Ne Cede Malis

Nos libertés valent plus que leurs bonnes consciences.

Archive pour octobre 17th, 2006

Une petite pinte de rouge ?

Publié par jesrad sur Mardi 17 octobre 2006

En cette journée mondiale de refus de la misère, appliquons le secret de la richesse pour aider les peuples les plus pauvres du monde.

Qu’ont-ils qui puisse avoir une grande valeur pour nous, que nous serions près à payer suffisamment cher pour qu’ils nous l’échangent ? De quoi manquons-nous, qu’ils ont et qu’ils sont prêts à nous proposer en échange d’un revenu conséquent ?

Réponse: des organes, du sang.

En permettant enfin le commerce des organes et produits du corps humain, on ferait d’une pierre deux coups:
- on mettrait fin à la pénurie de sang et d’organes qui cause tellement de morts et de souffrance,
- on mettrait fin au massacre d’innocents dont les organes sont volés parce que l’interdiction de commerce des organes, comme pour la drogue, fait monter les prix du marché noir à des hauteurs qui compensent les risques légaux d’un meurtre ou d’un enlèvement,
- on mettrait fin aux morts inutiles dûes à l’incompétence de chirurgiens trop peu expérimentés, à cause du trop grand nombre de centre de transplantations dû, encore une fois, à l’inflation artificielle du prix d’une transplantation,
- on permettrait enfin au donneur ou à sa famille d’être récompensé(e) pour sa générosité.

Accessoirement, en rendant enfin sa légitimité à un commerce qui existe de toute façon déjà, on s’assurerait que le crime et la spoliation restent l’exception et non la règle.

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Théorie de la mendicité

Publié par jesrad sur Mardi 17 octobre 2006

Aujourd’hui dans notre cours d’économie politique aléatomadaire, je vais vous expliquer ce qu’est … la théorie de la mendicité !

Commençons par quelques rappels utiles (vus précédemment):

La valeur est subjective, elle n’existe que lorsqu’un être rationnel attribue une utilité à une chose ou à un service: c’est ce qui lui donne une valeur.

L’échange librement consenti par chaque partie crée de la valeur.

Voici le tableau: vous êtes dans un RER. Un type passe dans la rame et dépose sur le siège jouxtant le vôtre un petit carton. Sur ce carton, on peut lire que l’auteur du message (est-ce le même que celui qui a posé le carton ?) est un réfugié, qu’il a des enfants et voudrait bien un peu d’argent ou un ticket restau, merci. Optionnellement, Dieu vous bénisse.

Si l’on considère la question “allez-vous lui donner quelque chose ?” on peut dire que:
- si vous lui donnez un brouzouf, c’est parce que le brouzouf a moins de valeur pour vous que le fait de donner un brouzouf à un type qui en a apparemment besoin.
- sinon, c’est que donner un brouzouf à un type qui a l’air d’en avoir besoin a moins de valeur pour vous que le brouzouf.

N’est-ce pas ?

EH BEN NON, C’EST PAS CA ! Je vous ai bien eu !

En fait, c’est le CONTRAIRE: c’est parce que vous lui donnez le brouzouf, que celui-ci a moins de valeur que le don d’un brouzouf à ce type. Et pas l’inverse ! La valeur vient de l’échange, et pas le contraire: l’acte fait le travail, qui fait la valeur, mettez-vous bien ça dans le crâne une bonne fois pour toutes, nondidjeu.

Bon, après, la valeur subjective du fait que le type a besoin d’aide, c’est une affaire de perception. Exemple: un bras ou une jambe en moins, c’est plus convaincant. Un air mal rasé et un petit fumet nauséabond, aussi, tout comme quelques taches sur les vêtements. Des Nike à 180 brouzoufs et un survêtement Adidas, pas du tout.

Il y a aussi ce que vous supposez de ce type: par exemple vous pouvez penser qu’il fait partie d’un réseau organisé de mendicité et de vols. Ca refroidit le chaland. Vous pouvez aussi penser que c’est l’un des nombreux réfugiés libanais qui a fui un conflit récent. Etc…

Si il vous explique calmement pourquoi il a besoin d’aide, aussi, ça aide (à condition d’être convaincant). La qualité de la mendicité se perd de nos jours, c’est un tort. Il peut aussi vous proposer un service ou même un bien en plus de la satisfaction d’aider quelqu’un dans le besoin (attention tout de même, proposer à une vieille dame de porter ses courses ou son sac, ce n’est pas rassurant. Surtout quand on a travaillé son apparence pour faire plus “dans l’besoin”).

En clair: l’échange d’information favorise les échanges commerciaux. Et les mendiants devraient faire de la qualité plutôt que de la quantité.

Voilà, ce cours est terminé. Ceux que mon odeur et mon apparence spécial mendicité, travaillés tout spécialement pour l’occasion, rebutent, eh ben vous trouverez les sacs à vomi tous seuls, hein.

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