Les vandales aiment être en bonne compagnie

… c’est pour ça qu’ils n’ont aucun problème pour embaucher des pédophiles, des violents, des racistes, des maniaques sexuels et des menteurs.

Obama prié de donner son Prix Nobel à Poutine

Communiqué de l’Agence Fausse Presse:
Suite à l’acceptation par la Syrie de démanteler ses armes chimiques le Comité Nobel a exigé du président des USA Barack Obama qu’il donne son Prix Nobel de la Paix au président russe Vladimir Poutine.

Detroit, Michigan – l’impotence de l’état exposée

La ville de Detroit, dans le Michigan aux USA, est peut-être l’exemple le plus visible, actuel et manifeste de l’incapacité de l’état à remplir les missions supposées justifier son existence. La municipalité est en faillite, incapable de financer ne serait-ce que la police ou les tribunaux locaux, sans même parler d’entretien de la voirie, de garnisons de pompiers ou de services sociaux. Mais ce n’est là qu’une façon encore trop complaisante de présenter la situation de la ville.

Face à des rentrées fiscales toujours moindres malgré (ou plutôt à cause de) l’augmentation des taxes, les fonctionnaires municipaux ont sciemment amputé en premier les budgets de services les plus essentiels ou les plus visibles, afin de rallier l’opinion publique à eux : on appelle cette stratégie douteuse le "syndrome du Monument de Washington", un terme qui vient de la détestable habitude qu’a pris le National Park Service de menacer de fermer le Monument de Washington (très populaire et apprécié) au moindre signe d’une possible réduction de budget.

Par exemple, il n’y a plus de ramassage des ordures sinon très partiellement et irrégulièrement, et la police (gérée par la municipalité, comme dans tout le pays) a vu ses effectifs réduits mais surtout priés de se concentrer sur des missions "rentables" comme infliger le maximum de contraventions aux automobilistes, négligeant ainsi la protection des citoyens et le maintien de l’ordre. Ainsi, la ligne d’appel d’urgence du 911 n’est vraiment ouverte qu’aux heures de bureau, les victimes étant priées de "rappeler à 8 heures du matin". Même déconvenue dans les écoles publiques, un autre service bien visible: à présent seul un élève sur quatre atteint le niveau équivalent au baccalauréat. De même avec les lignes de bus, où l’absentéisme des fonctionnaires et le niveau de délabrement des structures atteignent des sommets.


L’usine de Packard, du moins ce qu’il en reste, à l’image des services municipaux de la ville.

Pourquoi un tel laisser-aller ? Il s’agit en fait, pour le maire (démocrate) Dave Bing, de poursuivre son œuvre sans remise en cause aussi longtemps qu’il est techniquement possible. Il a ainsi persisté à augmenter les dépenses publiques envers et contre tout depuis des années, partant du principe que de toute façon il faudrait bien que les contribuables, locaux comme fédéraux, le renflouent une fois mis devant le fait accompli. Quand cette stratégie a échoué et que la municipalité s’est retrouvée de facto en situation de faillite, il a décidé de forcer la main de la population, encore une fois: par exemple, après avoir réduit les services municipaux les plus visibles (voir ci-dessus) il a proposé une vente d’obligations municipales pour un montant visé de 100 millions de dollars, présentée comme seul espoir de rétablir ces services – mais aussi utilisée pour justifier de mendier auprès du Michigan et du congrès fédéral un "bailout"… un de plus.

Au cœur de cette méthode perverse et coercitive, on trouve le concept-clé qui prétend justifier la légitimité de l’état: l’idée selon laquelle seul un monopole public financé de force (par impôts et taxes) peut fournir les services qui ont, à Detroit, été bel et bien pris en otage, et qu’il n’y a pas d’alternative.

Ironiquement et bien malgré lui, le maire Bing pourrait être le fossoyeur de cette croyance.

Comment le marché libre a repris le flambeau d’un état démissionnaire

Demandez à un fonctionnaire, et il vous assurera à peu près toujours que, sans état, la société tournerait inévitablement au chaos, à la lutte de clans et à la désorganisation, que les pauvres seraient laissés pour compte tandis que les rares riches se livreraient une guerre par milices privées interposées pour s’emparer du territoire, etc.

