui nuisent à leur voisin de manière parfaitement gratuite. L’élan de colère est devenu un mode de fonctionnement normal pour beaucoup, même et surtout y compris chez ceux qui se donnent des causes à défendre. On l’observe aussi dans nos séries télévisées localement produites: tout le monde y marche presque exclusivement à la colère et à l’irritation, c’est particulièrement flagrant dans nos tentatives de séries policières. On retrouve aussi cela dans nos relations au travail, qui seraient les pires du monde.

Oui, tout le monde dans ce pays, ou presque, se fâche de plus en plus pour tout et n’importe quoi, les gens semblent avant tout motivés par la rage en guise de principe: on dit que la France est un pays peuplé de contestataires, mais nous sommes maintenant envahis par… le fâchisme. Tout le monde se fâche pour tout et n’importe quoi: on est fâché contre les OGMs, contre le CO2, contre les 4×4 à Paris, contre Sarkozy, contre le changement climatique ou pas, contre l’immobilisme, contre les gigamégaprofits, contre les blocages des syndicats, contre les abrutis mononeuronaux qui font des banderoles de mauvais goût, contre le bling-bling et la beaufitude au sommet de l’état, contre le crétin de devant qui n’avance pas sur la route, contre les radars automatiques, contre les prix qui grimpent et surtout à la pompe, contre les salaires qui stagnent, contre la discrimination, contre les immigrés, contre l’exclusion, contre les expulsions, contre ce candidat nullissime de la StarAc’, contre les jeunes qui dealent, etc.

Misère de la politisation totale de l’existence, qui annonce le totalitarisme consensuel mou à venir de la social-démocratie: la transposition dans chaque aspect de la vie du modèle de soumission absolue aux urgences du moment sur lequel fonctionne l’état réduit nos modes de pensée à la seule irritation => réaction colérique. On ne se sent plus exister autrement que par l’attaque, et plus les stimuli semblent insoutenables, plus on se sent vivre à y réagir. Avec l’omni-présence médiatique bi-quotidienne de l’état et de sa supposée nécessaire action par le Pouvoir en guise de marteau, chaque petit problème que l’on rencontre dans sa vie finit par ressembler à un clou - et on reproduit alors le schéma: du plus insignifiant sous-chef jusqu’aux hautes sphères de décision, celui qui ne tape pas sur ses inférieurs continuellement et n’abuse pas de chaque petite parcelle d’autorité à sa disposition est vu comme un dangereux oisif, à remplacer d’urgence par quelqu’un qui prendra, lui, les (ir)responsabilités qu’il faut.

C’est ce qui me fait dire que les deux années à venir seront certainement de grands crus en matière d’émeutes et de blocages divers, avec violences bien entendu.

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Aprèsmath électif

Publié par jesrad sur Lundi 17 mars 2008

Je suis fier de vous, bande de citoyens, vous avez fait péter le record d’abstention ! Encore un effort, et le suffrage, cette loterie anti-démocratique, sera reléguée dans les poubelles de l’Histoire.

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L’électoralisme expliqué aux Schtroumpfs

Publié par jesrad sur Lundi 10 mars 2008

C’est de saison, les belles promesses, les bons sentiments et les voeux de félicité éternelle pleuvent, à la manière des lettres au Père Noël et des cartes du Nouvel An. À chaque élection c’est le même cirque, sauf qu’au lieu de finir la fête bourré au champagne, on termine défoncé au Pouvoir.


Les Schtroumpfs découvrent le Pouvoir, et deviennent instantanément accros.

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Ce n’est pas un montage

Publié par jesrad sur Mardi 26 février 2008

Enfin une bonne raison d’être d’accord avec les communistes:

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L’illusion démocratique

Publié par jesrad sur Dimanche 13 janvier 2008

Que ce soit au Kenya, en Georgie, en Russie, à Haïti, au Pakistan, et même en France, les élections entraînent partout des contestations, souvent violentes. Il semblerait bien que le “modèle démocratique”, ainsi qu’on appelle (abusivement, d’après moi) la république ou monarchie parlementaire avec suffrage, n’apporte pas aux autres pays du monde la paix, la justice et la prospérité que trop de nos citoyens de pays civilisés tiennent pour acquis.

À l’origine de ces révoltes, on trouve le problème fondamental du Pouvoir: les gens ne veulent pas se soumettre à l’autorité qu’ils n’ont pas choisie, même si cela les arrange de soumettre les autres à l’autorité de leur choix. Leur réaction est d’autant plus intense et violente que cette autorité contrôle plus totalement chaque aspect de leur vie. Peut-être même l’instauration de ce modèle dans nos pays d’Europe et d’Amérique du Nord n’a-t-elle été possible qu’à partir du moment où le Pouvoir a été repoussé, retranché, enfermé dans des constitutions ou chartes des droits, qui limitaient son étendue.

Il semblerait donc, à la vue de l’histoire contemporaine, que le “modèle démocratique” ne tient qu’en tant qu’étape sur la voie menant vers la disparition du Pouvoir: instaurer des élections et des régimes représentatifs dans des pays ou chez des peuples sans Pouvoir restreint est futile, et ne fait que changer le visage de l’oppression tout en lui conférant un vernis de respectabilité qu’il ne mérite pas. En cela c’est une illusion mortelle.

L’autre conclusion qui s’impose, c’est qu’à mesure que le Pouvoir prend ses aises et prend le contrôle de nos vies, il engendre les violences qui finiront par le mettre à bas, mais après bien trop de souffrances et de pertes, et au risque trop grand de reproduire son propre cycle. En cela aussi, c’est une grave illusion.

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Comment ne pas s’y prendre contre le chômage

Publié par jesrad sur Lundi 7 janvier 2008

La pensée constructiviste a ceci de particulier qu’elle ne recule devant rien pour “concevoir” la société humaine, partant du principe qu’elle dispose de moyens illimités et irrépressibles pour la façonner, et que le reste suivra forcément. Ces temps-ci, c’est l’état qui joue le rôle de puissance ultime chargée de rendre réelle toutes ses lubies, là où quelque divinité jouait (ou joue encore aujourd’hui) ce rôle d’expédient magique.

Chez les socialistes de droite qui peuplent majoritairement l’Elysée et le Parlement en ce moment, il convient de lutter contre le chômage pour fabriquer une France du plein emploi. Lutter est à prendre au sens littéral: il s’agit d’envoyer la troupe pour menacer et extorquer le bourgeois-vil-patron (c’est le côté socialiste), mais aussi cogner et contraindre le prolo-sale-chômeur (c’est le côté de droite).
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Le plan média de Hollande

Publié par jesrad sur Vendredi 28 décembre 2007

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Je viens juste de remarquer…

Publié par jesrad sur Mercredi 19 décembre 2007

… que cela fait plus d’un an que personne n’a rien écrit dans le forum consacré aux gouvernements de résidents de Second Life - apparemment personne n’en ressent le besoin.

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Ne Cede Malis de tout cœur avec les étudiants

Publié par jesrad sur Mardi 13 novembre 2007

vénézuéliens, qui protestent contre l’extension démesurée des pouvoirs de Hugo Chavez, et se font tirer dessus par ses sbires. Au moins huit d’entre eux ont été blessés il y a quelques jours, gravement, devant l’Universitad Central de Venezuela. Des reportages plus récents font monter le décompte à douze blessés.

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