Capitalisme véritable et retraite à 30 ans pour tous

Quatre adultes, un couple marié et les parents de la femme, sont assis sous un porche dans une chaleur abrutissante dans la petite ville de Coleman, au Texas, à environ 53 miles d’Abilene. Ils sirotent tristement de la citronnade, observant le ventilateur souffreteux et entamant de temps à autre une partie de domino.

À un moment, le père de l’épouse suggère qu’ils se rendent à Abilene pour se restaurer dans une cafétéria. Le gendre pense que c’est une idée folle mais n’ose pas contrarier sa femme qui voit si peu ses parents. Les deux femmes ne semblent pas opposées à cette idée et voilà tout ce petit monde entassé dans une Buick sans air climatisé, qui soulève sur le chemin des nuages de poussière. À Abilene, ils mangent un déjeuner médiocre dans un endroit glauque et reviennent à Coleman épuisés, suants, et peu satisfaits du périple.

C’est une fois de retour à la maison qu’ils se rendent comptent qu’aucun d’eux n’avait vraiment voulu aller à Abilene. Le beau-père l’avait proposé et les autres l’avaient accepté juste parce que chacun avait pensé intérieurement, sans le vérifier, que les autres étaient désireux d’y aller.

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Detroit, Michigan – l’impotence de l’état exposée

La ville de Detroit, dans le Michigan aux USA, est peut-être l’exemple le plus visible, actuel et manifeste de l’incapacité de l’état à remplir les missions supposées justifier son existence. La municipalité est en faillite, incapable de financer ne serait-ce que la police ou les tribunaux locaux, sans même parler d’entretien de la voirie, de garnisons de pompiers ou de services sociaux. Mais ce n’est là qu’une façon encore trop complaisante de présenter la situation de la ville.

Face à des rentrées fiscales toujours moindres malgré (ou plutôt à cause de) l’augmentation des taxes, les fonctionnaires municipaux ont sciemment amputé en premier les budgets de services les plus essentiels ou les plus visibles, afin de rallier l’opinion publique à eux : on appelle cette stratégie douteuse le « syndrome du Monument de Washington« , un terme qui vient de la détestable habitude qu’a pris le National Park Service de menacer de fermer le Monument de Washington (très populaire et apprécié) au moindre signe d’une possible réduction de budget.

Par exemple, il n’y a plus de ramassage des ordures sinon très partiellement et irrégulièrement, et la police (gérée par la municipalité, comme dans tout le pays) a vu ses effectifs réduits mais surtout priés de se concentrer sur des missions « rentables » comme infliger le maximum de contraventions aux automobilistes, négligeant ainsi la protection des citoyens et le maintien de l’ordre. Ainsi, la ligne d’appel d’urgence du 911 n’est vraiment ouverte qu’aux heures de bureau, les victimes étant priées de « rappeler à 8 heures du matin« . Même déconvenue dans les écoles publiques, un autre service bien visible: à présent seul un élève sur quatre atteint le niveau équivalent au baccalauréat. De même avec les lignes de bus, où l’absentéisme des fonctionnaires et le niveau de délabrement des structures atteignent des sommets.


L’usine de Packard, du moins ce qu’il en reste, à l’image des services municipaux de la ville.

Pourquoi un tel laisser-aller ? Il s’agit en fait, pour le maire (démocrate) Dave Bing, de poursuivre son œuvre sans remise en cause aussi longtemps qu’il est techniquement possible. Il a ainsi persisté à augmenter les dépenses publiques envers et contre tout depuis des années, partant du principe que de toute façon il faudrait bien que les contribuables, locaux comme fédéraux, le renflouent une fois mis devant le fait accompli. Quand cette stratégie a échoué et que la municipalité s’est retrouvée de facto en situation de faillite, il a décidé de forcer la main de la population, encore une fois: par exemple, après avoir réduit les services municipaux les plus visibles (voir ci-dessus) il a proposé une vente d’obligations municipales pour un montant visé de 100 millions de dollars, présentée comme seul espoir de rétablir ces services – mais aussi utilisée pour justifier de mendier auprès du Michigan et du congrès fédéral un « bailout »… un de plus.

Au cœur de cette méthode perverse et coercitive, on trouve le concept-clé qui prétend justifier la légitimité de l’état: l’idée selon laquelle seul un monopole public financé de force (par impôts et taxes) peut fournir les services qui ont, à Detroit, été bel et bien pris en otage, et qu’il n’y a pas d’alternative.

