Publié par jesrad sur Vendredi 8 septembre 2006
Vous avez remarqué ? Quand l’état décide de nous prendre plus de sous, il “débloque” des fonds. Drôle de terme pour désigner le racket organisé sous menace de la troupe. Le joli mot: on “débloque” l’argent comme si celui-ci était en suspension dans quelque dimension parallèle ou prisonnier de quelque bourse dissimulée.
Dormez tranquilles, braves vaches à lcitoyens prospères, et n’ayez nulle crainte, car au sommet de l’état, ça débloque sec.
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Publié par jesrad sur Vendredi 8 septembre 2006
Ce livre de Murray Rothbard est l’un des deux piliers fondateurs de l’anarcho-capitalisme. Celui-ci correspond à la tendance “Droit Naturel”, ou jusnaturaliste.
Le livre commence comme une étude épistémologique (peut-on connaître et déduire des règles absolues de justice ?), embraye sur la philo proprement dite (conséquence des axiomes qu’il a dégagé juste avant) en établissant des Droits fondamentaux, absolus et vrais en tout temps et en tout lieu, poursuit sur le détail de tous les problèmes de société résolus par sa théorie normative de la justice basée sur le libre-arbitre (corruption, pollution, drogue, économie, avortement, partage des richesses, développement du tiers-monde, impôts, enfance, traitement des animaux, etc…), et termine sur une critique détaillée des théories concurrentes et sur la stratégie pragmatique à suivre pour obtenir les changements voulus.
C’est un plaisir à lire pour qui aime la liberté. Les deux premiers chapitres sur l’épistémologie sont très techniques, j’en ferai un autre post, mais l’essentiel du bouquin consacré au type de société qui respecterait tous les Droits Naturels des individus se lit tout seul, d’une traite. Murray Rothbard aborde aussi le problème de la moralité, ou plutôt l’amoralité, du libéralisme/libertarianisme habituel, et met le doigt là où ça fait mal (ça aussi, ça mérite un post entier sur le sujet).
Il y en a pour tous les goûts, c’est direct et plein de bon sens, mais ça manque de rigueur scientifique par moment (il ne justifie pas très bien son modèle de proportionnalité des peines, ni la désirabilité de la justice, par exemple, et je ne suis pas d’accord avec son raisonnement sur la propriété intellectuelle même si il m’a fait douter de ma propre position). L’éthique de la liberté est présenté comme une étude scientifique de la justice et de la poursuite du bonheur humain, construit comme un livre de mathématiques (axiomes => déduction => théorêmes => application pratique) et un peu, il faut l’admettre, moralisateur sur les bords.
Quoiqu’il en soit, une excellente lecture, pleine d’inspiration.
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