Puisqu’il paraît que le temps se prête à la réflexion sur nous-mêmes, je propose une piste de réflexion que j’espère constructive: et si les libéraux étaient aussi mal vus au moins un peu parce que personne ou presque ne voit de libéral agir autour de lui en tant que tel ?
Ce que j’entends par là, c’est que si les collectivistes prêtent si spontanément et si systématiquement des intentions maléfiques et destructrices aux libéraux au lieu d’écouter le message de paix, de liberté et de prospérité qu’ils essaient tant bien que mal de faire connaître, c’est peut-être aussi un peu de la faute des libéraux, et pas uniquement parce que les ultra-antilibéraux seraient des millénaristes fanatiques, des paranoïaques irrationnels focalisés par une doctrine si creuse qu’elle ne sait se définir qu’en tant que contraire d’un repoussoir imaginaire, ou des néo-puritains effrayés et dégoûtés par leur propre libre-arbitre.