Il s’appelait Abdulrahman al-Awlaki

Né à Denver, cet ado américain de 16 ans avait déménagé au Yemen avec sa famille. Son père Anwar, également américain et né aux USA, avait dû partir de la maison et se cacher depuis deux ans car il figurait sur la liste des gens suspectés de terroristes que le président Obama a décidé de faire abattre à vue sans procès. Le 4 septembre 2011, Abdulrahman a décidé de partir à la recherche de son père, accompagné de son cousin de 17 ans et quelques amis… jusqu’au 30 septembre, où, alors que ces jeunes s’étaient arrêtés sur le bord de la route pour dîner d’un barbecue improvisé, un drone Predator les a bombardés de deux missiles Hellfire. Ils n’ont jamais eu l’occasion de retrouver Anwar – le père avait en fait été exécuté de la même façon deux semaines plus tôt.

Comme quoi, on peut être à la fois prix Nobel de la paix et coupable de crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Manger-Bouger: 12 ans d’échec constant des politiques publiques de prévention

« Pour votre santé, évitez de grignoter entre les repas »

– Manger-Bouger, saison 2

Depuis une grosse trentaine d’années, le surpoids et l’obésité sont en progression nette dans les populations des pays industrialisés, y compris en France. Sur cette période, le diabète de type 2 a pris des proportions épidémiques: sa fréquence a été multipliée par près de 4 et aujourd’hui en France cette seule maladie représente 10% des dépenses de la sécurité sociale – elle est aussi la première cause d’amputation, de cécité, de mise sous dialyse et d’invalidité complète. Au niveau mondial, cette maladie tue désormais plus que le SIDA. De la même manière, les maladies cardiovasculaires sont devenues la première cause de mortalité en France, comme dans de nombreux pays développés. L’hypertension artérielle est considérée comme une de leurs causes principales.

Ces trois affections: obésité, diabète et hypertension, sont regroupées sous l’appellation "troubles du métabolisme", car en fait de maladies, ce sont des ensembles de symptômes qui trouvent leur source dans un dérèglement plus ou moins généralisé du métabolisme humain – nos biomécanismes de régulation de l’énergie.

De 1990 à 2000, en France, l’obésité a augmenté en passant de 2 à 9% de prévalence, le diabète de 2 à 3%, l’hypertension de 9 à 13%. Les projections d’évolution pour l’avenir n’étaient pas bonnes du tout. Les Français étaient malades.

Fort heureusement, les autorités publiques veillaient, et une mission parlementaire a été créée fin 2000 pour étudier ces phénomènes et prendre les mesures de prévention nécessaires pour enrayer cette progression. Ces actions furent organisées lors des Etats-Généraux de l’Alimentation, le 13 décembre 2000, et commencèrent en 2001 avec un ambitieux programme lancé en grande pompe par Lionel Jospin, Premier Ministre d’alors.

Ce Programme National Nutrition et Santé (PNNS) est dès le départ soumis à une évaluation régulière et conditionné à des objectifs précis, avec en particulier celui de stopper l’augmentation de la prévalence de l’obésité adulte, du surpoids infantile, du diabète et de l’hypertension. Il inspire des plans similaires dans plusieurs autres pays, par exemple la Belgique, et fait référence au niveau de l’Europe. Mais 12 ans après, quel bilan peut-on concrètement faire de ces actions de prévention engagées par l’état au nom de la santé publique du public ?
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Soldes sur les prédictions

En début d’année il est d’usage de faire des prédictions. Je laisse ça à ceux qui ont plus de talent que moi. Non, je vais plutôt faire une revue de mes propres prédictions passées.
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Trierweiler promeut à son tour le made in France

Communiqué de l’Agence Fausse Presse:
Après Arnaud Montebourg, ce serait bientôt au tour de Valérie Trierweiler, première dame de de France et seconde dame de Hollande, de promouvoir le "Made in France" en Une d’un magazine national, en posant avec des prothèses mammaires PIP.

La France gagne ses premiers vrais galons de dictature

Dans une dictature, le président/guide suprême peut faire virer voire emprisonner les journalistes qui le gênent, selon son bon plaisir. Nous y sommes, à présent, en fRance.

Poudre aux yeux et petites satisfactions vaines

Rideau ! Sarkozy tire sa révérence, la fête à la Place de la Concorde est annulée (pleut-il déjà trop ?) pour l’UMP. Bon débarras, dirais-je. En 5 ans personne n’aura su faire paraître si grand, classe et intelligent le moindre chef d’état étranger, par contraste, que Nicolas Sarkozy. Le Président qui a prétendu baisser les impôts et a inventé 52 taxes, qui a prétendu favoriser l’emploi et a simplement augmenté le coût réglementaire d’être entrepreneur, qui a prétendu mener une politique de droite et réellement pratiqué du socialisme honteux, celui qui a donné tant d’angles d’attaque faciles à la Gauche, pour démoniser un peu plus l’argent et faire passer ses lubies corporatistes pour du capitalisme décomplexé, fait ses valises et libère l’Elysée.

