Ne Cede Malis

Non serviam.

Archive pour 'Banqueroute' Categorie


Toujours frais

Publié par jesrad sur Mercredi 30 avril 2008

Cela fait plus d’un siècle et demi, et pourtant les écrits de Bastiat sont toujours hautement d’actualité aujourd’hui…

Voilà pourquoi le gouvernement, trouvant toujours des facilités, a tant augmenté les dépenses. Quand s’est-il arrêté? Quand a-t-il dit: “Nous avons un excédant de recettes, nous allons dégréver”? Jamais il n’a fait cela. Quand on a de trop, on trouve à l’employer; c’est ainsi que le nombre des fonctionnaires est monté à un chiffre énorme.

On nous accuse d’être malthusiens, oui, je suis malthusien en ce qui concerne les fonctionnaires publics. Je sais bien qu’ils ont suivi parfaitement cette grande loi, que les populations se mettent au niveau des moyens de subsistance. Vous avez donné 800 millions, les fonctionnaires publics ont dévoré 800 millions; vous leur donneriez 2 milliards, il y aurait des fonctionnaires pour dévorer ces 2 milliards.

Un changement dans un système financier en entraîne nécessairement un correspondant dans le système politique car un pays ne peut pas suivre la même politique, lorsque la population lui donne 2 miliards, que lorsqu’elle ne lui donne que 200 ou 300 millions. Et ici, vous me trouverez peut-être profondément en désaccord avec un grand nombre de membres qui siégent de ce côté [la gauche]. La conséquence forcée, pour tout homme sérieux, de la théorie financière que je développe ici, est évidemment celle-ci que, puisqu’on ne veut pas donner beaucoup à l’État; il faut savoir ne pas lui demander beaucoup.

Il est évident que si vous vous mettez dans la tête, ce qui est une profonde illusion, que la société a deux facteurs d’un côté, les hommes qui la composent, et, de l’autre, un être fictif qu’on appelle l’État, le gouvernement, auquel vous supposez une moralité à toute épreuve, une religion, un crédit, la facilité de répandre des bienfaits, de faire de l’assistance; il est bien évident qu’alors vous vous placez dans la position ridicule d’hommes qui disent: Donnez-nous sans nous rien prendre, — ou qui disent: Restez dans le système funeste où nous sommes à présent engagés.

Il faut savoir renoncer à ces idées; il faut savoir être hommes, et se dire: Nous avons la responsabilité de notre existence, et nous la supporterons.
[...]
Je dis, qu’il y a incompatibilité radicale entre un impôt exagéré et la liberté.

Le maximum de l’impôt, c’est la servitude; car l’esclave est l’homme à qui l’on prend tout, même la liberté de ses bras et de ses facultés.

Eh bien, est-ce que si l’État ne payait pas à nos dépens un culte, par exemple, nous n’aurions pas la liberté des cultes? Est-ce que si l’État ne payait pas à nos dépens l’université, nous n’aurions pas la liberté de l’instruction publique? Est-ce que si l’État ne payait pas à nos dépens une bureaucratie très-nombreuse, nous n’aurions pas la liberté communale et départementale? Est-ce que si l’État ne payait pas à nos dépens des douaniers, nous n’aurions pas la liberté du commerce?

Car qu’est-ce qui manque le plus aux hommes de ce pays-ci? Un peu de confiance en eux-mêmes, le sentiment de leur responsabilité. Il n’est pas bien étonnant qu’ils l’aient perdu, on les a habitués à le perdre à force de les gouverner. Ce pays est trop gouverné, voilà le mal.

Le remède est qu’il apprenne à se gouverner lui-même, qu’il apprenne à faire la distinction entre les attributions essentielles de l’État et celles qu’il a usurpées, à nos frais, sur l’activité privée.

Tout le problème est là.

