«Pour la doctrine musulmane, Dieu est absolument transcendant ; sa volonté n’est liée à aucune de nos catégories, pas même celle de la raison.»
Voilà ce que Benoît 0×10 a dit au sujet de l’Islam, et qui fâche tant le Pakistan qu’à la fin celui-ci se durcit et exige des excuses.
On jurerait voir la suite de “l’affaire des caricatures”, mais avec des additifs catholiques en plus pour le goût. Ce bon vieux Ratzi a-t’il vraiment tort ? En tant que chef religieux, je suis à même de juger de ses propos (si, si), et sa phrase me paraît frappée au coin du bon sens. Effectivement, dans la religion musulmane, le Coran fait figure de théorie normative de la morale et de la justice. C’est un système de valeurs révélé: il s’applique partout, même aux situations où l’on peut avantageusement faire usage de raison. En comparaison, le catholicisme a donné la longue lignée des penseurs scolastiques, en particulier un certain Thomas d’Aquin, spécialiste de la question de la place de la raison individuelle dans la morale et la justice d’origine divine.
Exemples:
Benoît et Jamel trouvent chacun un billet de 100 euro dans la rue.
Benoît se sert de sa raison: il ne peut pas formellement identifier le propriétaire du billet, donc il décide d’en faire usage selon sa conscience (le connaissant, il va faire le plein de sa seconde voiture, et verser le restant aux bonnes oeuvres de son Eglise car en bon citoyen allemand, il recycle).
Jamel, lui, va devoir consulter le Coran jusqu’à trouver le passage qui indique ce que l’on doit faire dans ce cas précis. Si il n’y a aucun verset concernant les billets trouvés dans la rue, il devra se reporter à celui qui s’en approche le plus, et se conformer à l’action que le Prophète indique comme conforme à la volonté d’Allah. Pas question d’interpréter, c’est interdit. Pas question de discuter non plus, c’est aussi interdit. La conscience n’a pas sa place, ni la raison.
Maintenant, imaginez que Jamel et Benoît tombent d’un navire en pleine tempête, et qu’il n’y a qu’une bouée pour deux, ne pouvant permettre la survie que de l’un d’entre eux.
Benoît est confronté à un problème: sa doctrine religieuse veut qu’il aide son prochain comme lui-même, mais il n’a pas le droit de se laisser mourir bêtement. Il peut résoudre ce problème en estimant que, de toute façon, l’un d’entre eux va mourir par la volonté de Dieu, et autant que ce soit celui qui a été baptisé qui clamse, évitant à l’autre un enfer garanti. Donc, il se sacrifie, de manière rationnelle.
Jamel n’a pas ce problème: le Coran a tout prévu, puisque l’infidèle n’a pas de droits. Il peut donc, en accord avec sa morale religieuse, couler Benoît d’un coup de tête et d’une main ferme, pour s’assurer possession de la bouée. Pas besoin de raisonner non plus.
On peut ainsi dérouler tout un tas de situations fantaisistes. Dans tous les cas, Benoît doit soit suivre les règles qui peuvent s’appliquer, soit décider par lui-même, tandis que Jamel doit soit suivre les règles qui s’appliquent, soit consulter une autorité religieuse sur le sujet.
Et après on s’étonne que les écoles coraniques font apprendre par coeur tout le Coran aux enfants, tsss, pensez donc, c’est juste pour économiser le temps des Mollahs. Ils ont mieux à faire que répondre 50 000 fois à la même question tordue déjà abordée dans la 4ème sourate, 75ème verset.
A vrai dire ça explique peut-être aussi pourquoi les 10 commandements tiennent sur une feuille format A5 alors que le Coran fait 114 chapitres de 6219 versets.
Note: En fait Benoît se trompe, l’islam rationnel existe. Ou plutôt, il existait au VIIIème siècle, c’était le motazilisme, mais voilà, les musulmans irrationnels lui ont coupé la tête d’un coup de cimeterre vite fait.
[suite]
Quand le Pape traite l’Islam de religion violente, les musulmans se dépêchent de dire qu’il n’y connaît rien (ce qui est faux, c’est un expert des religions, et pas seulement du catholicisme), et après démontrent leur propre ignorance en la matière en attaquant des églises anglicanes et orthodoxes en Palestine, avec fusils et bombes incendiaires.
J’en viens donc à confirmer mon opinion: le Pape a fait exprès, sachant que les musulmans s’empresseraient de prouver qu’il a raison…