Ne Cede Malis

L'empereur est nu, mais il a un flingue.

Archive de 27 juin 2007

Chroniques Galliennes: Pagaille, partie 1

Posté par jesrad le Mercredi 27 juin 2007

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La banqueroute morale du socialisme

Posté par Martini le Mercredi 27 juin 2007

Petite piqûre de rappel, toujours bonne à prendre:

Le socialisme est la doctrine selon laquelle l’homme n’a pas le droit d’exister pour lui-même, que sa vie et son travail ne lui appartiennent pas, mais appartiennent à la société, que la seule justification de son existence est sa servitude envers la société, et que la société peut se débarrasser de lui de quelque façon désirée au nom de ce qu’elle pourait décider d’appeler son bien collectif, ce concept tribal.

 

Il n’y a aucune différence entre les principes, les méthodes et les résultats pratiques du socialisme – et ceux de n’importe quelle tyrannie historique ou préhistorique. Le socialisme n’est qu’une monarchie absolue démocratique – c’est à dire, un système absolutiste dépourvue d’une tête unique, permettant la saisie du pouvoir par le premier qui passe, par n’importe quel ambitieux, opportuniste, aventurier, démagogue ou vandale. Quand vous pensez au socialisme, distinguez clairement sa nature. Souvenez-vous qu’il n’y a pas de dichotomie possible entre ‘droits de l’homme’ et ‘droits de propriété.’ Il n’y a pas de droits de l’homme sans propriété. Puisque les biens matériels sont les produits de l’esprit et de l’effort d’hommes individuels, et sont nécessaires pour les maintenir en vie, celui qui ne possède pas le fruit de son labeur ne peut pas posséder sa propre vie. Nier le droit de propriété revient à faire des humains la propriété de l’état. Quiconque s’arroge le ‘droit’ de ‘redistribuer’ la richesse produite par d’autres s’arroge en fait le ‘droit’ de traiter les autres humains comme du bétail.

 

“Vous proposez d’établir un ordre social fondé sur le principe suivant: que vous êtes incapables de diriger votre vie personnelle, mais capables de diriger celle des autres; que vous êtes inaptes à vivre librement, mais aptes à devenir des législateurs tout puissants; que vous êtes incapables de gagner votre vie en utilisant votre intelligence, mais capables de juger des hommes politiques et de les désigner à des postes où ils auront tout pouvoir sur des techniques dont vous ignorez tout, des sciences que vous n’avez jamais étudiées, des réalisations dont vous n’avez aucune idée, des industries gigantesques dans lesquelles, selon votre propre aveu, vous seriez incapables d’exercer les fonctions les plus modestes.” –Ayn Rand

Voilà dix ans, s’effondrait le régime soviétique, non pas, comme ç’avait été le cas pour le nazisme, sous les coups guerriers de l’adversaire, mais sous l’effet de sa propre putréfaction interne. Beaucoup pensèrent tout naturellement que le plus spectaculaire échec d’un système politique dans l’histoire humaine allait susciter au sein de la gauche internationale une reflexion critique sur la validité du socialisme.

 

Ce fut tout le contraire. Après une instant d’étourdissement, la gauche, même et surtout non communiste, affréta une impressionnante flotille de justifications rétrospectives. Il en ressort cette conclusion comique : ce que réfute véritablement l’histoire du vingtième siècle, ce serait, paraît-il, non le totalitarisme communiste, mais… le libéralisme ! Par voie de conséquence, toute comparaison entre les deux totalitarismes majeurs, le communisme et le nazisme, reste un tabou : interdit de constater l’identité de leurs méthodes, de leurs crimes et de leur idée fixe antilibérale. Ainsi la décennie 1990-2000 fut celle des efforts surhumains de la gauche pour s’épargner d’avoir à tirer les leçons humaines du naufrage de ses propres illusions. – Jean-François Revel

La gauche est prise la main dans le sac avec un discours à l’opposé de ses actes. Deux exemples. Quand Bariza Khiari, dirigeante du PS, envoie une lettre de soutien à Fawaz Karimet et que le premier secrétaire de la fédération de l’Ain la traite de “gauche tajine”, qu’elle va devant la commission des conflits du PS et qu’il ne se passe rien, c’est insupportable. Quand Michèle Sabban, au bureau national, propose que les collectivités socialistes suppriment les subventions à l’association Ni putes ni soumises parce que Fadela Amara est entrée dans le gouvernement, je remarque que cette idée n’a traversé la tête de personne pour Emmaüs quand son président, Martin Hirsch, l’a précédée. Ceci révèle que, pour toute une génération de dirigeants socialistes, le mouvement des associations de banlieue doit rester avant tout une courroie de transmission et qu’ils aiment Fadela quand elle colle des affiches, pas quand elle prend ses responsabilités.

 

Le PS n’imagine pas à quel point quand on est au bas de l’échelle, on a besoin de repères et de valeurs, de pouvoir choisir sa vie, et non pas qu’on la choisisse à sa place simplement en parlant des allocations. Ségolène Royal avait compris l’enjeu des quartiers. Elle leur a délivré un message presque affectif qui a permis une mobilisation exceptionnelle. Mais cela ne suffit pas.

 

La diversité ne se réduit pas à l’immigration, certes. Mais j’ai compris que des dirigeants du PS forment un cénacle qui n’aime pas la société telle qu’elle est, qui ne s’y projette pas et qui garde la mélancolie des années 1970. Chez nous, c’est ‘Good Bye Lénine’ ! –Malik Boutih

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