Ne Cede Malis

Nos libertés valent plus que leurs bonnes consciences.

Archive pour septembre 14th, 2006

Le poulailler libre et le renard libre

Publié par jesrad sur Jeudi 14 septembre 2006

Ou comment faire réfléchir en développant une analogie un peu rapide.

 Il y avait dans un coin de Syldavie un poulailler qui n’avait plus de fermier, et dont les poules avaient obtenu la clef. Dans les environs rôdait un renard, sans Dieu ni maître il convoitait la tendre chair blanche des poules.

Lisez la suite de cette entrée »

Publié dans Conte | Aucun commentaire »

La France en pleine banqueroute ?

Publié par jesrad sur Jeudi 14 septembre 2006


En droit français, une entreprise est mise en cessation de paiements par ses dirigeants lorsqu’elle ne peut plus faire face à ses dettes.

Quand on est ruiné, le premier signe, c’est que l’on demande aux fournisseurs individuels de faire crédit. Dans le cas d’entreprises, on fait traîner le paiement des fournisseurs les plus petits (car moins teigneux). Dans le cas d’individus, on se fait faire une ardoise, on emprunte à un ami. L’état peut-il se trouver en cessation de paiement ? A gauche, on affirme que l’état ne peut pas etre en faillite parce qu’il peut toujours … lever des impôts. Mais si il n’y a plus d’argent à voler percevoir ?

Au début de cette année, la France avait commencé à signaler que les experts, particuliers et microentreprises employés par les administrations n’étaient plus payés depuis Septembre. Résultat: beaucoup d’entre eux ne peuvent plus … payer leurs impôts.

La seconde étape, après avoir cessé de payer les fournisseurs, c’est de vendre les meubles. Pour l’état, c’est la fin des aides financières aux entreprises, la privatisation de ce qui peut encore avoir de la valeur pour les investisseurs étrangers, la suppression des niches fiscales et des rabais spéciaux, la vente des autoroutes et des concessions minières, les économies pathétiques de bouts de chandelle. Cette agitation est inutile, car la dette publique française progresse encore plus vite que les dépenses. Il est donc déjà trop tard pour éviter une crise financière.

La dernière étape, c’est quand on ne peut même plus payer ses salariés. Jusqu’ici tout va bien pour les fonctionnaires, l’état pourra toujours, comme le disent les socialistes dans le lien ci-dessus, lever l’impôt, pour payer les retraites et les indemnités, condamnant ainsi les non-fonctionnaires à l’interdit bancaire, la ruine et la misère. Mais pendant combien de temps ? Quelques années ? Quelques mois ? Quelques semaines ? Quelques jours ? Qui peut encore croire aux mensonges de l’état ?

Voici le déroulement futur probable des évènements:

Le premier cri viendra de l’Internet, car les médias traditionnels (entendez, ceux-qui couchent avec les dirigeants) ont bien trop à perdre à tirer la sonnette d’alarme. C’est bien plus rentable pour eux de passer la serpillière après la bataille, en plus ça permet de caser des jugements moraux.

On apprendra donc que Untel est interdit bancaire parce qu’il n’a jamais reçu son chèque du Trésor Public.

Puis, que telle PME n’a pas touché ses subventions de l’ANVAR.

Puis que telle association non plus, n’a pas reçu de subventions promises.

Ensuite, telle administration locale ou régionale mettra du temps à payer ses fonctionnaires. On inventera au passage un Fonds d’Aide Financière monté de bric et de broc par l’état pour rassurer ses employés. Il ne sera pas provisionné, fonctionnera à découvert ou par la vente d’actifs.

C’est alors au tour d’une municipalité de déposer le bilan. Pendant ce temps les caméras se braquent sur tel pourvoyeur de service qui ferme parce qu’incapable de se faire payer.

Arrivé à ce niveau-là, les cabinets d’évaluation des capacités financières commenceront à douter. Peut-être que le classement de la France, en tant qu’emprunteur, baissera. Les résultats d’une telle baisse de notation sont évoquées ici brillament par hashtable. Mais ce n’est qu’une hypothèse, peut-être que ça n’arrivera pas à temps.

Pendant ce temps le taux de rémunération des livrets A baissera, plusieurs fois. En fait, l’état sera déjà occupé à piller le capital d’épargne populaire, en l’offrant en garantie contre des emprunts, dont les taux seront alors déjà en hausse.