Ironiquement et bien malgré lui, le maire Bing pourrait être le fossoyeur de cette croyance.

Comment le marché libre a repris le flambeau d’un état démissionnaire

Demandez à un fonctionnaire, et il vous assurera à peu près toujours que, sans état, la société tournerait inévitablement au chaos, à la lutte de clans et à la désorganisation, que les pauvres seraient laissés pour compte tandis que les rares riches se livreraient une guerre par milices privées interposées pour s’emparer du territoire, etc.

La réalité des faits, à Detroit, ville déjà bien abandonnée par son état, est totalement contraire à cette fiction délirante et complaisante.

Lassé de l’inefficience de la police, les habitants se sont armés, répliquent aux criminels et ont même dores et déjà organisés et financés leurs propres services de maintien de l’ordre. Par exemple Threat Management Center, qui s’avère dans la pratique bien moins violent et intrusif que la « vraie » police et beaucoup plus efficace (baisse de 90% de la criminalité et de la délinquance partout où ils exercent), pour moins cher, et surtout qui protège jusqu’aux plus démunis gratuitement, au contraire des services municipaux. Chaque fois que son fondateur, Dale Brown, a proposé une coopération à la police locale, celle-ci a décliné car peu intéressée par les objectifs de prévention pure poursuivis par TMC.

En matière de bus, il y a bien quelques étudiants qui ont tenté de palier par eux-même à la démission de la municipalité… mais celle-ci les en a fermement empêché. Ce sont donc les entrepreneurs locaux qui ont pris le relai, et fondé la Detroit Bus Company, au mépris du monopole municipal sur les transports publics. Une initiative qui marche: au lieu de suivre des lignes fixes à heures fixes, les bus circulent en continu, vous appelez, envoyez un SMS ou cliquez sur une application pour smartphone dédiée, et les véhicules, décorés au style « urbain » et équipés de bornes Wi-Fi gratuites, passent vous prendre peu après et vous déposent à la destination desservie. Le billet, valable toute la journée et pour tout Detroit et (pour l’instant) une partie de sa banlieue, est à 5 dollars seulement. Et contrairement aux bus municipaux, ils offrent un remboursement intégral en cas d’échec du service.


Crédit photo: Debbie Merlo

Des initiatives privées similaires ont spontanément pris le relai de la municipalité démissionnaire dans bien d’autres domaines: des parkings privés low-cost, des parcs pour enfants, des bars, des places de marché clandestines, etc.

Même les bâtiments et terrains abandonnés, laissés en ruine ou en friche par la municipalité qui se contente généralement de les barricader de fil barbelé, ont commencé à être réappropriés, remis en état et réutilisés par les habitants, créant par exemple une offre agricole bio et locale pour approvisionner les commerces du centre-ville à moindre coût.

Le côté culturel n’est pas en reste: sans licence, autorisation ni permis municipal, les habitants ont lancé une série de fêtes de la bière à la sauce locale, des Biergartens sur le modèle de l’Oktoberfest allemande, ou encore des « pique-nique en blanc » populaires, participant à recréer une identité à la ville.

En quelques mots comme en mille: Detroit n’a pu commencer à véritablement revivre et progresser qu’une fois débarrassée de son gouvernement. La disparition définitive de l’état pourrait bien être la meilleure chose qui puisse y arriver, et peut-être – qui sait ? – transformer toute la zone en charter city, une ville libre et de droit privé. Vidée de la bureaucratie, la coercition et l’attitude condescendante des services municipaux qui tuaient l’esprit de communauté, la place a enfin été laissée libre pour l’expression de véritable solidarité, intégrité et pragmatisme des habitants, mûe par les besoins, envies et passions d’individus libres d’agir, plutôt que par la volonté dominatrice de maintenir l’autorité de certains sur tous, coûte que coûte.

Plus d’informations, de photos et de témoignages sont disponibles sur le blog de Karen de Coster.

Pendant ce temps en Suisse

Pendant ce temps dans un autre monde

Les cuistres volent en escadrille

Je pars parce que vous considérez que le succès, la création, le talent, en fait, la différence, doivent être sanctionnés.

La différence, c’est le nom politiquement correct que nos tartuffes professionnels donnent à l’inégalité quand elle les arrange.
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Petit Intermède

De l’importance d’avoir une tribu

Se préparer à une catastrophe naturelle ou sociale, ce n’est pas seulement avoir des réserves de nourriture, d’eau potable et d’antibiotiques, ainsi que des armes en état de marche. Trop de survivalistes amateurs fantasment à coup de cabanes perdues dans les bois, de bunker anti-atomique, d’arsenal à domicile ou pourquoi pas de forteresse protégées par des pièges à ours ou des fosses à requins.

Cette attitude pèche par excès de pessimisme: non seulement ils anticipent le pire pour les infrastructures de la société, mais ils anticipent également le pire de la part de ceux qui les entourent. Bien sûr c’est important d’être autosuffisant dans ces conditions, mais jusqu’à quel point est-ce possible ? Si un arbre tombe devant la maison et bloque la seule sortie, vous allez le dégager tout seul ? Vous pouvez vous sortir seul des décombres de votre logement après un tremblement de terre ? Vous faire vous-même une attelle au bras d’une seule main ? Et qui aujourd’hui pourrait prétendre cumuler tout à la fois les talents de pisteur, chasseur, électricien, plombier, médecin-urgentiste, maçon et charpentier en même temps ?

Si la réponse est « personne », mieux vaut alors penser à faire dès aujourd’hui le plein d’une ressource qu’on ne peut ni acheter ni entreposer dans une cave en attendant le jour fatidique: des amis.

Avec quelques amis, on peut tout à la fois chasser, cueillir, surveiller, soigner, cultiver, et plus encore. Dix paires de mains peuvent tenir dix fusils, couper dix fois plus de bois, construire des choses bien plus grandes et/ou lourdes, dix paires de jambes couvrent bien plus de terrain qu’une seule et peuvent rassembler bien plus de survivants, dix cerveaux peuvent trouver de meilleures solutions d’assainissement d’eau, et dix consciences peuvent se relayer continûment.

A notre époque de Twitter, Facebook et autres communications électroniques nos amis vivent presque toujours loin de nous, physiquement. Pour s’être mutuellement utiles dans l’urgence, des amis doivent être à portée l’un de l’autre. Pourtant, nos propres voisins n’ont jamais été si détachés de nous qu’aujourd’hui, habituellement c’est à peine si on se dit bonjour en se croisant.

Quand tout va bien, quand l’ordre règne paisiblement, de parfaits étrangers peuvent tout à fait rester polis et civilisés entre eux. Parce que c’est facile et ordinaire. Mais quand tout s’écroule autour de soi, c’est une toute autre histoire. Quand il s’agit d’urgence, on agit pour protéger les siens en priorité. C’est naturel.

Etendre ce cercle des siens, c’est augmenter exponentiellement la capacité de chaque membre de veiller sur les autres et d’être secouru. Chacun y gagne. C’est la base de la cohésion d’une tribu.

L’expérience enseignée par Katrina, Sandy et bien d’autres désastres, c’est que l’écrasante majorité de l’aide et du soutien vital est apportée par les amis, les voisins et les proches, et certainement pas par quelque agent du gouvernement. Ce n’est pas le pompier débordé qui se trouve à 10 km qui va vous tirer des restes de votre cuisine effondrée, mais votre voisin d’en face ou votre beau-frère qui habite à côté. Un fonctionnaire ne saura pas combien de personnes chercher à telle adresse ni dans quelle pièce fouiller.

Comme le montre l’étude approfondie des conséquences de l’inondation de la Nouvelle Orléans en 2005 par le professeur Daniel Aldrich de l’Université de Purdue, les quartiers qui ont le mieux survécu à la catastrophe étaient toujours ceux connaissant les liens sociaux les plus denses – alors que l’action fédérale a été largement inefficace voire contre-productive. Le même constat peut être fait pour le tsunami de 2004 et pour le tremblement de terre à Kobe en 1995.

Les humains sont des animaux sociaux, c’est une de leurs forces majeures. Le capital social que représente les liens d’amitié et de confiance vaut toutes les assurances et garanties de l’état en cas de vraie catastrophe, et plus encore. C’est la raison pour laquelle la structure tribale a perduré pendant des centaines de millénaires là où les nations se sont succédées siècle après siècle.

Alors, pour survivre au prochain désastre, partez dès maintenant à la rencontre de votre tribu.

Un siècle de Friedman

Il y a 100 ans tout juste, le 31 juillet 1912, naissait Milton Friedman de parents juifs fraîchement émigrés d’un coin d’Ukraine (qui appartenait alors à l’Autriche-Hongrie) vers les USA. Pour l’occasion, Contrepoints propose une sélection d’articles de qualité sur ce grand homme.

