Qu’est-ce qu’un fond de pensions ?

Aujourd’hui, dans notre cours de praxéologie aléatomadaire, démystifions… les fonds de pensions !

Un fond de pensions est une caisse de retraite privée par capitalisation. Cela veut dire que le fond de pension est une institution qui fournit des pensions de retraite aux vieux travailleurs, en investissant de manière productive leurs cotisations cumulées de retraite.

En garantissant aux retraités la pleine propriété de leurs pensions, le fond de pension constitue un moyen, pour les retraités, d’inciter les travailleurs d’aujourd’hui à garantir leurs retraites: pas d’intérêts sur les montants investis par le fond de pension = fin des investissements = opportunités de travail moindres et productivité réduite (c’est le bâton) ; tandis que intérêts sur les montants investis = plus d’investissements = plus d’opportunités de travail et productivité améliorée (c’est la carotte). Si les entrepreneurs, et avec eux leurs employés, acceptent de (et parviennent à, ce qui est encore plus important en fin de compte) contribuer aux retraites, ils reçoivent une aide substantielle pour réduire les efforts nécessaires à la création de richesse.

Autrement dit, pour utiliser des termes gauchistes, le fond de pension s’appuie sur le droit de propriété pour assurer la solidarité entre les générations.

About these ads

À propos jesrad
Semi-esclave de la République Soviétique Socialiste Populaire de France.

16 Responses to Qu’est-ce qu’un fond de pensions ?

  1. Eric E dit :

    Et chez les employés D’Enron par exemple, le fond de pension à touché le fond….

    L’argent versé a disparu dans la faillite de la société.

    Et les employés ont perdu la quasi totalité des fonds épargnés pour leur retraite.

    http://hsgac.senate.gov/012402langbein.htm

  2. jesrad dit :

    Effectivement, la valeur des actions Enron s’est effondrée (en revenant à un niveau réaliste). Par contre, Enron n’est pas un fond de pension: ils sont seulement obligés par la loi américaine d’offrir un plan de retraite par capitalisation à leurs employés. Et quel est le rapport entre la fraude dans le cas d’Enron, et les fonds de pension ? Combien de gens sont assez bêtes pour placer les économies de toute une vie dans un seul stock ?

    Et sinon, les dirigeants fraudeurs d’Enron sont en taule. On attend toujours que soient mis en examen les politiciens français qui ont ruiné les caisses de retraite.

  3. Martini dit :

    C’est quoi le putain de rapport entre Enron et la fraude criminelle d’un côté, et le principe de la retraite par capitalisation de l’autre ?

  4. Eric E dit :

    Le rapport c’est que les employés d’ENRON bénéficiaient d’un plan 401(k) américain qui est un plan de retraite par capitalisation.
    Et que ce plan était bien l’équivalent d’un fond de pension malgré ce que dit JESRAD ( un fond dans lequel les employés placent de l’argent pour préparer leur retraite ). Il se trouve juste que l’ensemble de l’argent était placé en actions ENRON.
    Et que à la sortie les salariés ont perdu la plupart de l’argent qu’ils avaient placé dans ce plan.

    Quand au fait que les gens sont assez stupides pour placer leurs économies dans un seul stock…. La stupidité est ( malheureusement ) assez fréquente, il y a aussi des gens assez stupides pour contracter des emprunts qu’ils n’ont aucune chance de pouvoir rembourser et même des gens assez stupides pour leur prêter de l’argent et encore d’autres suffisamment stupides pour acheter des parts de ses prêts pourris ( crise des subprimes ? ).

    Quand aux politiciens français qui ont ruiné les caisses de retraite… En France les caisses de retraites ne sont pas ruinées puisqu’elles n’ont jamais eu de capital, le principe de la retraite en France est la répartition, les caisses ne servent qu’à redistribuer l’argent que les cotisants leurs versent… Si ruine il y a ou il va y avoir ce sera la ruine des cotisants.