Si le gouvernement est de droite, il annoncera des suppressions de postes, s’il est de gauche, une hausse des impôts. Peut-être que les deux se feront. On accusera les “capitaux” de fuir le pays, et on imposera des mesures semblables à celles de Mauroy il y a 24 ans, en pure perte et contre l’avis de l’Union Européenne. L’euro baissera, les voix de protestation s’élèveront en Europe contre l’inconséquence française. On évoquera l’éviction possible de la France de la zone euro. La PAC sera menacée. La France proposera peut-être des bons du trésor, en infraction avec l’accord de Maastricht ? L’UE prendrait alors des mesures punitives en ne subventionnant plus les régions françaises.

Et puis des retraités de la fonction publique seront “oubliés”. Leur chèque se sera “perdu”. Les caisses d’allocation feront la sourde oreille face aux impayés. Les bourses d’étudiants ne seront plus versées. On brûlera des voitures en banlieue, pour faire savoir qu’on apprécie pas trop les promesses non tenues quand elles font mal au portefeuille.

On commencera à voir se multiplier les témoignages de misère dans les journaux, des familles expulsées par des propriétaires menacés par des banquiers désemparés, des RMIstes “oubliés”. Le nombre de gens faisant appel aux Restos du coeur augmentera sensiblement. Julien Courbet présentera le 20h ? M6 proposera des programmes de “débrouille” ?

Les vols dans les entreprises et les administrations augmenteront. Les policiers commenceront à demander un extra pour prendre les plaintes. Les pompiers demanderont des pots-de-vin. Les assurances refuseront de payer des clients sinistrés. Les prix augmenteront. Un type désespéré s’immolera par le feu en public. Les touristes seront alors un souvenir du passé, le banditisme sur la route réapparaîtra.

L’exode massif des classes moyennes et supérieures s’accélèrera: le marché immobilier se dégonflera, aggravant encore la position des locataires de l’Ile-de-France.

Le marché noir et le travail au noir se développeront. L’alcool de contrebande refera son apparition, les armes se mettront à circuler partout, dont celles officielles de la Police et de l’Armée. L’absentéisme atteindra des sommets. Ici ou là, on posera une bombe ou on jettera des cocktails Molotov contre des bâtiments publics. Une locomotive ou un bus sera volé. On émettra l’idée de “vendre des monuments historiques” en ne plaisantant qu’à moitié.

Et puis, un beau jour, des hauts fonctionnaires fort médiatisés seront surpris à fuir le pays. Les magasins commenceront à fermer après s’être progressivement vidés. Peut-être qu’avant d’en arriver là, on en sera venu à se poser les bonnes questions. Ou peut-être qu’on accélèrera encore plus droit dans le mur, de cette manière si stupéfiante et irrationnelle qui a fait notre réputation à l’étranger: et alors on augmentera la pression fiscale, on accusera les “riches” de planquer leurs sous.

Les politiciens de l’opposition et du gouvernement se balanceront à la gueule leurs accusations de richesse respectives. On évoquera timidement des réformes inspirées par les autres pays européens, sans pouvoir se décider à les voter ou les appliquer. Au 20h, un soir, on verra une descente de la brigade financière sur une banque bien connue pour y saisir les données clients et traquer les mauvais payeurs d’impôts. Le taux de suicide s’envolera.

La France aura alors chuté. Au prochain épisode, l’histoire du possible futur rétablissement de la France après sa catastrophique crise.

Publié dans Réflexions | 3 Commentaires »

Pourquoi l’anarchisme de gauche est irrationnel

Publié par jesrad sur Jeudi 14 septembre 2006

Démonstration:

L’anarchisme de gauche, anarcho-communisme ou Proudhonnisme, est opposé à la propriété privée car il croit que c’est une coercition imposée par l’état. Etant donné que des sociétés sans état, dans le passé, n’ont eu aucun mal à appliquer ce droit, et que les états ont de tout temps, systématiquement, montré que leur existence même implique de ne pas respecter ce droit, et qu’en plus la totalité des agressions commises par les états peuvent être ramenées à des violations de la propriété, on peut conclure empiriquement que les anarchistes de gauche ont une position incohérente.

La démonstration devient complète quand on y ajoute le raisonnement par déduction tiré du Droit Naturel qui démontre que l’ensemble des libertés fondamentales est exactement équivalent à la propriété de soi et des biens appropriés par travail ou échange volontaire: tous ceux qui sont contre la propriété privée sont contre les libertés de l’individu.

Publié dans Réflexions | Aucun commentaire »