Je ne sais pas si vous regardez la même télé que moi (celle qui ne saura plus arrêter les images…), mais s’il y a une chose qui est frappante dans l’attitude des chefaillons qui se prennent pour nos maîtres, c’est que l’électeur, ce grand animal cornu et migrateur, n’a pas beaucoup plus d’impact dans la conduite de la Chose Publique qu’un sac de dés.
En effet, pour un M. Sarkozy, si le succès électoral de l’UMP n’est pas aussi brillant que prévu (loin de là), c’est uniquement parce que ses ministres n’ont pas “assumé” sa position à lui. Pareillement, dans le camp d’à côté (difficile de dire qu’ils sont “en face”) on se dispute la gloire de la non-victoire sans s’attarder sur la vraie raison – le fait que, il faudrait peut-être enfin s’en rendre compte, les électeurs français votent à droite et ne veulent pas voir de nouvel impôt.
Le suffrage est donc, pour notre néo-aristocratie politicienne, un simple tirage au sort, une donne de cartes entre ceux qui squattent (depuis 40 ans pour certains) les confortables sièges des institutions étatiques.
On relance dans cinq ans…
Et pendant ce temps-là, de l’autre côté de la planète, la Loi d’Escalation du Chaos s’apprête à se vérifier violemment.