Archive de 19 octobre 2006
Le retour des 68ards, et autres contes du déclin
Posté par jesrad le Jeudi 19 octobre 2006
Le sujet de l’interventionnisme infantilisant grandissant de Big Mother a déjà été évoqué ici et ailleurs. On connaît les effets et les symptômes, on peut les identifier aisément dans le brouhaha médiatique quotidien, on peut prédire des tendances et des méthodes. Mais sait-on vraiment pourquoi ?
Nick Gillespie, de Reason, compare passé et présent pour comprendre. Il retrace l’évolution de cette tendance à la surprotection obsessionnelle vers les années 60 et 70: la période de Mai 68 était surtout celle de l’entrée dans l’âge adulte des baby-boomers. Ils avaient le nombre, et donc la certitude d’avoir raison. Tout a débuté à partir du moment où ils ont commencé à avoir des enfants. Ce n’est pas tant la poursuite et la déformation, jusqu’à leur conclusion incohérente, de la philosophie de Mai 68 qui a provoqué l’effarante irruption de la surveillance généralisée et obligatoire au nom des intérêts des autres, mais bien l’angoisse parentale, la peur de mal faire, de rater l’éducation de ses propres enfants. Cette inquiétude naturelle (génétiquement induite ?) serait la vraie raison qui pousse tant de gentils citoyens à exiger des détenteurs du pouvoir (eux-même atteints du même mal vis-à-vis de leurs représentés) toujours plus d’efforts dans ce sens, comme un phénomène de masse touchant tous les niveaux de la société, dans tous les pays ayant connu la seconde guerre mondiale et, partant, le baby-boom.
Si cette explication est vraie, alors on peut en tirer une prédiction: à mesure que la génération du baby-boom atteint l’âge d’être grand-père ou grand-mère, l’angoisse parentale va progressivement céder la place à la permissivité laxiste et surtout au conservatisme moral irrationnel. Il est possible que nous en voyions déjà les premiers effets…
Sénilité:Affaiblissement du corps et de l’esprit considéré comme une conséquence fréquente du vieillissement. Sur le plan psychologique, la sénilité se manifeste par une inertie intellectuelle, des troubles de la mémoire, une perte d’adaptabilité, une labilité émotionnelle dont résulte un désengagement social.
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