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La vraie raison de la “rigueur” de Fillon

Publié par jesrad sur Jeudi 3 avril 2008

… c’est tout simplement que l’état français a été prévenu que ses créditeurs habituels ne pourraient probablement plus à l’avenir suivre le rythme de ses paiements ordinaires, ce qui le contraint à réduire ses dépenses de cette façon désordonnée. La crise financière actuelle issue de la crise immobilière américaine a passablement essoré la bourse de nombre de ses créditeurs habituels. Que l’un ou l’autre jette l’éponge définitivement (par prudence ou tout simplement par manque de liquidités), et l’effet sera vraiment spectaculaire.

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La France, pays du fâchisme

Publié par jesrad sur Mercredi 2 avril 2008

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais il y a dans ce pays comme une étrange atmosphère. On s’indigne beaucoup, par exemple. On râle, aussi, très souvent. Et je ne compte plus le nombre de gens qui nuisent à leur voisin de manière parfaitement gratuite. L’élan de colère est devenu un mode de fonctionnement normal pour beaucoup, même et surtout y compris chez ceux qui se donnent des causes à défendre. On l’observe aussi dans nos séries télévisées localement produites: tout le monde y marche presque exclusivement à la colère et à l’irritation, c’est particulièrement flagrant dans nos tentatives de séries policières. On retrouve aussi cela dans nos relations au travail, qui seraient les pires du monde.

Oui, tout le monde dans ce pays, ou presque, se fâche de plus en plus pour tout et n’importe quoi, les gens semblent avant tout motivés par la rage en guise de principe: on dit que la France est un pays peuplé de contestataires, mais nous sommes maintenant envahis par… le fâchisme. Tout le monde se fâche pour tout et n’importe quoi: on est fâché contre les OGMs, contre le CO2, contre les 4×4 à Paris, contre Sarkozy, contre le changement climatique ou pas, contre l’immobilisme, contre les gigamégaprofits, contre les blocages des syndicats, contre les abrutis mononeuronaux qui font des banderoles de mauvais goût, contre le bling-bling et la beaufitude au sommet de l’état, contre le crétin de devant qui n’avance pas sur la route, contre les radars automatiques, contre les prix qui grimpent et surtout à la pompe, contre les salaires qui stagnent, contre la discrimination, contre les immigrés, contre l’exclusion, contre les expulsions, contre ce candidat nullissime de la StarAc’, contre les jeunes qui dealent, etc.

Misère de la politisation totale de l’existence, qui annonce le totalitarisme consensuel mou à venir de la social-démocratie: la transposition dans chaque aspect de la vie du modèle de soumission absolue aux urgences du moment sur lequel fonctionne l’état réduit nos modes de pensée à la seule irritation => réaction colérique. On ne se sent plus exister autrement que par l’attaque, et plus les stimuli semblent insoutenables, plus on se sent vivre à y réagir. Avec l’omni-présence médiatique bi-quotidienne de l’état et de sa supposée nécessaire action par le Pouvoir en guise de marteau, chaque petit problème que l’on rencontre dans sa vie finit par ressembler à un clou - et on reproduit alors le schéma: du plus insignifiant sous-chef jusqu’aux hautes sphères de décision, celui qui ne tape pas sur ses inférieurs continuellement et n’abuse pas de chaque petite parcelle d’autorité à sa disposition est vu comme un dangereux oisif, à remplacer d’urgence par quelqu’un qui prendra, lui, les (ir)responsabilités qu’il faut.

C’est ce qui me fait dire que les deux années à venir seront certainement de grands crus en matière d’émeutes et de blocages divers, avec violences bien entendu.

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En avant le cirque

Publié par jesrad sur Mercredi 27 février 2008

Aujourd’hui, notre ministresse de l’économie, Mme Lagarde, s’est rendue dans un supermarché avec grand renfort de caméras, conseillers et autres rémoras habituels pour… découvrir quels étaient les prix des denrées ordinaires.

