Salariés ordinaires, faites marcher la mondialisation pour vous !

La délocalisation, ce n’est pas forcément supprimer vos emplois d’ici pour les filer à d’autres là-bas, ou l’inverse… ça peut aussi être une formidable opportunité pour vous de vous enrichir des différences, ces moteurs de l’amélioration continue de l’économie. Les opportunités d’import / export entre les pays où les mêmes biens ont des valeurs très différentes, cela peut d’ailleurs aussi s’appliquer… au travail, au capital humain et à la prestation de service. Par exemple si tant d’opérateurs téléphoniques confient à des employés d’autres contrées le soin de répondre aux questions de leurs clients, c’est que ça leur profite bien. Alors, pourquoi pas vous aussi ?

C’est ce qu’a fait "Bob" (faute de connaître son identité réelle), un programmeur vétéran travaillant pour une entreprise d’informatique industrielle américaine: il a délocalisé son travail de programmeur à un prestataire de Shenyang en Chine, lui reversant environ un cinquième de son salaire. Ainsi, de simple employé, Bob est devenu entrepreneur, fondateur et patron d’une entreprise de prestation de service offshore clandestine.

Comme tout ce qu’il lui restait à faire de sa journée, c’était de gérer son propre employé (vérifiant et corrigeant le code produit), il s’est aussi fait "embaucher" par d’autres compagnies, là encore comme programmeur, et a pris d’autes prestataires en plus. C’est la division du travail à l’oeuvre: ayant démontré de facto sa compétence comme manager technique, il a pu démultiplier la richesse produite en échange de ses salaires en distribuant cette production sur la capacité de travail de plus encore de personnes au lieu d’une seule – pour le même prix. Et, étant dès lors "son propre patron", il pouvait ajuster son activité comme il le souhaitait, et s’était ainsi ménagé de longues heures de loisir en journée.

J’en parle au passé car l’employeur de Bob a fini, au bout d’un an, par se rendre compte de la maneuvre et a préféré faire appel directement, pour bien moins cher, au propre prestataire de celui qui d’employé était devenu prestataire. C’était un risque à courir, mais nul doute qu’une personne capable de monter ainsi une entreprise à la volée et la faire fonctionner pendant des mois avec succès saura retomber sur ses pattes et saisir d’autres opportunités.

Et puis j’ai hâte qu’on puisse délocaliser nos élus et nos bureaucrates.

Mais à quoi sert vraiment la publicité ?

Cela faisait trop longtemps que l’on n’avait pas eu de cours de praxéologie aléatomadaire, il me faut donc chaudement remercier H16 d’avoir aujourd’hui écrit sur l’utilité de la publicité avec la pertinence, l’humour et le talent qui me le font (pas si) secrètement jalouser ;)

Car, cela nous fait un sujet tout trouvé: si la publicité existe, c’est donc bien qu’elle marche… mais à faire quoi exactement ?
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RBS et Natwest mis à genoux par un bug

Les banques RBS (Royal Bank of Scotland) et Natwest, appartenant toutes deux à RBS Group (un groupe de banque et assurance qui appartient principalement à l’état britannique depuis son sauvetage controversé l’année dernière), ne traitent et n’enregistrent plus aucun mouvement vers les comptes de leurs clients depuis mardi dernier. Depuis cette date, les dépôts d’espèces et de chèques et les virements vers ces comptes sont bloqués, laissant certains de leurs titulaires incapables de faire face à leurs dépenses quotidiennes. Beaucoup d’entre eux se voient même infliger des agios importants pour ces découverts fictifs… Le groupe bancaire public sert 26 millions de Britanniques et d’Irlandais, près de 7 millions d’entre eux seraient affectés. La cause avancée ? L’échec d’une mise à jour de leur logiciel de planification CA-7 suivi d’un rollback raté.

Au scandale déjà bien avancé des clients privés de leur propre argent par leur banque, s’ajoute le fait que le statut public de RBS implique que ce sont encore une fois les contribuables britanniques qui paieront la facture de cette incompétence massive.

The War on Food: l’enfer de l’hyper-réglementation US

Le cliché de l’américain obèse, glace ou cheesburger à la main, et dédaignant les fruits et légumes a la vie dure. Ils sont nombreux, les donneurs de leçons qui "savent" ce qui serait bon à manger pour tous ces américains, qu’on imagine (peut-être un peu vite) massivement frappés d’obésité et de diabète… Et pourtant les américains ne les ont pas attendus pour tenter de régler leurs problèmes avec l’alimentation: Lire la suite

Pourquoi "les taxes sur les riches" ne peuvent pas exister

Alors que la campagne électorale atteint de nouvelles abysses de médiocrité et d’inintérêt, entre petites phrases et attaques grotesques sur le mode "z’avez vu il est plus naze que moi", il peut être instructif de se pencher sur ce concept qui fit couler tant d’encre ces deux derniers jours: l’idée qu’il faille ou non "taxer les riches". Car, en creusant un peu la question, il semble bien impossible de taxer spécifiquement les riches plus que les autres. Voyons cela d’un peu plus près…
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Le Petit Journal, révélateur de cuistres

Qui veut la peau du Petit Journal, la séquence satyrique de Yann Barthès dans le Grand Journal de Canal+, séquence qui met régulièrement en lumière la nature hypocrite, la mauvaise foi, les bévues en tout genre et assez souvent aussi l’inculture crasse de nos "élites" ?

Jean-Luc Méchancon Mélenchon, des militants de Nicolas Dupont-‘qui ça ?’-Aignan, le minustre David Douillet, et maintenant des concurrents d’Arrêts sur Images et même Eric Marquis le président de la commission qui attribue les cartes de presse en France ("à titre personnel" moui c’est cela)…

Il ne fait pas bon en fRance rappeler que les tocards qui prétendent nous gouverner ne valent pas plus que ça. Ainsi se dévoile encore un mécanisme de répression de la liberté d’expression dans ce pays foutu: la distinction "par le fait du prince" faite entre journalistes officiels, tamponnés et estampillés par le Pouvoir avec privilèges inclus, et les autres qu’on pourra donc se permettre d’ignorer, d’enquiquiner et de taxer plein pot.

En plein âge de l’internet mobile et des réseaux sociaux, tout le monde est un reporter potentiel, même temporairement, comme l’ont montré les révolutions arabes. Si l’analyse et la mise en contexte ont bien une forte valeur ajoutée, celles-ci sont de plus en plus du domaine des historiens contemporains ; les journalistes à l’ancienne n’ont plus qu’à se reconvertir, l’instant présent leur échappe déjà. Personne ne devrait avoir de carte de presse.

Bonne fête du diabète à tous !

Aujourd’hui, c’est la Journée Mondiale du Diabète, et nous fêtons joyeusement pas moins de 366 millions de malades sur la planète ! Avec une progression époustouflante d’une vingtaine de nouveaux malades à la minute, le diabète représente déjà en France 10% des dépenses de la sécu à lui tout seul, demeure la première cause de cécité et d’amputation en France, et est en passe de détrôner le SIDA au classement des épidémies les plus mortelles, alors qu’il n’est même pas transmissible ! Il paraîtrait que 40% des adultes des pays riches sont déjà pré-diabétiques, et qu’aux environs de 2030 10% d’entre eux seraient ouvertement malades.
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L’analyse "finance" est de retour: haro sur l’or

Ces derniers mois ont vu le prix de l’once d’or passer à 4 chiffres en dollar américain et battre son record historique plusieurs fois de suite. Ils ont aussi vu de drôles d’affaires se dérouler entre grandes banques, banques centrales nationales ou continentales et grands financiers spécialisés dans les Futures d’or et autres métaux précieux. Et c’est pas parce que je suis toujours autant une quiche en finance que ça m’arrête de donner mon avis sur le sujet, vous le savez bien. Alors voyons un peu ce qu’il se passe, et les conséquences que cela pourrait avoir…
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L’Argentine, ex-pays de la viande

(Une histoire navrante rapportée par Lucilio)

La seule mention du nom de l’Argentine, pour la plupart des gens ayant visité le pays au cours du milieu du XXème siècle, évoque une énorme côte de bœuf de deux kilos servie saignante pour un prix ridicule. À raison: l’Argentine était le premier exportateur d’Amérique latine de viande (et premier consommateur au monde aussi, logiquement), avec une productivité agricole dix fois supérieure à la moyenne mondiale.

J’ai bien écrit "était". Depuis, les Kirchner qui dirigent le pays sur la voie tracée par leur idole Chavez ont réussi l’exploit de faire de l’Argentine… un importateur de viande.

On connaît tous la célèbre formule de George Courteline: "Qu’arriverait-il si le communisme était instauré dans le Sahara ? Pendant cinquante ans, rien. Après cinquante ans: pénurie de sable." Ce n’est hélas pas une caricature, mais un triste constat.

のなか としゆき shoots and scores

Quand un directeur de Toyota prend au mot les CGTistes et dit le fond de sa pensée, ça change du bisounoursisme collectivisant et de l’hyper-égoïsme de foule qui embaument l’atmosphère française:



C’est de loin la réaction la plus sensée et juste que j’ai pu lire dans la presse française à propos de la récession. Et si les journalistes et syndicalistes hurlent à "l’agression" (de la part de criminels, c’est à mourir de rire), c’est peut-être parce que ce type parle franchement et surtout parce qu’il fait preuve de bonne volonté en proposant la coopération pour tous, au lieu de la lutte permanente et l’hostilité sourde de ceux qui se sont auto-proclamés ses ennemis.

La relance keynésienne en images:









Etc.

Le monde va dans le mur, la France accélère

Communiqué de l’Agence Fausse Presse:
Pendant que le monde entier commence à souffrir sérieusement d’un grand ralentissement d’activité économique, la France se démarque spécialement aujourd’hui par une grève de tous ses monopoles nationaux qui stoppe celle-ci encore plus.

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