  5. jesrad dit :

    C’est donc bien ce que je dis: il n’y a pas plus de rapport entre la fraude d’Enron et le principe de la retraite par capitalisation, qu’il n’y a de rapport entre les gens qui se noient en mer et le code de la navigation.

    Quant aux caisses de retraite françaises, je parle des politiciens qui se sont servis dans les caisses destinées à la retraite pour financer n’importe quoi ou s’en mettre plein les poches. En plus, renseignez-vous, ce ne sont pas que les cotisations qui financent les pensions, mais aussi beaucoup l’impôt: il y a donc bien faillite. Le principe de la répartition s’appelle aussi "arnaque en pyramide", ou "chaîne de Ponzi". C’est de l’escroquerie quand un particulier le fait, mais c’est bien quand l’état le fait ?

  6. Martini dit :

    Eh, mais au fait, c’est pas un peu la faute de l’état, qui oblige par la loi les employés à réinvestir une partie de leur rémunération (le fameux "plan 401k" obligatoire) ? C’est à cause de ça que l’effondrement du cours d’Enron a touché les employés et leurs retraites.

  7. jesrad dit :

    Ah tiens, oui, ce n’est même pas de la stupidité de la part des employés victimes, mais bien l’intervention de l’état pour "promouvoir l’investissement" par la force, qui a aggravé le problème :o

  8. SWAG2 dit :

    Parfaite illustration de la stratégie des gauchistes : lorsqu’ils n’ont pas d’argument pour étayer leur idéologie face à la réalité, ils ressortent toujours le cas extrême pour ne pas faire une généralité.
    Demandez aux retraités qui n’étaient pas chez ENRON s’ils regrettent d’avoir capitalisé…

    Je précise qu’en plus de dirigeants en prison (pour plus de 20 ans je crois), l’un d’eux se serait suicidé dans sa voiture devant chez lui…

  9. baiona dit :

    Avec la crise actuelle je supposes que "les gauchistes" comme tu dit parle plus concrètement non? Faudrait peut être arrêter de croire qu’un système sans cadre ira toujours dans le bon sens (pour le besoin de la majorité). Le système actuelle qui périclite nous montre bien que depuis des années on nous vendait un système qui au finale n’a profité qu’a une partie de la population. Le libéralisme n’a rien a faire des personnes, il est construit pour générer du profit… ce qu’il fait mais au dépend de l’immense majorité des personnes.

  10. jesrad dit :

    Le système actuel est déglingué par le "cadre", et prouve d’une manière fracassante que, décidément, les seuls qui peuvent réguler convenablement la finance sont ceux qui y participent d’égal à égal, et non les maniaques de la schlague et des réglements, en brun ou en rouge, qui s’imaginent lui imposer leurs diktats et en tirer de l’argent facile, des votes et toujorus plus de pouvoir.

    Le libéralisme est une philosophie du droit qui respecte l’homme, et pas un fantasme écono-financier sans substance comme vous vous laissez convaincre par vos maîtres. Renseignez-vous avant d’écrire les âneries forgées par ceux qui vous manipulent.

    Et les gauchistes, aujourd’hui, courent dans tous les sens comme des poulets décapités, blâmant tout et n’importe quoi ("la finance dérégulée" alors que la finance n’a jamais cessé d’être toujours plus hyper-réglementée, "le libéralisme" alors que le corporatisme, le nationalisme et le socialisme règnent quasiment sans partage, etc.) pour éviter d’avoir à se regarder dans un miroir.

    Leurs efforts sont vains: la réalité ne fait pas de prisonniers. Les fonctionnaires et retraités français vont l’avoir dans l’os, la "solidarité" par l’état…

  11. baiona dit :

    "Le système actuel est déglingué par le “cadre”, et prouve d’une manière fracassante que, décidément, les seuls qui peuvent réguler convenablement la finance sont ceux qui y participent d’égal à égal, et non les maniaques de la schlague et des réglements, en brun ou en rouge, qui s’imaginent lui imposer leurs diktats et en tirer de l’argent facile, des votes et toujorus plus de pouvoir."

