Ne Cede Malis

Non serviam.

Archive pour 'Actualité' Categorie


Géométrie de l’autorité et du racisme

Publié par jesrad sur Vendredi 2 mai 2008

Il paraît que, pour avoir la pleine mesure d’un homme, il suffit de lui donner du pouvoir et de voir ce qui se passe. Une autre façon de voir est que c’est le pouvoir lui-même qui corrompt l’homme. Ma propre opinion, vous la connaissez, c’est que le pouvoir est la racine de tout mal.

Voyez par exemple Gautier Béranger. Voilà un type ordinaire, en tout cas au départ, sorti du ventre probablement un peu flasque d’une femme comme chacun de nous, il sera passé par à peu près les mêmes étapes que tout autre homme avant lui (l’enfance et les premiers tourments de la tribalité, l’adolescence et la grande confusion des passions sous l’effet des hormones, etc…).

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Toujours frais

Publié par jesrad sur Mercredi 30 avril 2008

Cela fait plus d’un siècle et demi, et pourtant les écrits de Bastiat sont toujours hautement d’actualité aujourd’hui…

Voilà pourquoi le gouvernement, trouvant toujours des facilités, a tant augmenté les dépenses. Quand s’est-il arrêté? Quand a-t-il dit: “Nous avons un excédant de recettes, nous allons dégréver”? Jamais il n’a fait cela. Quand on a de trop, on trouve à l’employer; c’est ainsi que le nombre des fonctionnaires est monté à un chiffre énorme.

On nous accuse d’être malthusiens, oui, je suis malthusien en ce qui concerne les fonctionnaires publics. Je sais bien qu’ils ont suivi parfaitement cette grande loi, que les populations se mettent au niveau des moyens de subsistance. Vous avez donné 800 millions, les fonctionnaires publics ont dévoré 800 millions; vous leur donneriez 2 milliards, il y aurait des fonctionnaires pour dévorer ces 2 milliards.

Un changement dans un système financier en entraîne nécessairement un correspondant dans le système politique car un pays ne peut pas suivre la même politique, lorsque la population lui donne 2 miliards, que lorsqu’elle ne lui donne que 200 ou 300 millions. Et ici, vous me trouverez peut-être profondément en désaccord avec un grand nombre de membres qui siégent de ce côté [la gauche]. La conséquence forcée, pour tout homme sérieux, de la théorie financière que je développe ici, est évidemment celle-ci que, puisqu’on ne veut pas donner beaucoup à l’État; il faut savoir ne pas lui demander beaucoup.

Il est évident que si vous vous mettez dans la tête, ce qui est une profonde illusion, que la société a deux facteurs d’un côté, les hommes qui la composent, et, de l’autre, un être fictif qu’on appelle l’État, le gouvernement, auquel vous supposez une moralité à toute épreuve, une religion, un crédit, la facilité de répandre des bienfaits, de faire de l’assistance; il est bien évident qu’alors vous vous placez dans la position ridicule d’hommes qui disent: Donnez-nous sans nous rien prendre, — ou qui disent: Restez dans le système funeste où nous sommes à présent engagés.

Il faut savoir renoncer à ces idées; il faut savoir être hommes, et se dire: Nous avons la responsabilité de notre existence, et nous la supporterons.
[...]
Je dis, qu’il y a incompatibilité radicale entre un impôt exagéré et la liberté.

Le maximum de l’impôt, c’est la servitude; car l’esclave est l’homme à qui l’on prend tout, même la liberté de ses bras et de ses facultés.

Eh bien, est-ce que si l’État ne payait pas à nos dépens un culte, par exemple, nous n’aurions pas la liberté des cultes? Est-ce que si l’État ne payait pas à nos dépens l’université, nous n’aurions pas la liberté de l’instruction publique? Est-ce que si l’État ne payait pas à nos dépens une bureaucratie très-nombreuse, nous n’aurions pas la liberté communale et départementale? Est-ce que si l’État ne payait pas à nos dépens des douaniers, nous n’aurions pas la liberté du commerce?

