Je viens de voir Olivier Besancenot chez Drucker. En voilà un qui arrive à dire qu’il veut limiter autoritairement les profits de la distribution alimentaire, et donc provoquer artificiellement pénuries et famines meurtrières, sans ciller ni détourner même brièvement le regard. Un peu comme on lancerait une suggestion vestimentaire à l’une ou l’autre invitée présente sur le plateau, quoi. Et qui parvient même à se faire applaudir pour ça ! Et quand il assimile les exemptions d’impôts à des subventions ? Personne n’intervient pour faire remarquer à quel point c’est idiot ?
Combien de gens ont compris que ses idées, qu’il n’a pourtant que vaguement mentionnées, nécessiteraient un état policier très poussé rien que pour être applicables ? Ce type n’a rien d’autre à offrir que la répétition des tragédies collectivistes du passé et du présent. Anne Roumanoff peut bien plaisanter sur le “2be3 chez les tout-frippés”, il n’empêche… La conception de la société qu’à Olivier, où il est interdit d’être récompensé pour avoir rendu service à autrui, où tout est réglementé, décortiqué, mesuré et mis en décret par fièvre idéologique, où des comités de gauchistes grincheux se font une profession (bien rémunérée par vous) de vous donner des leçons en permanence, reste toute aussi grise, rabougrie et sinistre que celle des vieux barbus qui l’inspirent.