Souvenez-vous, il y a quelques mois… Les chercheurs de Sandia, travaillant sur la Z-Machine, annonçaient avoir obtenu plus, bien plus, d’énergie qu’ils n’en avaient fourni, et des mesures de température proprement démentes: 2 Milliards de Kelvin, avec une pointe à 3,77 GK, et des pressions atteignant 90 MBar. On découvrait alors qu’un “Z-pinch” magnétique induisant un courant électrique d’ampérage démesuré pouvait déclencher une réaction de fusion ou de fission (ou les deux ?). Ceux qui ont suivi le développement de la “fusion froide” auront comme une impression de déja vu…
Seulement, quand les scientifiques du reste du monde cherchent à en savoir plus, et contactent les gens de Sandia, ils reçoivent en retour de la désinformation, des affirmations contradictoires, voire le silence complet. Que s’est-il passé ? Jean-Pierre Petit a une réponse.
Dès l’annonce des résultats de Sandia, le Congrès américain a voté un budget pour renouveler leurs 6000 têtes nucléaires. Or, la découverte de Sandia permet de fabriquer des bombes H en se passant du “détonateur” à fission (littéralement, une bombe A), et donc en éliminant toute radioactivité, et toute limite inférieure de taille.
La perspective est ahurissante: on peut entrevoir des mini-bombes H, de toutes tailles, pour toutes les situations, débarassées des connotations négatives généralement associées au nucléaire. Et c’est là que se pose le vrai problème: il n’y a pas que les américains qui soient dans la course, la Chine et la Russie aussi, au moins, suivent des initiatives similaires. C’est bien plus facile de reproduire une expérience d’électromagnétisme bien connue que de se lancer dans l’enrichissement d’uranium…
De même, la découverte permet d’envisager des réacteurs à fusion parfaitement propres fusionnant protium et bore11.
Et pendant ce temps, en France, on fête Mégajoule et ITER.