Car qu’est-ce qui manque le plus aux hommes de ce pays-ci? Un peu de confiance en eux-mêmes, le sentiment de leur responsabilité. Il n’est pas bien étonnant qu’ils l’aient perdu, on les a habitués à le perdre à force de les gouverner. Ce pays est trop gouverné, voilà le mal.

Le remède est qu’il apprenne à se gouverner lui-même, qu’il apprenne à faire la distinction entre les attributions essentielles de l’État et celles qu’il a usurpées, à nos frais, sur l’activité privée.

Tout le problème est là.

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Ich bin ein Socialist !

Publié par jesrad sur Mercredi 23 avril 2008

En effet, à en lire la définition de ce qu’est un socialiste dans la toute nouvelle ligne du Parti Socialiste français, je suis bel et bien un socialiste pur jus:

ART. 1 Etre socialiste, c’est ne pas se satisfaire du monde tel qu’il est. L’idée socialiste relève, à la fois, d’une révolte contre les injustices et de l’espérance pour une vie meilleure. Le but de l’action socialiste est l’émancipation complète de la personne humaine et la sauvegarde de la planète.

J’en suis tout retourné. Moi aussi je suis révolté par le monde actuel, avec sa redistribution massive et meurtrière au seul profit des esclavagistes, avec ses lois partout injustes et absurdes, avec l’omniprésence de l’état, cette émanation maléfique de la violence érigée en principe moral fondateur. Moi aussi j’ai beaucoup d’espoir pour l’avenir. Moi aussi je veux l’émancipation totale de chacun: la monarchie absolue de chacun sur lui-même et sur personne d’autre. Moi aussi je veux la sauvegarde de la planète, avec l’homme comme gardien tentativement rationnel des ressources de la planète, dans le respect de sa propre nature.

Croyez bien que je suis tout revigoré par cette découverte. Je vais renforcer mon action socialiste d’incorrigible agoriste autant que je peux.

Et nul doute cher lecteur que vous aussi, vous vous découvrez socialiste à la lecture de cette définition. Je n’imagine pas, après tout, que vous puissiez vouloir sciemment souffir d’injustices, baver d’envie à l’idée de finir asservi, haïr la Terre à en fantasmer l’annihilation sous les fumées noires et le béton gras, ou admirer l’état actuel du monde au point de n’en pas vouloir changer un iota.

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Edward Lorenz a libéré sa disentropie

Publié par jesrad sur Lundi 21 avril 2008

Edward Lorenz, l’homme qui a le premier montré comment les systèmes déterministes pouvaient être indéterminables, et comment l’Univers nous sera éternellement mystérieux, le père de la théorie du Chaos, est mort à l’âge de 90 ans Mercredi dernier.

Sa contribution à la compréhension des systèmes dynamiques est fondamentale, elle est la première brique de la cybernétique (la science des systèmes - rien à voir avec les cyborgs) et a permis l’étude et la compréhension de l’émergence. C’est grâce à lui que l’on a pu entrevoir le lien entre le Chaos et la conscience, bien connu des Discordiens.

Qu’Eris ait sa disentropie.

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Mortel !

Publié par jesrad sur Mercredi 16 avril 2008

Ce que beaucoup de libéraux tentaient de faire savoir depuis des mois commence à être dit tout haut par les maîtres du monde (quoique d’une manière déformée qui les arrange). Entre les possibles millions de morts de faim qui nous pendent au nez, et l’arrivée inopinée de la prochaine ère glaciaire, j’en viens à me demander si le siècle qui vient ne va pas voir certaines têtes d’écologistes au bout de piques.

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Mugabe aime les J.O.

Publié par jesrad sur Samedi 12 avril 2008

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Oops.

Publié par jesrad sur Mardi 8 avril 2008

Il semblerait que l’interdiction de fumer dans les lieux “publics” cause un excès de morts sur les routes.