Voilà bien un exemple typique et navrant d’esbrouffe politocarde. Qu’est-ce que vous voulez que “2,85€” représente pour quelqu’un qui ne fait pas ses propres courses et ne mange de toute façon jamais du jambon Herta ? Comment imaginer une fraction d’instant qu’une visite unique en supermarché, aussi médiatique soit-elle, puisse se comparer avec la très vaste expérience de l’acheteur hebdomadaire ou quotidien qui à force d’essais, d’observations des évolutions dans le temps, de calculs avec un budget fluctuant et de comparaisons innombrables sait jauger exactement, d’un bref coup d’œil, si tel prix pour telle quantité d’un produit de telle qualité perçue est un bon prix ou pas ? C’est grotesque.

Pendant ce temps, les producteurs se plaignent que le prix de leurs produits vendus au détail, empaquettés et à proximité de leur domicile toute l’année aux clients des supermarchés soit plus élevé que le même produit sur place (dans une exploitation agricole isolée difficile à trouver) en gros et suivant disponibilité. Voilà des gens qui n’ont pas l’air de bien comprendre ce qu’est un coût de transaction, mais ils ont au moins raison sur un point: la position des grands distributeurs est abusivement dominante, et ce grâce à l’état, qui n’est plus depuis longtemps à un tir dans le pied près.

Tout ça sous les applaudissements du bon peuple qui va se dépêcher d’approuver le retour du contrôle des prix. Comme le dit si justement H16, ça n’a pas marché pour l’URSS malgré plusieurs tentatives pendant presque un siècle, ni pour Cuba, ni pour la Corée, ni pour la Chine, ni pour la France d’après la Révolution ou d’après la Libération, ni pour l’empire romain du IIIème siècle ni aucune autre civilisation qui s’y est essayé… mais “ensemble tout devient possible”, hein ?

Ah, et n’oubliez pas que “l’apologie de l’anorexie” sera bientôt un délit, et l’Internet mis sous surveillance.

Merde. Ça m’apprendra à regarder le JT.

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Où disparaît votre pouvoir d’achat:

Publié par jesrad sur Mardi 12 février 2008


Quand en plus on sait que c’est l’argent des pauvres qui est dilapidé, il y a vraiment des coups de pieds au cul qui se perdent.

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Contes de fées et comptes de faits

Publié par jesrad sur Vendredi 26 octobre 2007

Trouvés sur WorkForAll, ça se passe de commentaire:

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Sacrés Argentins !

Publié par jesrad sur Samedi 20 octobre 2007

Je ne parle pas de rugby, mais de clairvoyance politique: les Argentins, convaincus que les politiciens ne servent à rien et ne peuvent de toute façon pas les aider, vendent leurs votes pour l’élection présidentielle.

Dommage qu’ils aient dû attendre que leur état fasse faillite pour comprendre que le vote n’est qu’un bulletin de loterie pour des lots qui restent encore à voler au peuple, et que la seule chose intelligente à faire, c’est de le vendre au meilleur prix.

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L’Allemagne ruinée à son tour

Publié par jesrad sur Mercredi 13 décembre 2006

Après la France et la Belgique, ce serait l’Allemagne qui serait ruinée également. Tout ça faisant bien sûr suite à l’Italie. L’Eurozone serait atomisée d’ici 2032.

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La Belgique est ruinée aussi

Publié par jesrad sur Vendredi 1 décembre 2006

Via Prométhée:

La Belgique ne paie plus ses factures de Juin à Janvier. Ca vous rappelle quelque chose ?

Le pire, c’est que les commerces sont tenus de payer la TVA sur ces ventes immédiatement: ils livrent les biens, et paient les taxes sur l’argent que l’état ne leur verse pas. Le beurre et l’argent du beurre pour l’état ! Les caisses doivent être bien vides, pour qu’ils se sentent à ce point obligés de piller le secteur privé…

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Ca y est, la France est ruinée

Publié par jesrad sur Jeudi 23 novembre 2006

C’est Hashtable qui lève le lièvre: la France est déjà en faillite, sans même prendre en compte les engagements futurs (retraites, assainissements des comptes des entreprises publiques, etc…). Vous n’en avez pas entendu parler aux nouvelles ? C’est normal. Le remonte-pentes chauffants et le tricot customisé, sujets abordés en profondeur par le JT de Fraôance 2 ce soir, c’est tellement plus important.

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