Ça y est, c’en est fait de la réforme des Universités. En quelques jours à peine, la réforme des Universités françaises qui devait leur donner plus d’autonomie ne ressemble plus à rien, se contentant tout juste d’assouplir la composition et la taille du conseil d’administration.
Les Universités ne pourront toujours pas décider du salaire des enseignants, ni filtrer les étudiants sur leur capacité à suivre la formation proposée, ni créer des postes, ni en supprimer, ni fixer leurs propres conditions de concours, ni améliorer le cursus, indépendamment de l’état.
Tu parles d’une autonomie… Et pendant ce temps-là, les palourdes syndicales fossilisées se réjouissent de pouvoir garder leur sinécure sur le dos des étudiants ET des profs. Et avec le soutien d’une bonne partie d’entre eux, en plus ! Cerise sur le gâteau, le texte crée un poste de vice-président étudiant qui servira aux syndicats de monnaie d’échange pour acheter un soutien supplémentaire chez les étudiants. L’entrisme commence à tout âge…
“La réforme favorise toujours les inégalités entre universités, au détriment de l’intérêt général.” dit Gérard Aschieri, de la FSU. Quel boulet ! Depuis le temps qu’il squatte le système éducatif français il devrait savoir que l’inégalité, ça s’appelle aussi la différence. Mais voilà, en Fraônce “on” n’aime pas la différence, “on” veut que toutes les formations universitaires et toutes les universités soient toutes aussi uniformément médiocres. Et tant pis pour tous ceux qui ne se satisfont pas de la taille unique vendue par le fabricant unique de la pensée unique. L’intérêt général, le vrai, l’intérêt de tous et de chacun, est de toutes les tailles, de toutes les formes, de toutes les couleurs.