La réalité des faits, à Detroit, ville déjà bien abandonnée par son état, est totalement contraire à cette fiction délirante et complaisante.

Lassé de l’inefficience de la police, les habitants se sont armés, répliquent aux criminels et ont même dores et déjà organisés et financés leurs propres services de maintien de l’ordre. Par exemple Threat Management Center, qui s’avère dans la pratique bien moins violent et intrusif que la "vraie" police et beaucoup plus efficace (baisse de 90% de la criminalité et de la délinquance partout où ils exercent), pour moins cher, et surtout qui protège jusqu’aux plus démunis gratuitement, au contraire des services municipaux. Chaque fois que son fondateur, Dale Brown, a proposé une coopération à la police locale, celle-ci a décliné car peu intéressée par les objectifs de prévention pure poursuivis par TMC.

En matière de bus, il y a bien quelques étudiants qui ont tenté de palier par eux-même à la démission de la municipalité… mais celle-ci les en a fermement empêché. Ce sont donc les entrepreneurs locaux qui ont pris le relai, et fondé la Detroit Bus Company, au mépris du monopole municipal sur les transports publics. Une initiative qui marche: au lieu de suivre des lignes fixes à heures fixes, les bus circulent en continu, vous appelez, envoyez un SMS ou cliquez sur une application pour smartphone dédiée, et les véhicules, décorés au style "urbain" et équipés de bornes Wi-Fi gratuites, passent vous prendre peu après et vous déposent à la destination desservie. Le billet, valable toute la journée et pour tout Detroit et (pour l’instant) une partie de sa banlieue, est à 5 dollars seulement. Et contrairement aux bus municipaux, ils offrent un remboursement intégral en cas d’échec du service.


Crédit photo: Debbie Merlo

Des initiatives privées similaires ont spontanément pris le relai de la municipalité démissionnaire dans bien d’autres domaines: des parkings privés low-cost, des parcs pour enfants, des bars, des places de marché clandestines, etc.

Même les bâtiments et terrains abandonnés, laissés en ruine ou en friche par la municipalité qui se contente généralement de les barricader de fil barbelé, ont commencé à être réappropriés, remis en état et réutilisés par les habitants, créant par exemple une offre agricole bio et locale pour approvisionner les commerces du centre-ville à moindre coût.

Le côté culturel n’est pas en reste: sans licence, autorisation ni permis municipal, les habitants ont lancé une série de fêtes de la bière à la sauce locale, des Biergartens sur le modèle de l’Oktoberfest allemande, ou encore des "pique-nique en blanc" populaires, participant à recréer une identité à la ville.

En quelques mots comme en mille: Detroit n’a pu commencer à véritablement revivre et progresser qu’une fois débarrassée de son gouvernement. La disparition définitive de l’état pourrait bien être la meilleure chose qui puisse y arriver, et peut-être – qui sait ? – transformer toute la zone en charter city, une ville libre et de droit privé. Vidée de la bureaucratie, la coercition et l’attitude condescendante des services municipaux qui tuaient l’esprit de communauté, la place a enfin été laissée libre pour l’expression de véritable solidarité, intégrité et pragmatisme des habitants, mûe par les besoins, envies et passions d’individus libres d’agir, plutôt que par la volonté dominatrice de maintenir l’autorité de certains sur tous, coûte que coûte.

Plus d’informations, de photos et de témoignages sont disponibles sur le blog de Karen de Coster.

Pendant ce temps en Suisse

Citations du jour

“Time and time again does the pride of man influence his very own fall. While denying it, one gradually starts to believe that he is the authority, or that he possesses great moral dominion over others, yet it is spiritually unwarranted. By that point he loses steam; in result, he falsely begins trying to prove that unwarranted dominion by seizing the role of a condemner.”

“Encore et encore, l’orgueil de l’homme entraîne sa propre chute. Tout en le niant, il commence graduellement à se croire l’autorité, ou qu’il possède une grande supériorité morale sur les autres, pourtant spirituellement injustifiée. De là il perd ses moyens ; et pour résultat, il entreprend à tort de prouver cette supériorité en s’arrogeant un rôle de procureur.”