Béh oui. Si on ne peut plus fumer dans un bar, à la place, on boit plus, ou alors on conduit plus longtemps pour aller dans un coin où fumer reste possible.

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La photo qui tue

Publié par jesrad sur Samedi 5 avril 2008

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La France, pays du fâchisme

Publié par jesrad sur Mercredi 2 avril 2008

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais il y a dans ce pays comme une étrange atmosphère. On s’indigne beaucoup, par exemple. On râle, aussi, très souvent. Et je ne compte plus le nombre de gens qui nuisent à leur voisin de manière parfaitement gratuite. L’élan de colère est devenu un mode de fonctionnement normal pour beaucoup, même et surtout y compris chez ceux qui se donnent des causes à défendre. On l’observe aussi dans nos séries télévisées localement produites: tout le monde y marche presque exclusivement à la colère et à l’irritation, c’est particulièrement flagrant dans nos tentatives de séries policières. On retrouve aussi cela dans nos relations au travail, qui seraient les pires du monde.

Oui, tout le monde dans ce pays, ou presque, se fâche de plus en plus pour tout et n’importe quoi, les gens semblent avant tout motivés par la rage en guise de principe: on dit que la France est un pays peuplé de contestataires, mais nous sommes maintenant envahis par… le fâchisme. Tout le monde se fâche pour tout et n’importe quoi: on est fâché contre les OGMs, contre le CO2, contre les 4×4 à Paris, contre Sarkozy, contre le changement climatique ou pas, contre l’immobilisme, contre les gigamégaprofits, contre les blocages des syndicats, contre les abrutis mononeuronaux qui font des banderoles de mauvais goût, contre le bling-bling et la beaufitude au sommet de l’état, contre le crétin de devant qui n’avance pas sur la route, contre les radars automatiques, contre les prix qui grimpent et surtout à la pompe, contre les salaires qui stagnent, contre la discrimination, contre les immigrés, contre l’exclusion, contre les expulsions, contre ce candidat nullissime de la StarAc’, contre les jeunes qui dealent, etc.

Misère de la politisation totale de l’existence, qui annonce le totalitarisme consensuel mou à venir de la social-démocratie: la transposition dans chaque aspect de la vie du modèle de soumission absolue aux urgences du moment sur lequel fonctionne l’état réduit nos modes de pensée à la seule irritation => réaction colérique. On ne se sent plus exister autrement que par l’attaque, et plus les stimuli semblent insoutenables, plus on se sent vivre à y réagir. Avec l’omni-présence médiatique bi-quotidienne de l’état et de sa supposée nécessaire action par le Pouvoir en guise de marteau, chaque petit problème que l’on rencontre dans sa vie finit par ressembler à un clou - et on reproduit alors le schéma: du plus insignifiant sous-chef jusqu’aux hautes sphères de décision, celui qui ne tape pas sur ses inférieurs continuellement et n’abuse pas de chaque petite parcelle d’autorité à sa disposition est vu comme un dangereux oisif, à remplacer d’urgence par quelqu’un qui prendra, lui, les (ir)responsabilités qu’il faut.

C’est ce qui me fait dire que les deux années à venir seront certainement de grands crus en matière d’émeutes et de blocages divers, avec violences bien entendu.

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Ne Cede Malis est aussi pour l’euthanasie

Publié par Martini sur Mardi 1 avril 2008

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Ne Cede Malis est pour l’indépendance.

Publié par jesrad sur Dimanche 30 mars 2008

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Le méthanol comme bio-carburant ?

Publié par jesrad sur Mercredi 19 mars 2008

Alors que le cours du dollar s’effondre face (entres autres) au pétrole, les habitants non-stupides de cette planète réfléchissent à des solutions pour concurrencer, compléter ou remplacer le liquide brun-noir nauséabond. Avant l’utilisation des carburants fossiles (charbon, pétrole, tourbe, gaz) l’humanité utilisait à l’échelle industrielle de l’huile de baleine - qui est techniquement une énergie renouvelable. Qu’utiliserons-nous après ?
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