    Je ne te suis pas. Tu parles de cadre mais qu’est ce que entends par là? Pas des institutions ou des états vus qu’elles ne mettent pas ou peu leur nez dedans. Des personnes alors?

    "Le libéralisme est une philosophie du droit qui respecte l’homme, et pas un fantasme écono-financier sans substance comme vous vous laissez convaincre par vos maîtres. Renseignez-vous avant d’écrire les âneries forgées par ceux qui vous manipulent."
    Alors la cela dépend de ce que tu parles. Le libéralisme est effectivement une doctrine qui reconnait des droits inaliénables aux personnes mais aussi une responsabilité de chacun. Mais la on parle de la doctrine. Or pour que le libéralisme appliqué à l’économie fonctionne il faudrait que les gens soient responsable…. ce qui n’est pas le cas. Et c’est la que l’on touche le fond du problème au nom du libre choix de chaque individu, aucune entité ne vient vérifier si tel ou tel décision ne sera pas préjudiciable pour le plus grand nombre. En gros les personnes morales que sont les entreprises veulent bien parler de libéralisme mais pas complétement ométant la part de responsabilité individuel.

    Enfin, je ne pense pas que seule les fonctionnaires et les retraités "vont l’avoir dans l’os". On est tous sur le même bateau. Par exemple aux Etats-unis il y a des milliers de retraiter qui on tous perdu, dans certains pays du tiers monde des émeutes de la faim on eut lieu il y a quelques mois.

    enfin juste pour une bonne lecture des textes évites les remarques clichés. Cela ne fait rien avancer et la plupart du temps ces raccourcis catalogue et caricature les propos.

  12. jesrad dit :

    "Tu parles de cadre mais qu’est ce que entends par là? Pas des institutions ou des états vus qu’elles ne mettent pas ou peu leur nez dedans."

    Si si, des institutions et des gouvernements. Contrairement à ce que vous semblez croire et ce que racontent sans le moindre début de preuve les politiciens français, la finance américaine est un des secteurs les plus réglementés de toute leur économie. Elle fait l’objet de nombreuses manipulations politiques, à coups de lois essentiellement, pour poursuivre des buts idéologiques démocrates ("affordable housing" et lobbies) comme républicains (guerres et lobbies).

    J’ai illustré les causes de cette crise à ma façon ici, mais si vous préférez une étude plus documentée et au ton plus sérieux, lisez les excellents billets de Vincent Bénard sur le sujet.

    Posez-vous la question: comment un système libéral peut-il "inventer" de la valeur et la prêter comme cela a été fait massivement, comme ça, tout à coup, sans crier gare ? Pourquoi des banquiers iraient prêter de l’argent et s’engager, en risquant leur propre ruine, à des tas de gens sans apport personnel et sans revenu (prêts "Ninja") ?Pourquoi Fannie Mae et Freddie Mac, des agences "privées de droit public" (!) ayant la garantie de l’état (!!) ont-elles tenues un rôle aussi central ? D’où venait l’écrasante masse monétaire correspondante ? Aucun politicien français ne vous donnera de réponse crédible à ces questions…

    Sinon, les émeutes de la faim n’ont aucun rapport avec la crise des subprimes (enfin presque… si la réglementation n’avait pas poussé tous ces fonds à se mal-investir dans l’immobilier américain, ils auraient pu aller se mal-investir dans l’agribusiness à la place… et là, la situation d’aujourd’hui aurait été encore pire). Maintenant que le pétrole a baissé, pour peu que le refinancement des entreprises tienne, la situation du tiers-monde devrait s’améliorer sensiblement…

    … sauf si nos chers dirigeants nous la jouent "1931" et passent l’équivalent de la Loi Hawley-Smoot. Là, effectivement, la situation des pauvres du reste du monde s’aggravera :(