Quant à moi je vous propose une brève revue de ses actions notables:

Premier de sa famille à avoir la possibilité de faire des études universitaires, il a mis à profit cette opportunité pour toujours promouvoir la vérité et la liberté en toute occasion, et ce dès sa thèse de doctorat dans laquelle il critiquait le corporatisme de ses futurs pairs, exercé au détriment des plus pauvres. Oui, il avait déjà de sacrées balloches. Ensuite il a perdu un de ses premiers emplois (à l’Université du Wisconsin) parce qu’il était le seul parmi ses collègues à vouloir l’intervention des USA contre les nazis, puis a démonté le keynésianisme tout au long de sa carrière d’enseignant-chercheur à l’Université de Chicago. Il recommande en 1968 au gouvernement US l’abandon de la conscription militaire (effective en 1973). En 1975 il exhorte, dans ses présentations publiques au Chili, le régime autoritaire de Pinochet à abandonner son interventionnisme économique de type volontariste pour adopter à la place des mesures libérales (ce qui ne sera finalement fait qu’en 1980 et 1981), pariant que la liberté économique entraînerait à terme la liberté politique et le retour de la démocratie (un pari gagné dans les années 90). Il s’est prononcé pour la décriminalisation des drogues, conter les subventions agricoles (appliqué avec brio par la Nouvelle-Zélande en 1984), pour l’indépendance de la presse, pour l’égalité de statut privé-public (là aussi appliqué en Nouvelle-Zélande ainsi qu’en Estonie), contre les barrières douanières, pour un modèle simple et équitable de taxation (la flat tax, adoptée avec succès par la quasi-intégralité de l’Europe de l’Est ainsi que la Russie et de nombreux pays en voie de développement comme l’île Maurice ou la Jamaïque) et surtout, sa proposition la plus significative à l’échelle globale, pour le chèque scolaire – adopté avec grand succès par la Suède en 1992, ainsi que partiellement par la Colombie, puis par la Norvège, la Finlande et le Danemark, là aussi avec succès. Son livre « Free to choose » de 1980, compilation de ses interviews libres lors de la série télévisée éponyme, a servi de manuel de dé-communisation à Mart Laar, instituteur d’une trentaine d’années propulsé premier ministre de l’Estonie lors de l’effondrement de l’union soviétique, faisant de ce petit pays balte un modèle à suivre pour le reste des ex-colonies soviétiques.

Respect.

La France gagne ses premiers vrais galons de dictature

Dans une dictature, le président/guide suprême peut faire virer voire emprisonner les journalistes qui le gênent, selon son bon plaisir. Nous y sommes, à présent, en fRance.

L’AFP préfère mourir qu’être rachetée

Ultime communiqué de l’Agence Fausse Presse:
Triste nouvelle aujourd’hui: l’Agence Fausse Presse est en crise depuis trop longtemps. En bref, l’espoir porté par les dernières élections présidentielles de voir se tarir ou du moins ralentir le flot de conneries cosmiques débitées par le gouvernement français a été plus que déçu. Les élections législatives qui ont suivi, avec sa majorité socialiste, ont été en fin de compte le clou final au cercueil de la sympathique agence. Car, dans le domaine de l’actualité délirante sous acide, du n’importe quoi d’assaut en béton armé avec des guirlandes de clochettes autour, des conférences de presse facepalmesques, des compromissions navrantes, et des déclarations d’incompétence décontractées, il est impossible de faire concurrence à l’état français, qui nous vole chaque jour un peu plus autant nos opportunités de détournements capillotractés de l’actualité, que nos fournisseurs de sottises.

L’AFP ne peut tout simplement pas faire face.

Ce phénomène bien connu des économistes un minimum compétents s’appelle le crowding out, ou « phénomène d’éviction », et consiste à voler les fonds qui auraient dû s’investir et/ou se dépenser de manière privée dans un marché, pour les investir et les dépenser à la place en action gouvernementale de « soutien » à ce marché, forcément moins efficace voire contre-productive – et toujours consternante.

Cela revient finalement à nationaliser une activité progressivement, par la subvention combinée au déclin d’un marché puis à la sclérose bureaucratique et finalement au dépôt de bilan politique à l’occasion d’un changement de siège. L’état français post-WW2 est expert dans le domaine. C’est comme ça qu’il a tué les mines et la métallurgie françaises. C’est comme ça qu’il a tué l’informatique française. C’est comme ça qu’il a tué le textile français. C’est comme ça qu’il tue le fret sur rail français. C’est comme ça qu’il tue le cinéma français. C’est comme ça qu’il tue la presse écrite française. C’est comme ça qu’il tue dans l’oeuf le téléchargement légal français. C’est comme ça qu’il s’apprête à tuer l’automobile française. Et une chose est sûre: il ne s’arrêtera pas là.

Plutôt mourir, que subir le déshonneur d’une atrophie pareille, si lollesque soit-elle. Adieu.

Brèves de la folie furieuse ordinaire

Une mère mise en garde à vue pour 24 heures pour avoir laissé ses enfants jouer dehors.

Un enseignant licencié pour avoir mis des zéros.

Quand maman appelle le recruteur au nom de son fils.

Les mots « dinosaure », « danse », « anniversaire », « Halloween », etc. bannis des écoles de New-york pour éviter la possibilité d’éventuellement, peut-être, froisser certains élèves.

« Pire mère du Monde » d’après la presse américaine unanime, parce que son fils de 9 ans sait prendre le métro seul.

Une grande chasse aux oeufs de Pâques annulée parce que les parents se battaient pour aider leurs enfants.

La menace silencieuse mais permanente que représente l’existence même de services étatiques de protection de l’enfance, supposés par pur principe savoir mieux que les parents ce qui est bon pour leurs enfants, et n’ayant en pratique aucun compte à rendre de leurs échecs, déforme le rôle de parent et le concept même de ‘responsabilité parentale’.

Obama plus crédible que Romney pour combattre une invasion extraterrestre.

La pensée magique et le culte de la personnalité politique se portent toujours bien. Notez qu’Obama se place bien quand on le compare à Hulk ou Iron Man.

Poursuivie pour avoir planté un potager devant chez elle.

Il suspend des plants de tomates dans son jardin, la Mairie le condamne.

Les bureaucrates ont arraché tout son potager « parce que », elle porte plainte.

Apparemment, dans cette ville, c’est illégal d’avoir des animaux de ferme dans une ferme.

Les bureaucrates n’ont aucune incitation réelle à servir les citoyens, puisqu’ils se paient de force et sont seuls juges de leurs résultats. Par conséquent, leur seule motivation est de justifier le maintien de leur propre emploi auprès de leurs supérieurs. C’est ce qui pousse les plus honnêtes d’entre eux à l’excès de zèle permanent, et donc à pourrir intensément la vie de ceux qui les entourent, tandis que les moins honnêtes se contentent généralement de corruption passive ordinaire mais qui détourne le Pouvoir de l’état au profit, bien privé, de celui qui se met à leur payer des suppléments. Dans tous les cas, ils sont nuisibles.

Lu: Wheat Belly, du docteur William Davis

William Davis est un cardiologue qui travaille à la prévention des maladies cardiaques dans le Wisconsin, aux USA. Là où il vit et travaille, les gens ne sont pas juste un peu grassouillets… ils sont énormes, avec facilement 20, 30 ou même 80 kilos de trop. Comme il l’observe parmi ses patients depuis des années, l’obésité et les signes de diabète de type 2 touchent tout le monde sans distinction autour de lui: blancs, noirs, latinos, asiatiques, jeunes, vieux, enfants (et même nourrissons !), athlètes, apathiques, célibataires, pères et mères de famille, végétariens ou pas, buveurs d’alcool ou pas, fumeurs ou pas, ça ne fait aucune différence. En plus, c’est un phénomène récent car, sur les innombrables photos que lui ont laissé ses grand-parents, il peut constater la rareté extrême du surpoids, surtout chez les jeunes, dans les deux ou trois générations l’ayant précédé.

Mais son vrai problème, jusqu’à il y a quelques années, c’était que lui aussi, médecin censé conseiller ses patients en matière de régime alimentaire et d’exercice, était frappé par ce mal. 15 kilos de « bouée » et de double-menton, une fatigue et une somnolence récurrentes, un bilan lipidique sanguin déplorable, des reflux gastriques terribles et surtout une photo de lui à la plage, le montrant plus proche de l’éléphant de mer que du primate, lui ont fait prendre conscience quelque chose allait manifestement de travers.

En individu responsable et cohérent, il suivait les mêmes conseils qu’il prodiguait à ses patients. Il courait tous les jours au moins une heure, il limitait fortement les graisses, en particulier saturées, dans son alimentation et il privilégiait les céréales complètes… et pourtant sa santé se détériorait inexorablement, exactement comme pour tous ses patients. Il lui fallait découvrir pourquoi.
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