Je ne me réjouis pas de l’élection de François Hollande. En fait, je regrette même qu’il ait fait autant, j’aurais adoré un scénario "à la Belge" avec prolongations du suspense jusque tard dans la soirée, avec des mines crispées et anxieuses de socialistes de gauche et de droite. Mais j’apprécie qu’au moins, on arrêtera de faire porter au libéralisme tant de chapeaux qui ne sont pas à sa taille du tout. Que Sarkozy eût repris pour 5 ans, on aurait de toute façon été tout aussi grecs d’ici la fin du mois. Au moins maintenant, il est clair que ce pays foutu assume son socialisme national. La transparence est bienvenue.

S’il faut vraiment tirer un bilan, le voici: je m’étonne chaque fois un peu plus que les Français s’intéressent tant à la présidentielle, la plus monarchiste de toutes les élections. Il faut croire qu’ils aiment toujours beaucoup leur monarque, peut-être plus encore d’avoir eu l’illusion de l’avoir choisi. Ils semblent compter bien plus que de raison sur lui pour gouverner l’ensemble de la politique française ordinaire, celle qui les touche au quotidien avec ses pattes velues et ses gros sabots. Alors que ça, c’est la bureaucratie administrative qui s’en charge. C’est elle le vrai maître du pays, qui consomme la totalité des richesses créées dans le pays (et plus), maltraite les citoyens de mille et une façons, et adoube avec des pincettes ministres et candidats. C’est elle qui possède vraiment le pouvoir. Et c’est elle qui se rebellera violemment à la cessation de paiement finale, d’ici 2015.

Pourquoi Laurett ne votera pas:

C’est mon tour (1500 caractères, c’est court, je vais donc aller à l’essentiel) :
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Pourquoi Martini n’ira pas voter, non plus:

A mon tour de proposer de bonnes raisons de ne pas s’emmerder à voter:
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Pourquoi je n’irai pas voter:

Le journal "Le Monde" demande l’avis des abstentionnistes, pour donner une voix à ceux qui ne l’exprimeront pas par un bulletin ce 22 avril prochain, ce qui est tout à leur honneur. Voici ma contribution:

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Lu: Fat, pourquoi on grossit, de Gary Taubes

5 ans après son best-seller "Good calories, bad calories" (hélas toujours pas traduit en français), le journaliste Gary Taubes de Science et du New York Times, spécialiste de la vulgarisation scientifique et plusieurs fois distingué pour son travail d’investigation, revient dans son dernier livre "FAT: pourquoi on grossit" sur le parcours qui l’a mené à remettre en question le bien-fondé du "consensus officiel" en matière de nutrition, sur le divorce consommé entre la recherche actuelle, et sur les présupposés obsolètes et erronés auxquels s’accrochent encore de nombreux médecins, diététiciens et institutions de santé. Dix ans de travail sont condensés dans cet ouvrage, pour enfin comprendre: comment a-t-on pu autant et si longtemps se fourvoyer ? Comment fonctionnent vraiment les mécanismes de la prise de poids et de l’amaigrissement, et comment sont-ils liés aux nouvelles "épidémies" d’obésité et de diabète de type II ? Combien a-t-on subi de morts prématurées et de vies abîmées pour l’acharnement du secteur de la santé et de nos gouvernants à ne pas remettre en question le statu quo ?

Avec nos systèmes de santé publics écrasés par le poids du diabète (10% des dépenses de la sécu en France, et ça grimpe), des maladies cardiaques et de l’obésité, nous payons très cher aujourd’hui d’avoir laissé la classe politique et le monde médical tenter de régler notre problème d’alimentation à notre place, par l’autorité.
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3 raisons tout à fait sérieuses de castrer tous les politiciens

Combien de fois avons nous été déçus par nos élites ? Il semblerait bien que chaque nouveau lot de scandales, chaque nouveau retournement de veste inopiné, chaque nouvelle découverte de corruption et de népotisme parmi ceux à qui nous confions les rênes du pays s’accumule et s’empile en un vertigineux mont de dégoût, alimentant toujours plus la défiance envers l’état. Et pourtant, un tel écueil aurait pu être évité ou tout du moins prévenu en grande partie.

Ce n’est pas du tout une plaisanterie, et la question est absolument sérieuse et pertinente, même (surtout !) aujourd’hui: chez les sumériens comme dans l’empire assyrien, plus de 2000 ans avant J.C. et dans les administrations complexes de la Chine, en passant par les empires romain et byzantin, et ce jusqu’au XVIème siècle et même au delà, la pratique de la castration pour les fonctionnaires de l’état et des administrations était, pour des millions de gens et pendant des millénaires, une évidence… avec de bonnes raisons de l’être, raisons qui peuvent tout à fait s’appliquer à nouveau de nos jours :
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Pourquoi "les taxes sur les riches" ne peuvent pas exister

Alors que la campagne électorale atteint de nouvelles abysses de médiocrité et d’inintérêt, entre petites phrases et attaques grotesques sur le mode "z’avez vu il est plus naze que moi", il peut être instructif de se pencher sur ce concept qui fit couler tant d’encre ces deux derniers jours: l’idée qu’il faille ou non "taxer les riches". Car, en creusant un peu la question, il semble bien impossible de taxer spécifiquement les riches plus que les autres. Voyons cela d’un peu plus près…
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