“Bonjour Docteur
-Bonjour, asseyez-vous. Dites-moi, vous traînez cette sinusite depuis quand ?
-Ca se voit tant que ça ? Depuis cinq jours.
-Alors on va attendre une petite semaine de voir comment ça évolue, hein ? Bon, je plaisante comme ça, mais je prends votre cas au sérieux, allez, voyons vos oreilles… Oui, tous les sinus sont gonflés, en plus de la conjonctivite purulente. Vous savez que l’étape suivante c’est la méningite, hmmm ?
- Je l’ignorais, mais j’avoue que depuis cet après-midi je me suis fait à l’idée que je dois suivre un traitement, et mes collègues m’ont convaincu de rentrer chez moi.
- Vous travaillez où ? Ah. Et ils vous ont jeté des pierres pour vous forcer à aller vous faire soigner, bon. C’est pour ça que j’aime bien travailler aussi tard: je pense à tous ces braves types qui préfèrent finir aux urgences que de passer pour des fainéants, hein ? Bien, je ne vais pas vous faire hospitaliser, mais c’est seulement à condition que vous alliez mieux demain. Vous allez voir, cet antibiotique c’est du costaud.”
Voilà, je suis en arrêt-maladie. Mes collègues pensent que je suis fou, le médecin dit que 2 grammes d’amoxycilline par jour devraient régler le problème d’ici une grosse semaine, et Laure dit qu’elle ne tient même plus debout quand elle a plus de 39 C de fièvre, et qu’elle voit pas comment j’ai pu aller bosser dans ces conditions.
Moralité: le travail c’est la santé…