― Criss Jami, Salomé: In Every Inch In Every Mile

“No one is an unjust villain in his own mind. Even – perhaps even especially – those who are the worst of us. Some of the cruelest tyrants in history were motivated by noble ideals, or made choices that they would call ‘hard but necessary steps’ for the good of their nation. We’re all the hero of our own story.”

“Personne ne se voit comme le méchant inique, en esprit. Même – peut-être d’ailleurs tout particulièrement – les pires d’entre nous. Certains des plus cruels tyrans de l’histoire étaient motivés par de nobles idéaux, ou ont fait des choix qu’ils qualifiaient "d’étapes dures mais nécessaires" au bien de leur nation. Nous sommes tous le héros de notre propre conte.”

― Jim Butcher, Turn Coat

“Une cité qui n’appartient qu’à un seul, n’est pas une cité.”
― Sophocle, Antigone

Chaque fois qu’un tyran meurt, c’est un beau jour. Et cerise sur le gâteau, les fachos du monde entier sont inconsolables.

Il s’appelait Abdulrahman al-Awlaki

Né à Denver, cet ado américain de 16 ans avait déménagé au Yemen avec sa famille. Son père Anwar, également américain et né aux USA, avait dû partir de la maison et se cacher depuis deux ans car il figurait sur la liste des gens suspectés de terroristes que le président Obama a décidé de faire abattre à vue sans procès. Le 4 septembre 2011, Abdulrahman a décidé de partir à la recherche de son père, accompagné de son cousin de 17 ans et quelques amis… jusqu’au 30 septembre, où, alors que ces jeunes s’étaient arrêtés sur le bord de la route pour dîner d’un barbecue improvisé, un drone Predator les a bombardés de deux missiles Hellfire. Ils n’ont jamais eu l’occasion de retrouver Anwar – le père avait en fait été exécuté de la même façon deux semaines plus tôt.

Comme quoi, on peut être à la fois prix Nobel de la paix et coupable de crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Salariés ordinaires, faites marcher la mondialisation pour vous !

La délocalisation, ce n’est pas forcément supprimer vos emplois d’ici pour les filer à d’autres là-bas, ou l’inverse… ça peut aussi être une formidable opportunité pour vous de vous enrichir des différences, ces moteurs de l’amélioration continue de l’économie. Les opportunités d’import / export entre les pays où les mêmes biens ont des valeurs très différentes, cela peut d’ailleurs aussi s’appliquer… au travail, au capital humain et à la prestation de service. Par exemple si tant d’opérateurs téléphoniques confient à des employés d’autres contrées le soin de répondre aux questions de leurs clients, c’est que ça leur profite bien. Alors, pourquoi pas vous aussi ?

C’est ce qu’a fait "Bob" (faute de connaître son identité réelle), un programmeur vétéran travaillant pour une entreprise d’informatique industrielle américaine: il a délocalisé son travail de programmeur à un prestataire de Shenyang en Chine, lui reversant environ un cinquième de son salaire. Ainsi, de simple employé, Bob est devenu entrepreneur, fondateur et patron d’une entreprise de prestation de service offshore clandestine.

Comme tout ce qu’il lui restait à faire de sa journée, c’était de gérer son propre employé (vérifiant et corrigeant le code produit), il s’est aussi fait "embaucher" par d’autres compagnies, là encore comme programmeur, et a pris d’autes prestataires en plus. C’est la division du travail à l’oeuvre: ayant démontré de facto sa compétence comme manager technique, il a pu démultiplier la richesse produite en échange de ses salaires en distribuant cette production sur la capacité de travail de plus encore de personnes au lieu d’une seule – pour le même prix. Et, étant dès lors "son propre patron", il pouvait ajuster son activité comme il le souhaitait, et s’était ainsi ménagé de longues heures de loisir en journée.

J’en parle au passé car l’employeur de Bob a fini, au bout d’un an, par se rendre compte de la maneuvre et a préféré faire appel directement, pour bien moins cher, au propre prestataire de celui qui d’employé était devenu prestataire. C’était un risque à courir, mais nul doute qu’une personne capable de monter ainsi une entreprise à la volée et la faire fonctionner pendant des mois avec succès saura retomber sur ses pattes et saisir d’autres opportunités.

Et puis j’ai hâte qu’on puisse délocaliser nos élus et nos bureaucrates.

Tuerie à l’école: la piste pharmaceutique

Alors que les journalistes français dépoussièrent leur conformisme en associant, d’emblée et sans réflexion, la tuerie de Newtown avec la permissivité des lois américaines en matière de possession et port d’arme, heureusement pendant ce temps certains se posent les bonnes questions, c’est-à-dire: qu’est-ce qui peut expliquer ce phénomène relativement récent ?
Lire la suite

Montebourg nommé ministre du travail de l’Allemagne

Communiqué de l’Agence Fausse Presse:
Arnaud Montebourg délaisse son poste de ministre français de la reproduction dressée du redressement productif, et passe au poste de ministre du travail allemand. Ses premières mesures seraient d’obliger les employeurs allemands à augmenter les salaires.

La Thaïlande, ex-pays du riz

Qu’arriverait-il si le communisme était instauré dans le Sahara ? Pendant cinquante ans, rien. Après cinquante ans: pénurie de sable.
— Georges Courteline, meilleur économiste que tous les politiciens français après lui.

Il y a quelques années, la politique socialiste des Kirchner avait réussi l’impensable: faire de l’Argentine un pays importateur de viande.

Il y a quelques années aussi, la politique socialiste de Chavez avait réussi un autre exploit: faire du Vénézuéla un pays importateur d’essence.

Aujourd’hui, c’est au tour de la politique socialiste du parti Pheu Thai d’être en passe de faire encore plus fort: faire de la Thaïlande un pays importateur de riz.

Le petit pas le plus célèbre

Neil Armstrong, premier homme à avoir posé le pied sur un autre astre que la Terre, s’est éteint à l’âge de 82 ans – c’est-à-dire bien plus que la plupart des végétariens et ce malgré la dose considérable de radiations que reçoit un astronaute de carrière…

Sur les 12 qui ont en personne exploré la Lune, il est le quatrième à nous quitter définitivement, et ça ne va probablement pas s’améliorer avec le temps. Nous risquons de vivre bientôt dans un monde où plus personne n’est allé plus loin que l’orbite basse. Un sacré pas de géant, en arrière, pour l’humanité.

Brèves de la folie furieuse ordinaire

Une mère mise en garde à vue pour 24 heures pour avoir laissé ses enfants jouer dehors.

Un enseignant licencié pour avoir mis des zéros.

Quand maman appelle le recruteur au nom de son fils.

Les mots "dinosaure", "danse", "anniversaire", "Halloween", etc. bannis des écoles de New-york pour éviter la possibilité d’éventuellement, peut-être, froisser certains élèves.

"Pire mère du Monde" d’après la presse américaine unanime, parce que son fils de 9 ans sait prendre le métro seul.

Une grande chasse aux oeufs de Pâques annulée parce que les parents se battaient pour aider leurs enfants.

La menace silencieuse mais permanente que représente l’existence même de services étatiques de protection de l’enfance, supposés par pur principe savoir mieux que les parents ce qui est bon pour leurs enfants, et n’ayant en pratique aucun compte à rendre de leurs échecs, déforme le rôle de parent et le concept même de ‘responsabilité parentale’.

Obama plus crédible que Romney pour combattre une invasion extraterrestre.

La pensée magique et le culte de la personnalité politique se portent toujours bien. Notez qu’Obama se place bien quand on le compare à Hulk ou Iron Man.

Poursuivie pour avoir planté un potager devant chez elle.

Il suspend des plants de tomates dans son jardin, la Mairie le condamne.

Les bureaucrates ont arraché tout son potager "parce que", elle porte plainte.

Apparemment, dans cette ville, c’est illégal d’avoir des animaux de ferme dans une ferme.

Les bureaucrates n’ont aucune incitation réelle à servir les citoyens, puisqu’ils se paient de force et sont seuls juges de leurs résultats. Par conséquent, leur seule motivation est de justifier le maintien de leur propre emploi auprès de leurs supérieurs. C’est ce qui pousse les plus honnêtes d’entre eux à l’excès de zèle permanent, et donc à pourrir intensément la vie de ceux qui les entourent, tandis que les moins honnêtes se contentent généralement de corruption passive ordinaire mais qui détourne le Pouvoir de l’état au profit, bien privé, de celui qui se met à leur payer des suppléments. Dans tous les cas, ils sont nuisibles.

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.