    "pour que le libéralisme appliqué à l’économie fonctionne il faudrait que les gens soient responsable…"

    Pour que les gens agissent de manière responsable il faudrait déjà que le droit les tienne pour responsables ! Or dans la crise des subprimes, la responsabilité était endossée par l’état américain à travers les GSEs Fannie et Freddie. Comment s’attendre à avoir un comportement responsable quand on dit à tout le monde "faites n’importe quoi, je vous rattraperai" (dont acte: l’état américain a tenu sa promesse et rattrapé presque tout le monde avec le plan Paulson).

    "Et c’est la que l’on touche le fond du problème au nom du libre choix de chaque individu, aucune entité ne vient vérifier si tel ou tel décision ne sera pas préjudiciable pour le plus grand nombre. En gros les personnes morales que sont les entreprises veulent bien parler de libéralisme mais pas complétement ométant la part de responsabilité individuel."

    C’est bien pour ça que je dénonce, au nom du libéralisme, ce système de "personne morale". Murray Rothbard, père de l’anarcho-capitalisme de droit naturel, qualifiait les grandes entreprises en nom collectif ou sociétés anonymes de "mottes de socialisme encombrant le libre marché", à raison.

  13. Mateo dit :

    @ Baiona

    Lorsque l’on parle de liberté sans son corollaire: la responsabilité, on ne parle pas de libéralisme, contrairement à ceux que tous les anti-libéraux de droite et de gauche s’évertuent à faire croire.

    Point.

    Concernant la crise des subprimes, si vos lisez les billets de Vincent Benard, vous verrez que l’État en est grandement responsable, que ce soit par l’intermédiaire des entreprises para-publiques telle que Freddie Mac et Fannie Mae qui bénéficient entre autres choses d’un duopole étatique de refinancement et que le HUD (United States Department of Housing) a forcé à avoir toujours plus de prêts subprime, des lois censées favoriser l’accès à la propriété aux minorités telles que le CRA, du monopole accordé par la force publique aux banques centrales, de l’oligopole de fait accordé aux agences de notation, de l’origine purement étatique de la bulle immobilière etc. etc.

  14. Martini dit :

    "on touche le fond du problème au nom du libre choix de chaque individu, aucune entité ne vient vérifier si tel ou tel décision ne sera pas préjudiciable pour le plus grand nombre. "

    Il n’existe aucune entité capable de représenter l’intérêt du plus grand nombre, car quelque entité que vous pouvez imaginer sera nécessairement composée d’un petit nombre d’hommes qui mettront forcément, inconsciemment ou non, leur intérêt propre avant celui de tous les autres. C’est pour cela que le socialisme et toutes les formes de collectivisme sont condamnées à l’échec, c’est pour cela que toutes les tentatives d’instaurer le communisme finissent invariablement en dictatures sanglantes.

    Chaque individu doit pouvoir représenter ses intérêts directement, ou à défaut le plus directement possible: l’état n’est pas la solution, il est le problème, car il constitue un énorme conflit d’intérêts.

    La seule façon de ramener l’équité entre les hommes est d’adopter les principes du libéralisme, qui garantissent à chacun une autorité égale, des droits égaux, et rétablissent la pleine responsabilité de l’individu pour qu’il représente de son mieux ses propres intérêts.

    Regardez juste en bas à droite de cette page, il y a un lien vers un article expliquant comment s’assurer que les intérêts des uns ne s’expriment pas au détriment de ceux des autres.

    Quant à votre appel à des "entités" qui seraient prétendument capables d’agir avec une totale impartialité, une générosité absolue et une connaissance infaillible de tout, elle dénote une attaque de néo-puritanisme proprement mystique.

  15. emi dit :

    Je me permets de poser une question par rapport à la définition, toute bête,
    quel serait le problème de la gestion actif passif dans les fonds de pension?

    merci de votre réponse

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

%d bloggers like this: